Réalisé par : Wes Craven
Avec : Neve Campbell, Courteney Cox, David Arquette, Emma Roberts, Hayden Panettiere, Rory Culkin
Sur un scénario de : Kevin Williamson avec une musique de : Marco Beltrami
Genre : Horreur
Film Américain réalisé en 2011

 

 

Synopsis du film :
10 ans se sont écoulés depuis les terribles meurtres commis par Ghostface. Sidney Prescott est parvenue à tourner la page mais c’est tout de même avec appréhension qu’elle retourne à Woodsboro pour le lancement de son premier roman. Ses retrouvailles avec sa cousine Jill ainsi qu’avec le duo de choc Dewey et Gale seront de courtes durées : Ghostface est de retour mais cette fois-ci les règles vont changer.

 
 

Analyse de film :

Critique :

Dix ans après Scream 3, Wes Craven revient avec la saga qui a remis au goût du jour le film d'horreur. S'étant rendu compte que les codes du film d'horreur ont évolué, le réalisateur décide de s'amuser de ce changement. Ainsi, la scène d'ouverture du film se rapproche clairement de la parodie du film d'horreur. Mais heureusement pour nous, le film ne se limite pas à la parodie. Avec intelligence, Wes Craven opte pour une réflexion sur l'évolution du genre. Comme le montre la première scène, les codes du film d'horreur sont connues de tous et la nouvelle génération est aujourd'hui capable d'utiliser ces codes pour s'en moquer. Ainsi, pour fêter Halloween, ce n'est plus un bon film d'horreur flippant qui est à la fête mais Shaun of the Dead d'Edgar Wright, un film de zombies parodique qui a connu un grand succès ces dernières années. Les temps ont bien changé. Pourtant, les jeunes ne parviennent pas à déjouer les pièges classiques du film d'horreur.

Scream 4

Wes Craven joue également l'évolution de la société et n'hésite pas à se servir des téléphones portables, des mini-caméras et d'Internet pour servir son propos. Ainsi, les tueurs sont motivés par la quête de célébrité qu'Internet peut leur apporter en quelques secondes à peine. Le propos est violent et accusateur. En effet, le réalisateur semble pointer du doigt les nouvelles technologies comme une source de danger bien plus grande encore que tous les psychopathes qui ont sévi dans ses films. Ainsi, la futilité d'une vie sous les projecteurs aussi éphémère qu'elle soit est capable de faire basculer dans la folie toute une jeunesse biberonnée aux nouvelles technologies, à la rapidité de communication et à la virtualité.

Scream 4

Grâce à sa structure de whodunit (recherche du meurtrier), le film n'est jamais ennuyeux puisqu'il parvient à faire rentrer le spectateur dans le jeu. Ainsi, on cherche qui est le tueur et nos suppositions sont régulièrement déjoués par l'hécatombe qui sévit parmi les personnages. Ainsi, Wes Craven fait tout pour nous faire croire que le tueur est tel ou tel personnage alors qu'il n'en est rien. C'est avec stupeur que l'on apprend bientôt qu'il n'y a pas un tueur mais des tueurs.

Scream 4

Malgré un parcours quasi sans faute où l'action et l'horreur sont habilement menés, la fin de Scream 4 apparaît comme un peu légère et surtout irréaliste. Wes Craven s'autocritique sur ce genre qu'il est parvenu à remettre au goût du jour dans les années 1990, mais il ne parvient pas à se détacher du "happy-end" classique à l'américaine et ça c'est bien dommage.

Erin

 
 
 

Photos du film :