Henri-Georges Clouzot

 

Citation :

"Le cinéma est une invention permanente. Le jour de son invention définitive sera aussi le jour de sa mort. Ce qui fait qu'un art ne meurt pas, c'est qu'un être soudain découvre une "place vide" et qu'il trouve un moyen de la combler."
Henri-Georges Clouzot
 
 
L'essentiel Biographie Filmographie

Né le 20 novembre 1907 à Niort, il commence dans le monde du cinéma en 1931 en adaptant des films pour Gallone mais surtout en 1941 pour des films de Decoin et Lacombe. Il réalisera son premier long métrage en 1942, L'Assassin habite au 21 en reformant le coupe Fresnay/Delair puis réalisera sous l'occupation en 1943 Le Corbeau qui donnera lieu à de fortes critiques dans une France souffrant de délation. Ce film sera diffusé à l'étranger, condamné par les conservateurs et les catholiques pour immoralité, et fera la célébrité du cinéaste. A libération Clouzot pour avoir tourné un film pour la Continental-Films ( créée par Goebbels ), sera suspendu à vie mais échappera à la prison. Défendu par plusieurs personnalités il pourra réaliser à nouveau des films et Quai des Orfèvres sortira en 1947 avec lequel il gagnera le prix du meilleur réalisateur à Venise. Il enchainera les succès et gagnera en 1949 le lion d'or de Venise avec Manon et en 1953 l'Ours d'or de Berlin et le grand prix du festival de Cannes avec Le Salaire de la Peur. Très tôt il avait acquis une réputation de tortionnaire envers ses acteurs, n'hésitant pas à gifler ses actrices ( souvent ses compagnes ) pour les faire pleurer, il poussait les gens à bout pour obtenir ce qu'il voulait. Sa carrière par la suite sera moins productive, il réalisera quand même d'autres célèbres films comme les Diaboliques avec Paul Meurisse, Simone Signoret et Vera Clouzot, un documentaire sur le Pablo Picasso, Le mystère Picasso en 1956 et La Vérité où Brigitte Bardot trouvera son meilleur rôle dramatique. Avec les années 60 et l'émergence de la nouvelle vague, ses films seront décriés pour leurs noirceurs et leur classicisme. Il meurt le 12 janvier 1977 avec une des filmographies les plus importantes du cinéma français d'après guerre et sans doute la plus aboutie.

Bibliographie :

Henri-Georges Clouzot cinéaste - de Bocquet José-Louis