Réalisé par : Richard Fleischer
Avec : Tony Curtis, Henry Fonda, George Kennedy
Sur un scénario de : Edward Anhalt avec une musique de : Lionel Newman
Genre : Film Policier
Film Américain réalisé en 1968

 

 

Synopsis du film :
Boston, 1962. Une vieille femme est retrouvée étranglée à son domicile. Les mobiles du crime sont inexplicables. Au cours des deux années suivantes, douze autres femmes sont assassinées dans des circonstances similaires. Le procureur général Bottomly est désigné pour prendre l'affaire en main. Un jour, Albert De Salvo, un modeste ouvrier, est arrêté par la police pour avoir pénétré dans un appartement par effraction...

 
 

Analyse de film :

Critique :

Pour moi, le film est divisé en deux parties. Dans la première partie, on voit plus ou moins les meurtres, on sent la présence du fameux "étrangleur de Boston" mais on ne voit jamais son visage. On voit également l'agitation de la police, et les réactions de la population, surtout les femmes, paranoïaques, essaient d'être prudentes, et à la fois, ne le sont pas du tout. Les habitants ne sont les seuls à être complètement paranos. En effet, la police arrête à peu près n'importe qui, n'importe quelle personne considérée comme perverse (elle arrête même un type qui fantasme sur les pieds de femmes). Pour montrer les meurtres qui vont êtres commis et l'agitation de la police, Richard Fleischer utilise le split-screen : "L'étrangleur de Boston" est le premier film à adopter cette technique. De plus, le réalisateur (qui montre ici tout son talent de metteur en scène) nous montre aussi une certaine époque.

L'Etrangleur de Boston

Dans la deuxième partie, on sait enfin qui est le serial killer : De Salvo. Tony Curtis incarne un psychopathe effrayant, schizophrène, fragile, très fortement pertubé. Le personnage (même si officiellement, on ne sait pas si De Salvo est l'étrangleur ou a tué toutes les victimes, mais ça ne change pas vraiment l'intérêt du film) est complexe, on aurait jamais cru qu'il aurait pu assassiner quelqu'un (il semble être par exemple un bon père de famille). Il est brillamment interprété par Curtis, très impressionnant, légèrement enlaidi d'un faux nez pour l'occasion. Ses faces à faces avec Henry Fonda, toujours impeccable et très classe, sont franchement captivants. Quant à la dernière scène, là où De Salvo se remémore de ses actes, elle est frustrante, captivante, forte et donne un côté émouvant et terrible au film, qui se termine justement, dans un profond silence, avec un fort éclairage blanc.

L'Etrangleur de Boston

Tinalakiller

 
 
 

Photos du film :