Réalisé par : Darren Aronofsky
Avec : Natalie Portman, Mila Kunis, Vincent Cassel, Barbara Hershey, Winona Ryder, Benjamin Millepied
Sur un scénario de : Andrés Heinz avec une musique de : Clint Mansell
Genre : Drame
Film Américain réalisé en 2010

 

 

Synopsis du film :
Rivalités dans la troupe du New York City Ballet. Nina est prête à tout pour obtenir le rôle principal du Lac des cygnes que dirige l'ambigu Thomas. Mais elle se trouve bientôt confrontée à la belle et sensuelle nouvelle recrue, Lily...

 
 

Analyse de film :

Critique analytique :

Beaucoup de bruit pour rien ....

Black Swan aurait pu être un film intéressant car le film est riche en thèmes. Cependant, Aronofsky se contente d'aborder les thèmes suivants sans jamais les traiter : la découverte de la sexualité, la découverte du côté noir de la nature humaine, l'émancipation de la jeune fille par rapport à sa mère castratrice, la quête extrême de la perfection, la danseuse vedette qui doit laisser sa place aux jeunes, la perte de la personnalité. Au final, le réalisateur établit un catalogue de thèmes et réalise un film superficiel.

Bien que le fond du film soit négligé, le spectateur s'attend à ce que la forme rattrape le fond, que les artifices visuels soient d'une beauté à couper le souffle. Il n'en est rien.

Black Swan

Black Swan n'est certainement pas un bon film mais un film qui a eu une bonne promotion. Natalie Portman n'a pas cessé de rabâcher qu'elle s'était beaucoup investie pour le rôle, qu'elle s'était entraînée pendant des mois pour atteindre le niveau d'une ballerine. Puis, elle nous a annoncé sa grossesse. Bref, la machine était lancée, ravageant tout sur son passage. La majorité des spectateurs s'est laissée influencer par ce tapage médiatique. Le seul intérêt du film c'est de démontrer que la presse a un pouvoir incroyable sur les cerveaux humains.
Natalie Portman n'a jamais parlé des deux doubleuses, danseuses classiques professionnelles qui ont doublé toutes les scènes où l'on voit le bas du corps de Nina danser. La supercherie va même plus loin. Non seulement Natalie Portman est doublée dans toutes les scènes montrant le bas du corps en action mais elle est aussi doublée dans les quelques scènes où l'on voit tout le corps de Nina danser. Le spectateur attentif ( et pas forcément averti) aura sans doute remarqué que toutes les scènes où l'on voit en entier le corps de Nina sont filmées à une certaine distance, qui ne permet pas de faire la différence entre l'actrice et sa doubleuse. Enfin, la magie de la post-production s'est chargée d'accentuer la ressemblance. Les scènes de danse montrent soit le haut du corps de Nina, soit le bas du corps de Nina. Cette technique est souvent utilisée lorsque l'acteur censé danser n'est pas capable de le faire. Ainsi, Natalie Portman se contente d'utiliser le haut de son corps, avec une grâce qui laisse à désirer. Tout le reste du travail est assuré par deux danseuses : Kimberly Prosa et Sarah Lane. C'est cette technique qui a été utilisée dans Chicago de Rob Marshall notamment pour Richard Gere qui avouait ne pas savoir danser.
Il est naïf et absurde de croire que Natalie Portman, qui comme de nombreuses filles a pratiqué la danse classique étant enfant, a pu en quelques mois atteindre le niveau d'une danseuse classique professionnelle. La danse classique comme tout sport à haut niveau ne s'atteint pas en quelques mois de travail. Ce sont des années d'efforts qui préparent le corps et l'esprit à l'exigence de cet art.
Un peu léger pour un Oscar de la meilleure actrice non ?

Article sur Kimberly prosa, doubleuse (English)

Autre article sur le travail de Kimberly Prosa (English)

Article sur Sarah Lane (English)

Au final, Natalie Portman, actrice intouchable que personne n'ose jamais remettre en cause, nous livre une prestation peu convaincante et médiocre. Pleurant environ tous les quarts d'heure (environ 10 fois sur un film de 1h47), elle semble supplier l'Académie de lui donner son Oscar. Affligeant ...
Nina, le personnage que joue Natalie Portman, est une oie blanche, qui ne connaît rien de la vie à 28 ans. Elle vit chez sa maman qui l'aide à s'habiller, à se déshabiller, et qui la borde tous les soirs. Sa chambre toute rose est un véritable havre de paix pour toutes les adorables peluches. Nina est étonnée de voir qu'il y a de la drogue qui circule dans le milieu artistique et dans les boîtes de nuit. Si ce n'est pas un monde ça !
Le personnage de Nina n'est pas attachant car c'est un personnage égoïste censé apporter un certain plaisir visuel mais toutes les scènes de sexe démontrent bien que c'est toujours elle qui prend du plaisir sans jamais en donner.
La multitude des miroirs véhicule l'idée du narcissisme destructeur, tel que l'a connu Narcisse lui-même. Et Nina d'une certaine manière est une sorte de Narcisse de la danse. A force de se contempler, de chercher la perfection c'est à dire la beauté dans son art via son corps, elle finit par tomber dans le lac, comme Narcisse et mourir.
Vincent Cassel, excellent acteur d'habitude, est cantonné au rôle de méchant et sadique directeur de ballet, parce qu'il sait si bien être terrifiant d'habitude. Son personnage complètement incrédible ne connaît visiblement rien à la danse. Passionné par la danse, il ne danse jamais, et se contente de vociférer des ordres. D'ailleurs, selon lui, Nina dansera mieux si elle devient désirable. Alors là, on est dans le délire complet !
Mila Kunis, la très-vilaine rivale qui veut piquer sa place à Nina, est très rebelle. Elle roule des mécaniques et campe une jeune fille bien dans son corps et sans complexe. Ténébreuse grâce à ses longs cheveux noirs et à son regard foudroyant, elle est, dès sa première apparition, la méchante du film.
Bref, pour Aronofsky, le monde se divise en deux catégories, et comme dans le pays de Candy, il y a des méchants et des gentils. Le réalisateur a une vision bicolore du monde : soit c'est tout noir, soit c'est tout blanc. Pas de place pour le gris !
Bref, Aronofsky se noie dans un excès de manichéisme.

Black Swan

Le réalisateur Darren Aronofsky a fait le choix de filmer de nombreuses scènes à l'épaule, sans doute pour créer un effet de focalisation interne. Non seulement, la caméra tremblante est pénible car l'on peut très bien montrer que la caméra opte pour le point de vue d'un personnage sans pour autant virevolter et s'affoler sans arrêt et sans raison.
Dans les scènes de danse, la caméra tente d'accompagner les mouvements de Nina. Résultat, on a l'impression de regarder un vidéoclip, même si la musique et les mouvements ne sont pas vraiment en accord.
Le réalisateur a fait le choix de ne pas filmer en plan séquence, ce qui est assez regrettable dans ce genre de film propice à utiliser cette technique. Le spectateur est également privé du spectacle final. L'on a droit à quelques scènes du spectacle, filmées du fin fond de la salle afin de camoufler le fait que ce n'est pas Natalie Portman qui se trouve sur scène.
La scène dans la boîte de nuit est particulièrement désagréable à regarder, car les images et les couleurs changent environ tous les quarts de secondes.
Les effets spéciaux sont grotesques : les yeux rouges, les ailes qui sortent du dos de Nina. Était-il vraiment nécessaire de voir Nina devenir, au sens propre un cygne ?

Black Swan

Des erreurs dans la mise en scène sont frappantes.
Exemple : l'une des scènes finales durant laquelle Nina se transforme littéralement en cygne noir. Nina, dans son délire imagine que des ailes viennent de pousser dans son dos. Bien que cette image soit dans sa tête, la caméra, qui est dans le public, filme l'ombre des ailes qui n'existent pas.

Black Swan

Le film dévoile une panoplie de clichés.
Tout d'abord, la danse classique est assimilée au rêve d'enfance (chambre de Nina rose et blanche, boîte à musique et etc ...)
La mère de Nina est forcément une danseuse ratée qui vit son rêve à travers la carrière de sa fille.
Le monde de la danse classique contraste fortement avec le rêve. Le directeur de ballet est forcément une ordure, les danseuses de la troupe sont nécessairement jalouses et méchantes et etc ...
Les clichés concernant le milieu de la danse ne sont évidemment pas tous faux mais ils sont répétitifs et pesants : l'anorexie, la pression et l'exigence du milieu, la mère ballerine elle même poussant sa fille à danser, le directeur du ballet tyrannique, les autres danseuses exécrables et jalouses etc etc ...

Le réalisateur a tenté de rattraper le scénario simpliste de son film en tentant de surfer sur la vague des films compliqués qui vous trottent dans la tête pendant un moment.
En effet, Aronofsky tente de jouer sur l'écart entre la réalité et la fiction. Le réalisateur complique inutilement son film. Il tente de réaliser un film sur la persona, comme l'ont fait avant lui Ingmar Bergman avec Persona ou David Lynch avec Mulholland Drive. Cependant, nous sommes très loin de ces deux films ! Il n'y a pas de persona dans Black swan. Le réalisateur fait croire qu'il traite de la persona mais ce n'est absolument pas le cas. Nina est simplement une jeune fille ayant de lourds problèmes psychologiques. Ses délires paranoïaques n'ont rien à voir avec la persona !
Le réalisateur oscille entre focalisation interne et point de vue omniscient et n'opte finalement pour aucun des deux. C'est pour cette raison que son sujet sur la persona ne fonctionne pas.
Un exemple : la scène du meurtre de Lily.
Nina imagine qu'elle se bat avec Lily qui veut lui voler sa place. Dans la bagarre, elle casse un miroir et poignarde à mort Lily. Lily fait son apparition dans la loge de Nina pour la féliciter. Nina s'est poignardée elle même, ou plutôt elle a poignardé son double maléfique imaginaire.

Black Swan

Le réalisateur soutient tout au long du film que ce sont la recherche de la perfection et l'exploration du côté obscur du cygne noir qui font disjoncter Nina, mais ce n'est pas ce que montre le film. En effet, Nina a des hallucinations bien avant d'obtenir le rôle ! Pire, le réalisateur ne prend même pas la peine d'explorer les failles psychologiques de Nina. L'on ne sait pas d'où vient son toc de s'arracher la peau, l'on ne connaît pas l'origine des hallucinations de Nina et etc ...
Avant même d'obtenir le rôle, Nina commence à s'assimiler à Beth (Winona Ryder), la danseuse sur le déclin qui doit faire place aux jeunes. Nina lance véritablement sa carrière en obtenant le rôle de la Reine des cygnes. Alors que l'euphorie aurait eu sa place, Nina est immédiatement perturbée. Elle s'en veut d'avoir pris la place de Beth. A aucun moment, Nina et Beth ne s'entretiennent. Et donc, le thème de la danseuse en plein déclin face à sa jeune remplaçante qui elle même se sent menacée n'est pas creusé.
A peine Nina a-t-elle obtenu le rôle, qu'elle pense immédiatement que l'on veut lui prendre sa place. Au moment même de la naissance de sa carrière, elle pense déjà à sa mort.

L'histoire du Lac des Cygnes de Tchaïkovski, c'est à dire celle du prince Siegfried qui tombe amoureux d'Odette, une jeune fille condamnée à l'apparence d'un cygne la journée à cause de Von Rothbart. Lors d'un bal, le prince danse avec Odile, le sosie (le cygne noir) d'Odette, amenée par Von Rothbart. Le prince déclare son amour à Odile car il la prend pour Odette. Détruite, Odette meurt.
L'on a dû mal à voir comment l'histoire originale est utilisée dans le film d'Aronofsky.

La relation entre la mère et sa fille est des plus étranges. Bien qu'extrême, nous pouvons faire l'effort d'imaginer qu'elle est probable. Que la mère soit castratrice (c'est ce que suggère la scène où la mère coupe les ongles à sa fille) et possessive est une chose, qu'elle habille et coupe les ongles de sa fille de 28 ans en est une autre.
Mais le plus improbable au final n'est pas tellement la relation mère/fille mais plutôt l'émancipation ultra rapide de Nina de sa mère. Au moment où elle dit NON à sa mère, elle commence à s'émanciper. En une soirée, elle devient une autre personne. Elle passe en quelques heures de la fille à maman à la fille décomplexée, qui va se défoncer en boîte et enchaîner les aventures sexuelles.

Black Swan

Les scènes de masturbation sont nombreuses, longues, vulgaires et sans intérêt. Suggérer aurait sans doute été plus subtil.
Le fameux "il faut coucher pour réussir" se transforme en "il faut se masturber pour mieux danser". L'on comprend bien ce que veut dire le réalisateur : il faut que Nina se lâche pour mieux interpréter le cygne noir. Mais de là à se masturber trois fois dans le film !
La sexualité en prend pour son grade. Le sexe et sa découverte sont uniquement assimilés au vice. Quelle belle image ! Cet élément révèle qu'Aronofsky est plus puritain qu'il veut bien le faire croire.

La transformation de la candide Nina en la maléfique Nina se fait en une nuit. Une scène montre la rencontre et la lutte entre le Bien et le Mal. Il s'agit de la scène "d'amour" lesbienne entre Lily et Nina et qui se révèle en fait être une scène de plus de masturbation. Bref, le Bien (assimilé à la couleur blanche) et le Mal (assimilée à la couleur noire) se rencontrent durant cette scène et se mélangent. Et comme dans une palette de peinture classique, la couleur noire prend le dessus sur la couleur blanche.

Le "J'ai été parfaite" de Nina résonne aussi mal que le "Je crois bien que celui-ci est mon chef d'œuvre de Tarantino dans Inglourious Basterds.
Cette phrase qui conclut le film représente bien le film : superficiel et prétentieux.

Outrancier, excessivement noir et grossier, Black swan est un film superficiel, qui jette de la poudre aux yeux pour cacher ses défauts techniques évidents.

Tout ça pour ça ?

Voici quelques extraits de professionnels de la danse, qui bien qu'ayant aimé le film reconnaissent quelques défauts indéniables :

Article de Libération sur Black Swan

Article de Mensuel Trois Couleurs sur Black Swan

Erin

Critique :

Black Swan ou l'histoire d'un film complètement surestimé. Je ne veux pas manquer de respect aux personnes ayant beaucoup aimé ce nouveau long-métrage du réalisateur de Requiem for a dream, mais là, sincèrement, je suis dans une incompréhension totale.

Beaucoup de choses ne m'ont guère plu. Alors, par quoi commencer ?  

Le premier mot qui me vient à l'esprit en évoquant ce film (dont il ne se passe pas grand chose en fait) est "grotesque". Nina tombe dans un gros délire, se sent percutée, tombe dans une énorme paranoia. Ok, mais pourquoi en fait ? On ne sait pas vraiment pourquoi. En fait, dès le début, avant qu'elle obtienne le rôle (celui d'incarner la Reine des Cygnes), elle est déjà cinglée. Et se sent percutée par Lily alors que cette dernière n'est pas très offensive (à part effectivement le coup des petites pilules magiques). Je n'ai vraiment pas compris ce qui a provoqué toute cette folie. En fait, le réel problème de ce film, c'est qu'Aronofsky évoque de nombreux thèmes (folie, sexualité, relation mère-fille, quête de la perfection) mais il les survole, sauf la relation mère-fille, très intéressante. Je reviens au fameux "grotesque". Oui, je disais que je trouvais à ce film ce défaut notamment à travers les scènes de délire, illustrées de manière ridicule. Je me rappelle avoir ri quand elle voit Cassel en monstre, mais aussi quand elle se transforme littéralement en cygne. Il faut dire que les effets spéciaux n'aident pas forcément à vouloir garder son sérieux... D'ailleurs, en voulant filmer la folie, Aronofsky se perd dans son sujet et arrive même à faire des incohérences visuelles. On a droit également droit à une série de cliché. De plus, j'ai trouvé le résultat assez prétentieux ! La sexualité est un thème très fort dans ce film mais la manière dont Aronofsky l'a abordé ne m'a pas du tout plu. En effet, on aurait pu trouver une forte tension sexuelle, fort intéressante. Or, il n'y en a pas vraiment. Ici, le sexe rend le film tout simplement vulgaire. Quand à la quête de perfection, elle est traitée de manière peu élégante. Quelle manque de subtilité ! Justement, manque de subtilité, lourd : voilà comment on pourrait résumer Black Swan.

Black Swan

Je m'attendais à un film beau esthétiquement. Mais même pas et j'ai été réellement déçue. Il y a en fait très peu de scènes de ballet, et quand on en trouve, elles sont décevantes. Il faut dire que le fait d'intégrer des doubleuses n'a pas aidé le caméraman : Natalie Portman et Mila Kunis ont beau clamé qu'elles se sont entrainées dures, c'est possible, mais ce sont bien des doubleuses qui dansent (ce qui parait évident, sauf pour la bande de petits naïfs et des archis fans de Portman). Le vrai problème vient qu'en fait, on filme : soit la tronche de Portman, soit on coupe le bas. Le haut et le bas ne sont jamais filmés ensemble sauf quand la caméraman filme... de loin. Les scènes de danse ne sont donc pas très valorisées. C'est limite mieux dans Un, Dos, Tres ! D'ailleurs, les scènes de danse où tous les artistes dansent ensemble sont archi rares. La caméra, justement, m'a agacé à plusieurs reprises. La manière de filmer les mouvements ne m'a pas plu, j'ai pas du tout aimé le cadrage, mais pire, dans des scènes "normales" (c'est-à-dire sans danse), elle tremble sans aucune raison ! La photographie n'est pas non plus mise en avant.  

Sur papier, Black Swan avait tout pour que je le trouve génial : en effet, on revisite le Lac des Cygnes d'une manière moderne et l'histoire de cette jeune fille est plutôt émouvante. Sauf, que voilà, sur écran, c'est autre chose. L'histoire du Lac du Cygnes par Nina manque d'intensité et ne se révèle pas être émouvante, ni terrifiante.

On trouve quand même des idées sur le scénario et de mise en scène intéressantes mais comme on dit, les idées, ça ne suffit pas toujours. On est également content d'entendre la chanson du Lac des Cygnes mais on a l'impression tout le long du film que c'est toujours le même CD. Il parait que Clint Mansell a fait la BO. J'ai envie de dire : ah bon ?

Je ne comprends pas sincèrement tout le foin qu'on fait avec Natalie Portman. Sa manière de jouer n'est pas horrible mais il n'y a pas de quoi s'extasier non plus. Elle chiale toutes les 5 minutes en nous disant "je veux mon Oscaaaaaaaar". Mila Kunis n'est pas horrible mais il n'y a pas de quoi non plus en faire tout un flan. Par moments, Vincent Cassel joue bien, mais parfois, on a l'impression qu'il s'autoparodie. Barbara Hershey s'en sort plutôt bien dans le rôle de la mère ultra collante.

Tinalakiller

 
 
 

Photos du film :