Zhang-ke Jia

 

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L'essentiel Biographie Filmographie

Né en 1970 à Fenyang dans la province du Shanxi, Jia Zhang-ke est un réalisateur chinois, issu de la 6e génération. Après avoir étudié la peinture à l'Ecole des beaux arts de Taiyuan, il publie un roman en 1991. Fasciné par le cinéma et notamment La Terre jaune de Chen Kaige, il étudie le cinéma à l'Académie du film de Pékin. En 1995, il fonde le Youth Experimental film groupe, la première structure de production indépendante en Chine avec laquel il réalise son premier film, de suite après avoir obtenu son diplôme, Xiao Wu, artisan pickpocket en 1997. Le film comme les trois suivants seront interdits de diffusion en Chine mais Jia Zhang-ke tient à sa liberté d'expression et continue de réaliser des films en dehors du circuit traditionnel. Son second film, Platform, sera récompensé au Festival des Trois Continents de Nantes. Cette notoriété acquise en France lui permet d'être sélectionné en 2002 au Festival de Cannes avec Plaisirs inconnus. Dans ce film, Jia Zhang-ke parle du manque de confiance qu'ont les chinois envers les jeunes. COmment résoudre ses problèmes quand tout le monde te dit non ? En 2005, The World est le premier film du réalisateur autorisé à être distribué dans son pays, malgré le regard négatif qu'il porte sur le société chinoise. En 2006, il obtient le Lion d'or à la Mostra de Venise avec Still Life, film traitant de la construction d'un barrage et des conséquences sur la vie d'un village. Le film fait suite à un documentaire, Dong, lui aussi parlant de la construction d'un barrage. Il réalise Useless en 2008 et présente la même année 24 City au Festival de Cannes. Il est sélectionné dans la catégorie Un certain regard au Festival de Cannes en 2011 avec I wish I knew, histoires de Shanghai, film mêlant des témoignages d’habitants de Shanghai et image d'archives. En 2013, il est sélectionné, cette fois-ci, en compétition officielle avec Touch of Sin. Le film, salué par la critique, sera récompensé par le Prix du scénario. Pour la sixième génération du cinéma chinois, être indépendant est primordial. Jia Zhang-ke est un parfait représentant de cette génération représentant la jeunesse et optant pour un cinéma beaucoup plus cru, mêlant fiction d'un réalisme sans apprêt et documentaire sur le vif, avec souvent une image sale et des caméras à l'épaule.

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