Spike Lee

 

Citation :

"Quelle différence entre les personnages hollywoodiens et les miens ? Les miens sont réels."
Spike Lee
 
 
L'essentiel Biographie Filmographie

De son vrai nom Shelton Jackson, Spike Lee a vu le jour le 20 Mars 1957 à Atlanta en Géorgie. Ayant grandi à New York, il n'a pas vraiment souffert du racisme. Ses parents l'ont rapidement initié à la culture afro-américaine notamment par la biais de la musique et de la littérature. Spike Lee restera proche de sa famille. Ainsi; David son frère est le photographe de la plupart de ses films; sa sœur Joie tournera dans quelques uns de ses films et son père signera les bandes originales de ses premiers films. Spike Lee ne se destine pas d'abord au cinéma car sa passion c'est le sport. C'est aussi pour cette raison qu'il s'exercera à démystifier le cinéma et à essayer de le rendre accessible au plus grand nombre notamment en éditant des ouvrages sut ses films. Il intègre en 1975 le Morehouse College d'Atlanta, puis s'inscrit à l'University's Film School de New York. Il réalisé en 1980 son premier court-métrage d'étudiant : The Answer. Il signe en 1981 Sarah. Enfin, en 1982, il réalise son film de thèse : Joe's bed stuy barbershop: we cut heads. Le film fait sensation et remporte le prix du meilleur film étudiant de l'Academy of Motion Pictures Arts and Science. L'étudiant comprend très tôt que le cinéma comme de nombreux arts a un certain pouvoir qui permet d'influencer et de se faire entendre. Déjà militant, Spike Lee crée sa maison de production et la nomme Forty Acres and a Mule en hommage à la promesse faite aux esclaves après la guerre de Sécession. C'est en réussissant à garder le contrôle de la production de ses films que Spike Lee pourra s'exprimer librement de indépendamment. C'est en 1985 que Spike Lee signe Nola Darling n'en fait qu'à sa tête. Le film est dérangeant, impertinent et drôle et plaît rapidement au public. Ce film propulse Spike Lee au rang de porte-parole de la communauté afro-américaine. Après ce coup de maître, le réalisateur décide de diversifier ses activités en réalisant des vidéoclips pour des artistes comme Tracy Chapman, Miles Davis ou encore Public Enemy. Spike Lee s'emploie ensuite à réaliser des films sur la réalité afro-américaine. Il veut réfuter le mensonge américain selon lequel toutes les communautés sont traitées de la même manière aux Etats-Unis, montrer la réalité vécue par la communauté afro-américaine et créer et véhiculer une image positive de cette même communauté. Do the right thing réalisé en 1989 traite des tensions entre différentes communautés et dénonce les brutalités policières à l'égard des personnes de couleur. Spike Lee s'intéresse aux relations raciales entre les afro-américains et les italo-américains dans Jungle Fever réalisé en 1991. En 1992, il réalise un biopic sur Malcolm X, un personnage historique plutôt controversé. Il récidive en 1997 en réalisant Get on the bus qui s'intéresse à la marche organisée par Louis Farakhan, un leader souvent accusé de misogynie, d'homophobie, d'antisémitisme et de racisme anti-blanc. Son engagement lui vaut d'être critiqué et accusé de racisme, de misogynie, d'antisémitisme et d'attiser la haine entre les communautés blanches et afro-américaines. Cette étiquette de réalisateur polémique lui pèse tellement qu'il décide en 1999 de réaliser Summer Of Sam, un film avec des acteurs blancs. Les films de Spike Lee ne sont pas les seuls à créer la polémique. En effet, le réalisateur critique régulièrement des films réalisés par des blancs comme Quentin Tarantino ou Clint Eastwood par exemple. Malgré les controverses qui entourent le réalisateur, Spike Lee a révolutionné le cinéma afro-américain des années 1980 à aujourd'hui grâce à ses qualités filmiques et à son intégrité sans faille.

Bibliographie :