Réalisé par : Edgar Wright
Avec : Simon Pegg, Nick Frost, Paddy Considine, Martin Freeman, Eddie Marsan, Rosamund Pike, David Bradley, Bill Nighy, Pierce Brosnan, Rafe Spall, Julia Deakin
Sur un scénario de : Simon Pegg et Edgar Wright avec une musique de : Steven Price
Genre : Comédie
Film Britannique réalisé en 2013

 

 

Synopsis du film :
L’histoire débute le 22 juin 1990 dans la petite ville anglaise de Newton Haven : cinq adolescents au comble de l’âge ingrat fêtent la fin des cours en se lançant dans une tournée épique des pubs de la ville. Malgré leur enthousiasme, et avec l’absorption d’un nombre impressionnant de pintes de bière, ils ne parviennent pas à leur but, le dernier pub sur leur liste : The World’s End (La Fin du Monde). Une vingtaine d’années plus tard, nos cinq mousquetaires ont tous quitté leur ville natale et sont devenus des hommes avec femme, enfants et responsabilités, à l’alarmante exception de celui qui fut un temps leur meneur, Gary King, un quarantenaire tirant exagérément sur la corde de son adolescence attardée. L’incorrigible Gary, tristement conscient du décalage qui le sépare aujourd’hui de son meilleur ami d’antan Andy, souhaite coûte que coûte réitérer l’épreuve de leur marathon alcoolisé. Il convainc Andy, Steven, Oliver et Peter de se réunir un vendredi après-midi. Gary est comme un poisson dans l’eau. Le défi : une nuit, cinq potes, douze pubs, avec un minimum d’une pinte chacun par pub. À leur arrivée à Newton Haven, le club des cinq retrouve Sam, la sœur d’Oliver pour qui Gary et Steven en pincent toujours. Alors que la fine équipe tente, tant bien que mal, d’accorder le passé avec le présent, une série de retrouvailles avec de vieilles connaissances et des lieux familiers les font soudain prendre conscience que le véritable enjeu, c’est l’avenir, non seulement le leur, mais celui de l’humanité entière, et arriver à «La Fin du Monde» devient le dernier de leurs soucis...

 
 

Analyse de film :

Critique analytique :

Dernier opus de la trilogie Cornetto, Le dernier pub avant la fin du monde met en scène Gary un éternel adolescent qui s'est fixé pour objectif de terminer la tournée des pubs de Newton Haven entreprise 20 ans plus tôt mais qui s'était soldée par un échec. Tant bien que mal Gary parvient à réunir ses amis d'enfance pour tenter de réussir le marathon des pubs. La tournée des pubs représente pour Gary une quête initiatique dont la réussite le mènera tout droit vers l'âge adulte. Ainsi, la fin du monde aura bel et bien lieu mais sonnera comme une renaissance pour Gary qui deviendra quelqu'un dans ce nouveau monde apocalyptique.

Le dernier pub avant la fin du monde

Le dernier pub avant la fin du monde se différencie considérablement des deux autres métrages Shaun of the dead et Hot Fuzz, composant la trilogie. En effet, le ton y est beaucoup plus sérieux. En effet, hormis Gary, tous les personnages sont devenus des adultes responsables dont la vie est bien rangée. La nostalgie de Gary est poussée à son paroxysme, ce qui est une source inépuisable de comédie. Comment ne pas rire face au comportement adolescent et irresponsable de Gary, affublé d'une tenue gothique ? Le décalage entre la vie de Gary et celle de ses amis est également très drôle. Néanmoins, on ne peut s'empêcher de ressentir le sérieux de la démarche du réalisateur qui , à travers le personnage de Gary, tente de nous mettre en garde contre le spectre rassurant mais dangereux de la nostalgie.

Le dernier pub avant la fin du monde

Le dernier pub avant la fin du monde est un film généreux qui accumule volontiers les clins d’œil et les références à des œuvres de la science-fiction ou encore aux deux opus précédents de la trilogie. Ainsi, Edgar Wright avoue s'être inspiré des œuvres de John Wyndham, de Nigel Kneale et de John Christopher. Au fil du film, on pense forcément à L'invasion des profonateurs de sépultures de Don Siegel. L'incontournable glace Cornetto et le gag de la palissade sont autant d'éléments que l'on retrouve dans les trois films de la trilogie.

Le dernier pub avant la fin du monde

Tout comme dans Shaun of the dead et Hot Fuzz, ce dernier opus aborde le thème du conformisme dans une société de plus en plus aseptisée. Le conformisme est d'abord présenté sous la forme des adultes respectables. Les extraterrestres apparaissent donc une analogie du conformisme. Là où le film est intéressant c'est que les intentions des envahisseurs ne sont pas mauvaises. Au contraire, ils comptent bien améliorer le mode de vie des humains. Il est intéressant de constater que ce groupe d'humains décide de résister et de revendiquer leur droit à la différence, une notion qui tend à être mise à mal. L'alcool aide Gary et ses amis à revendiquer ce droit jusqu'à ce que ces derniers comprennent que l'enjeu est si grand qu'ils doivent se dépasser pour gagner la partie.

Le dernier pub avant la fin du monde

Le dernier pub avant la fin du monde est peut-être le film le plus abouti de la trilogie. Il est aussi le plus sérieux et par conséquent le moins drôle. En effet, ce troisième opus est bien moins délirant que Shaun of the dead et Hot Fuzz. Même si l'on rit beaucoup, on sent bien qu'Edgar Wright veut complètement renouveler ses gags et ne pas se répéter quitte à être moins drôle et à enchaîner les effets répétitifs. Le ton est plus sérieux et la fin du film est relativement pessimiste. En effet, la promesse de la fin du monde est tenue. Moins explosif que les deux opus précédents, Le dernier pub avant la fin du monde reste un bon film mais déçoit par rapport à Shaun of the dead et Hot Fuzz.

Erin

 
 
 

Photos du film :