Réalisé par : Brandon Cronenberg
Avec : Caleb Landry Jones, Sarah Gadon, Douglas Smith, Joe Pingue, Malcolm McDowell
Sur un scénario de : Brandon Cronenberg avec une musique de : E.C. Woodley
Genre : Science-fiction
Film Canadien réalisé en 2013

 

 

Synopsis du film :
La communion des fans avec leurs idoles ne connait plus de limites. Syd March est employé d’une clinique spécialisée dans la vente et l’injection de virus ayant infecté des célébrités. Mais il vend aussi ces échantillons, pour son propre compte, à de puissantes organisations criminelles. Sa méthode pour déjouer les contrôles de la clinique : s’injecter les virus à lui-même...Mais ce procédé va s’avérer doublement dangereux : porteur du germe mortel ayant contaminé la star Hannah Geist, Syd devient une cible pour les collectionneurs...

 
 

Analyse de film :

Critique analytique :

Brandon Cronenberg tenait là l'un des scénarii le plus original de l'année. Mais le jeune réalisateur dont c'est le premier film semble bel et bien s'être fait dépassé par un projet plus grand que lui. Se plaçant en digne héritier de son père David Cronenberg, Brandon Cronenberg qui compte bien se faire un prénom étant donné l'ambition flagrante de ce premier film, use et abuse d'une approche clinique à glacer le sang. En effet, dans ce premier film, il n'hésite pas à opter pour un style assumé et pour une histoire qui va jusqu'au bout d'elle même. Brandon Cronenberg atteint ici le sommet des affres de la célébrité. Il franchit même une étape dans la manière d'aborder ce sujet maintes fois traité au cinéma en considérant la célébrité comme l'ultime démonstration de la consommation. Assumant son style jusqu'au boutiste, le jeune réalisateur permet littéralement aux fans de dévorer les célébrités. Ainsi, on trouve dans son film des boucheries proposant des steaks à base de cellules de stars. Le personnage principal Syd March travaille dans une clinique vendant des injections de virus ayant appartenu à des célébrités. Il participe même à un trafic de virus de stars qu'il sort en douce de la clinique en utilisant son propre corps. Tout fonctionne à peu près jusqu'au jour où Syd est amené à prélever le virus de l'immense star Hannah Geist. Bien décidé à devancer ses concurrents sur le marché noir, il s'injecte le virus sans savoir que la star en décédera quelques temps après. En dépit de ce rebondissement, quelque peu tardif, le film tourne relativement en rond.

Antiviral

Antiviral souffre de deux problèmes majeurs. Le premier concerne les problèmes inhérents au premier film et Brandon Cronenberg ne déroge pas à la règle : il essaie de mettre tous les éléments auxquels il a pensé sans vraiment trier. Ainsi, le film souffre de quelques passages à vide qui ont malheureusement des conséquences négatives sur le spectateur qui devant déjà supporté un rythme excessivement lent commence à se lasser. Le second concerne l'aspect excessif du film. Antiviral souffre d'un excès de froideur, qui sert pourtant le film dans un premier temps. En effet, cette froideur clinique qui passe par la lenteur du rythme, l'absence d'actions, le minimalisme des décors et la sur utilisation de la couleur blanche est en parfait accord avec le thème. Pourtant, cette ambiance devient rapidement pesante.

Antiviral

Antiviral révèle le jeune Caleb Landry Jones, absolument spectaculaire dans le rôle de Syd. Fantomatique, il parvient à devenir un mort-vivant dans ce film profondément négatif et sans espoir.

Erin

 
 
 

Photos du film :