William Wyler

 

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L'essentiel Biographie Filmographie

Né le 1er juillet 1902 à Mulhouse, d'une famille de commerçant suisse, William Wyler reçut une éducation à Lausanne avant d'étudier le violon au conservatoire de Paris. Il rencontre en 1922 Laemmle, patron de l'Universal, et accepte de travailler avec le cousin de sa mère en tant qu'assistant dans la compagnie et part donc aux Etats-Unis et sera naturalisé américain en 1928. Il réalise en 1925 ses premiers western puis des œuvres plus ambitieuses comme Le Grand avocat en 1933. En 1936 il passe chez Goldwyn et réalise le film Ils étaient trois, adapté de la pièce de Lilian Hellman. Il poursuit en réalisant ses premiers chefs d'œuvre : Rue sans issue en 1936 avec Humphrey Bogart, L'insoumise avec Bette Davis en 1938 ou Les Hauts de Hurlevent en 1939. Il rencontre le triomphe dans les années 1940, il remporte son premier Oscar du meilleur réalisateur en 1942 pour Madame Miniver avec Teresa Wright puis un deuxième avec Les Plus belles années de notre vie en 1946. Entre ces deux films, il s'engage comme major dans l'armée de l'air, contribuant à l'effort de guerre. En 1949 il adapte L'Héritière d'après le roman d'Henry James avec Olivia de Havilland. Il offre son premier grand rôle à Audrey Hepburn aux côtés de Gregory Peck dans Vacances romaines en 1953, il retrouvera l'actrice à deux autres reprises dans La Rumeur aux côtés de Shirley MacLaine en 1961 et Comment voler un million de dollars aux côtés de Peter O'Toole en 1966. En 1956 il remporte la Palme d'or au Festival de Cannes avec La loi du seigneur et Gary Cooper au casting. Il retrouve Gregory Peck en 1958 dans le western Les Grands espaces aux côtés de Jean Simmons et Charlton Heston. L'année suivante il retrouve avec ce dernier et tourne Ben Hur, le film est un véritable succès et remporte 11 oscars dont ceux du meilleur film et réalisateur. Il permet à Barbra Streisand de remporter son unique Oscar de la meilleure actrice en 1968 avec Funny Girl. André Bazin parle de "syle wiler". "Tout Wyler est dans la forme, notamment dans cette profondeur du champ mise au point par Toland et qui permet au spectateur de faire lui-même son propre découpage, d'étudier chaque personnage à son gré. Amateur de plans-séquences qui diluent la progression dramatique du récit et fonctionnent comme un révélateur sur l'état psychologique des personnages, son art culminera avec la course de char de Ben Hur. Il meurt le 27 juillet 1981 à son domicile à Los Angeles.

Bibliographie :