Réalisé par : Zach Braff
Avec : Zach Braff, Natalie Portman, Peter Sarsgaard, Ian Holm
Sur un scénario de : Zach Braff avec une musique de : Chad Fischer
Genre : Comédie dramatique
Film Américain réalisé en 2005

 

 

Synopsis du film :
Acteur de télévision, Andrew " Large " Largeman est obligé de retourner dans son New Jersey natal pour l'enterrement de sa mère. Soudain, il se retrouve sans les antidépresseurs et les 3000 kilomètres qui le protégeaient de son histoire...Après neuf ans d'absence, Large revoit son père, un vieil homme dominateur, mais aussi tous ceux avec qui il a grandi. Ils sont aujourd'hui fossoyeur, employé de fast-food ou magouilleur professionnel...Sa rencontre avec la jolie Sam va le bouleverser encore un peu plus. Elle est son exacte contraire, vivante et audacieuse. Entre passé et futur, entre douleur et joie, Large va découvrir qu'il est peut-être temps de commencer à vivre...

 
 

Analyse de film :

Critique analytique :

Zach Braff crée des situations censées être drôles ou dramatiques, mais l'improbabilité des scènes fait ressortir un aspect très artificiel du film. Paradoxalement, toutes les situations ont une apparence classique. On se retrouve ainsi dans une petite ville du New-Jersey, état surnommé le Garden State, un coin paumé en somme. Dès l'arrivée d'Andrew dans la ville où il a grandi, les situations improbables s'enchaînent. Ainsi, on rencontre une vieille femme qui chante relativement mal à l'enterrement de la mère d'Andrew, Plus tard, c'est un ami qui débarque habillé en chevalier pour prendre le petit déjeuner. Un des autres amis d'Andrew est un marginal vivant dans un château.

Garden State

Les personnages ne relèvent pas le niveau : ils sont tous des stéréotypes. Andrew est loin d'être passionnant. Déprimé du début à la fin, il est inerte la plupart du temps. Sa dépression ne s'explique jamais. On a envie de lui donner des gifles pour le réveiller ! Sam, le personnage incarné par Natalie Portman, est une fille soi-disant pétillante. Ses tics, sa pseudo folie deviennent rapidement fatigantes car cette dernière en fait des tonnes pour essayer un peu de consistance à son personnage.

Les deux personnages tombent forcément amoureux même s'ils sont mal assortis. Le seul petit problème dans tout ça c'est qu'on n'y croit pas une seule seconde. On n'y croit encore moins du fait que les personnages sont censés s'approcher de la trentaine mais se conduisent comme des adolescents pré pubères.

Garden State

Pour son premier film, Zach Braff s'est inspiré de sa vie. Comme Andrew, il vient du New-Jersey, l'un de ses parents est psychologue, sa famille est d'origine juive et il travaille dans le monde du cinéma). Le problème essentiel de cette démarche réside dans le fait que l'on a l'impression que le film souffre gravement d'un manque de distance entre la vie de son auteur et celle du personnage. Cet élément pourrait expliquer les raisons pour lesquelles le film apparaît si narcissique et si inerte. Pire, Zach Braff ne parvient pas, comme l'ont fait d'autres réalisateurs avant lui, à partir de sa vie pour raconter une histoire et celles des autres. Garden State ne parvient jamais à atteindre une dimension plus large. En effet, le film ne parvient pas à capter l'essence de cette génération et de leur mal-être. Tout tombe toujours à plat comme cette scène soi-disant clé où l'on voit les personnages hurler du haut d'une poubelle.

Garden State

Garden State est un raté complet qui ne sait pas où il va. Le film se veut indépendant mais se trahit en optant pour une fin consensuelle et hollywoodienne. Le film est bourré de détails sans intérêt. Ainsi, Zach Braff abuse des gros plans pour filmer les deux personnages principaux. Enfin, pour ne pas arranger les choses, Zach Braff fait un usage abusif de la musique.

Erin

 
 
 

Photos du film :