Mario Monicelli

 

Citation :

 
 
L'essentiel Biographie Filmographie

Né le 16 mai 1915 à Viareggio en Toscane, Mario Monicelli est un des réalisateurs italiens les plus drôles. Après des études d'histoire et de philosophie aux universités de Pise puis de Milan, il fait ses débuts comme critique de cinéma en 1932 dans diverses revues littéraires. Il co-réalise deux films avec Alberto Mondadori en 1934 avec Il Cuore rivelatore et I Ragazzi della via Paal. Repéré au Festival de Venise l'année suivante, il travaillera comme assistant avec les grands cinéastes de l'époque comme Machaty, Germi, Genina, Camerini, Bonnard ou Poggioli, faisant ainsi ses classes. Après avoir collaboré à une quarantaine de scénarios, il dirige en 1949 avec Steno son premier film : Au diable la célébrité. Avec Steno il réalisera sept autres films dont les meilleurs Toto, comme Toto cherche un appartement en 1949, Toto e i re di Roma en 1951 ou Gendarmes et voleurs en 1951 qui sera primé à Cannes. Il réaliser son premier film seul en 1953 avec Toto e Carolina, une satire sur la bonne conscience bourgeoise. En 1955 il réalise son seul film dramatique avec Du sang dans le soleil avant de faire jouer Alberto Sordi dans Un eroe dei nostri tempi, un antihéros. Après avoir lancé Sordi, il lancera l'année suivante Elsa Martinelli avec Donatella. Il tourne en 1958, un de ses films les plus célèbres : Le Pigeon, film pivot de la comédie à l'italienne avec Gassman, Mastroianni, Memmo, Carotenuto, Tiberio Murgia, Carlos Pisacane et Toto en escrocs perçant un mur qui n'était pas le bon. Il continue à mélanger l'humour avec la gravité dans La Grande Guerre en 1959 où les colonels rêvent d'un coup d'Etat. Malgré l'humour, la guerre est vue avec un réalisme cruel. Le film remportera le Lion d'or au Festival de Venise et sera nominé aux Oscars. On retrouve Toto avec Anna Magnani en 1960 dans Larmes de joie. En 1963, il retrouve Mastroianni dans Les Camarades, film sur les grèves à Turin et leur répression. Il se moque du "glorieux" Moyen Age dans L'Armée Brancaleone en 1966 avec Vittorio Gassman. Dans les années 70 il réalise plusieurs films très différents mais toujours marqués par son style, passant d'une farce politique avec Nous voulons les colonels en 1973 à une satire des mœurs avec Romances et Confidences en 1974, à une comédie avec Mes chers amis en 1975, à une tragédie urbaine avec Un Bourgeois tout petit, petit en 1977. Bourreau de travail, Monicelli ne s'arrête jamais de tourner, il réalise Rosy la bourrasque en 1980 avec Gérard Depardieu, retrouve Gassman dans Chambre d'hôtel en 1981, Le Mal obscur en 1990. Il parachève sa carrière en 2006 avec La rose del deserto. Sa vision est plus engagée qu'elle n'y paraît, se servant du rire comme d'une arme. Atteint d'un cancer, il se suicide le 29 novembre 2010.

Bibliographie :