Jean-Luc Godard

 

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L'essentiel Biographie Filmographie

Né le 3 décembre 1930 à Paris, Jean-Luc Godard, figure de proue de la Nouvelle Vague, est un cinéaste franco-suisse. Pendant ses études d'ethnologie à la Sorbonne, il rencontre les "jeunes Turcs" du cinéma français : Truffaut, Rivette et Rohmer avec qui il écrit pour La Gazette du cinéma et pour Les Cahiers du cinéma. En parallèle, dès 1955, il commence une carrière de réalisateur avec le documentaire Opération béton. De retour en Suisse l'année suivante, il réalise son second court métrage avec Une femme coquette. Il revient à Paris en 1956, retrouve ses amis et Les Cahiers du cinéma pour lesquels il publie un article sur le jeune cinéaste turc Frank Tashlin. Après d'autres courts métrages, la sortie de son premier long métrage en 1959, A bout de souffle, gros succès public, fait de Godard un des réalisateurs phare de la Nouvelle Vague, aux côtés de ses compères des Cahiers du Cinéma. Le film, surfe sur le succès des Quatre Cents Coups de François Truffaut au Festival de Cannes. Il reprend une idée de scénario de ce dernier, racontant l'histoire de Michel Poiccard, un jeune qui vole une voiture à Marseille pour aller retrouver une Américaine à Paris. On retrouve dans les rôles principaux Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg. Le cinéma de cette Nouvelle Vague montre cette volonté de s'opposer au vieux cinéma trop académique des anciens réalisateurs comme Claude Autant-Lara ou Henri-George Clouzot en utilisant de petits moyens, de tourner à la volée. Après A bout de souffle, suivent Le Petit solda en 1960, Une femme est une femme en 1961, Le Mépris avec Brigitte Bardot en 1963 et Pierrot le fou avec Jean-Paul Belmondo en 1965. En 1965, il remporte un Ours d'or avec Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution. Sur le tournage du film de Robert Bresson, Au hasard Balthazar, il rencontre Anne Wiazemsky, petite fille de François Mauriac, qu'il épousera le 21 juillet 1967. Il la fera jouer de suite devant sa caméra avec La Chinoise, film racontant la vie d'un groupe de jeunes maoïstes. S'éloignant toujours plus du cinéma classique, Jean-Luc Godard s'engage dans différentes luttes plotiques en s'engageant pour soutenir Henri Langlois, contre la guerre du Viêt Nam et dans les événements de mai 68. C'est pourquoi il réalise des films comme Le Gai Savoir, British Sounds. Après une petite pause pendant les années 1970 où il se consacre à la vidéo, il revient au cinéma avec Sauve qui peut la vie en 1980, Passion en 1982 et Détective en 1985 qui seront tous les 3 sélectionnés au Festival de Cannes. Il tourne ensuite Prénom Carmen, une adaptation de Carmen transposée dans un monde contemporain avec dans le rôle principal Maruschka Detmers. Le film remportera un grand succès auprès du public et permettra à Godard d'obtenir le Lion d'or à la Mostra de Venise en 1983. En 1988, il entreprend la réalisation d'un série de films : Histoire(s) du cinéma, fresque philosophico-esthétique constituée de collages et de citations. En parallèle, il continue de tourner pour le cinéma avec Nouvelle Vague en 1990, Allemagne 90 neuf zéro ou Hélas pour moi en 1993. Il est de retour sur la croisette la même année avec Notre musique, cryptique sur l'Enfer, le Purgatoire et le Paradis qui sera présenté hors compétition. Il reviendra au Festival 15 années plus tard avec Film Socialisme puis en 2014 avec Adieu au langage qui remportera le Prix du Jury. Les années 2010 vont être des années de reconnaissance mondiale avec une remise d'un Oscar d'honneur en 2010, il avait déjà reçu deux César d'honneur en 1987 et en 1998. L'histoire retiendra de Godard, sans doute un des réalisateurs qui a le plus compté dans le monde du cinéma.

Bibliographie :