Réalisé par : Drew Goddard
Avec : Kristen Connolly, Chris Hemsworth, Anna Hutchison, Fran Kranz, Jesse Williams, Richard Jenkins
Sur un scénario de : Joss Whedon et Drew Goddard avec une musique de : David Julyan
Genre : Horreur
Film Américain réalisé en 2012

 

 

Synopsis du film :
Cinq amis partent passer le week-end dans une cabane perdue au fond des bois. Ils n’ont aucune idée du cauchemar qui les y attend, ni de ce que cache vraiment la cabane dans les bois… Signé par deux maîtres de l’horreur, Joss Whedon et Drew Goddard, voici un film qui réinvente et repousse toutes les conventions du genre. Attendez-vous à découvrir un nouveau niveau de terreur…

 
 

Analyse de film :

Critique analytique :

Ne lisez pas cette critique si vous n’avez pas vu le film.

La principale qualité de La cabane dans les bois est sans aucun doute son originalité. En effet, le film reprend la trame classique du film d’horreur et en particulier du slasher et en décortique tous les codes. Ainsi, l’action se déroule dans une cabane isolée où un groupe de jeunes gens décident d’aller passer le week-end. Chaque personnage correspond à un stéréotype que l’on retrouve dans ce genre de film : la blonde sexy et écervelée, le beau gosse, la vierge, l’intello et le fou. Évidemment, les jeunes gens découvrent une histoire sordide s’étant déroulée dans la maison avant que deux d’entre eux partent batifoler dans la forêt. Jusque là rien de très original. En revanche, le film devient original dès le moment où il se met à décortiquer les ficelles du slasher et à critiquer la manipulation utilisée par les médias du type télé réalité. On voit que cette critique a été réfléchie puisque cette manipulation va de paire avec un rituel à accomplir afin d’apaiser les dieux de l’Ancien monde.

La cabane dans les bois

Néanmoins, et cela est vraiment dommage, cette intrigue est révélée trop tôt dans le film. Alors que l’on comprend le désir du réalisateur de jouer sur les ficelles bien connues des amateurs de l’horreur afin de faire jaillir le rire, ce choix prive le film d’une belle surprise. En effet, le réalisateur aurait pu retarder la révélation de la machination et laisser le spectateur rentrer dans l’histoire avant d’en révéler l’envers du décor.

La cabane dans les bois

Le film souffre d’un déséquilibre évident. Le film met un certain temps à commencer, à présenter les différents personnages et le lieu. Au moment où l’action démarre, les protagonistes doivent affronter une horde de zombies rednecks faisant penser à Massacre à la tronçonneuse. Ces monstres seront les seuls lancés sur le groupe d’amis, ce qui peut apporter une pointe de déception lorsque l’on sait que de nombreux monstres existent. Heureusement, l’entrée de Dana et de Marty dans l’envers du décor permet d’apercevoir une multitude de monstres tous aussi effrayants les uns que les autres. Après cette présentation, les monstres se déchaînent, ce qui crée un contraste important avec le début du film.

La cabane dans les bois

La cabane dans les bois est un film sympathique notamment parce qu’il reprend les codes du slasher et permet aux amateurs du genre de reconnaître quelques œuvres qui ont fait les beaux jours du film d’horreur : Vendredi 13 de Sean S Cunningham , Chronique des morts vivants de George A Romero, Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper, Evil Dead de Sam Raimi, Ca de Tommy Lee Wallace et etc …

La cabane dans les bois

Non exempt de défauts, on peut reprocher à La cabane dans les bois un certain manque de finesse notamment dans la mise en scène ainsi qu’une critique trop sérieuse du genre, ce qui prive cruellement le film d’humour. La fin est un peu décevante car même si le film se termine sur la fin du monde, la fin correspond à une fin heureuse. En effet, Dana préfère la fin du monde (c’est à dire sa propre mort) à la mort de son ami Marty, ce qui paraît peu probable.

Erin

 
 
 

Photos du film :