Réalisé par : Jay Roach
Avec : Will Ferrell, Zach Galifianakis, Jason Sudeikis, Dylan McDermott, Katherine LaNasa
Sur un scénario de : Chris Henchy et Shawn Harwell avec une musique de : Theodore Shapiro
Genre : Comédie
Film Américain réalisé en 2012

 

 

Synopsis du film :
Lorsque le député chevronné Cam Brady commet une gaffe monumentale en public à l'approche des élections, un tandem de PDG milliardaires entend bien en profiter pour placer leur candidat et étendre leur influence sur leur fief, en Caroline du Nord. Leur homme n'est autre que le candide Marty Huggins qui dirige l'office du tourisme du coin. Si, au départ, Marty ne semble pas le candidat idéal, il ne tarde pas à se révéler un redoutable concurrent pour le charismatique Cam grâce à l'aide de ses bienfaiteurs, d'un directeur de campagne sans vergogne et des relations de ses parents dans la politique. Alors que le jour du scrutin approche, les deux hommes s'engagent dans un combat impitoyable : désormais, tous les coups sont permis entre Cam et Marty qui n'hésitent plus à s'insulter et à en venir aux mains dans un affrontement à mort. Car dans cet univers où la déontologie n'existe plus depuis bien longtemps, la politique prouve qu'on peut encore faire reculer les limites des pires bassesses…

 
 

Analyse de film :

Critique analytique :

Moi, député s'intéresse au déroulement d'une campagne électorale américaine. En Caroline du Nord, Cam Brady, député sortant et très implanté dans sa circonscription vient de commettre une erreur grossière dans sa carrière. En pensant téléphoner à sa maîtresse, il a laissé un message salace sur le répondeur d'une famille chrétienne modèle. Ce coup d'éclat ayant sérieusement écorné son image de père de famille parfait, les PDG souhaitant étendre leur sphère d'influence en construisant une immense usine chinoise dans l'état décident de lui opposer un candidat. Ce candidat ce sera Marty Huggins, un homme ordinaire qui travaille à l'office du tourisme de la ville. Marty Huggins n'a pas l'apparence d'un homme dangereux pour Cam Brady qui le méprise au début de la campagne.

Moi, député

Jay Roach prend un malin plaisir à montrer les différentes ficelles d'une campagne électorale. Même si les situations sont exagérées et souvent grossières, il en ressort une impression de déjà vu. En proposant aux spectateurs de se référer à leur expérience politique, le film prend une nouvelle dimension. Il passe du statut de la simple comédie à une comédie critique. En effet, le film s'attaque violemment à la manière dont les campagnes électorales sont financées. Ces financements parfois douteux sont la porte ouverte à la corruption. En dépit de son statut de comédie, Moi, député a quelque chose d'inquiétant car comme l'a très justement remarqué Will Ferrell "Ce que le film tourne en dérision, ce sont les sommes d'argent astronomiques investies dans les campagnes électorales et leur influence sur le résultat." Le film a beau faire dans la surenchère (mensonges, scandales sexuels, coups bas et etc …), il parvient à convaincre car la réalité n'est pas si éloignée de la fiction.

Moi, député

Le gros point fort de Moi, député réside évidemment dans sa capacité à faire rire même si l'on doit bien avouer que Jay Roach ne fait pas dans l'humour léger. En effet, c'est l'humour gras et plutôt vulgaire qui domine le film. En dépit de cette vulgarité évidente, le film réserve des scènes vraiment très drôles, comme celle où Marty Huggins demande aux membres de sa famille d'avouer leurs fautes inavouables. Il est nécessaire de préciser que le rire est davantage dû à l'interprétation de Will Ferrell et de Zach Galifianakis qu'au scénario et aux situations attendues.

Moi, député

Néanmoins, le film tend à tourner en rond en enchainant les situations plus ou moins comiques mais souvent cousues de fil blanc. De plus, la fin du film est considérablement décevante car elle se termine sur une morale dégoulinante à souhait. Dommage, Moi, député méritait d'avoir plus de mordant.

Erin

 
 
 

Photos du film :