Réalisé par : Wolfgang Reitherman
Avec : Phil Harris, Eva Gabor, Sterling Holloway, Scatman Crothers
Sur un scénario de : Larry Clemmons, Vance Gerry, Ken Anderson, Frank Thomas, Eric Cleworth, Julius Svendsen et Ralph Wright avec une musique de : George Bruns
Genre : Animation
Film Américain réalisé en 1970

 

 

Synopsis du film :
Paris, 1910. Madame de Bonnefamille, millionnaire excentrique, vit seule entourée de ses chats : Duchesse et ses trois petits, Marie, Toulouse et Berlioz. Un jour, elle convie son notaire pour léguer toute sa fortune à ses compagnons à quatre pattes. Cependant, une clause du testament stipule qu'à la mort des chats, ses biens iront à son maître d'hôtel, Edgar. Ce dernier, entendant la nouvelle, décide d'éliminer ces héritiers. Après leur avoir administré une drogue, il les emporte à la campagne avec la ferme intention de les noyer…

 
 

Analyse de film :

Critique analytique :

Le film commence dans le milieu aristocrate parisien. Madame de Bonnefamille, une vieille dame riche un peu seule traite sa chatte Duchesse et ses chatons Marie, Toulouse et Berlioz comme ses propres enfants. Leurs prénoms sont des hommages respectivement à Maria Callas, à Henri de Toulouse-Lautrec et à Hector Berlioz. Chats aristocrates, ils apprennent chaque jour à se comporter avec classe et élégance. Disney utilise essentiellement le registre de langue et un accent anglais standard pour montrer l'appartenance de Duchesse et ses chatons à l'aristocratie. Le dessin animé va jusqu'à mettre en scène les animaux dans leurs activités aristocrates : peinture, musique et etc ...

O'Malley, le chat de gouttière, un gros matou débrouillard, est à l'opposé du monde des chats de Madame de Bonnefamille. Utilisant l'argot dans son langage, O'Malley est aussi un chat qui n'hésite pas à voler pour se nourrir. Avec ses potes, il aime passer ses soirées à écouter du jazz. Bref, O'Malley est socialement marqué comme appartenant à la classe populaire.

Thomas O'Malley et ses amis sont tous d'origine étrangère. O'Malley vient probablement d'Irlande alors que les chats formant le Scat Cats viennent de Chine, d'Italie, ou encore de Russie. Peut-on y voir un commentaire social ? Possible.

Les Aristochats

Le rebelle Berlioz se réjouit de sa rencontre avec O'Malley. Remplaçant le père qui lui manque, il apprécie le côté "chat de gouttière" de ce dernier. Partageant le même pelage, Berlioz a beau être un aristochat, il n'en est pas moins un chat. Grâce à ce personnage, l'on se rend compte que les catégories sociales aussi délimitées soient-elles ne peuvent pas empêcher les hommes de s'apprécier. C'est en se mélangeant aux autres chats que Duchesse et ses chatons seront sauvés du cupide Edgar.

Les Aristochats

Au delà d'une simple histoire d'amour entre Duchesse et O'Malley, c'est le mélange des classes sociales qui est intéressant. O'Malley finit par intégrer la famille sous le regard attendri de Madame Bonnefamille malgré ses origines sociales. En ce sens, le dessin animé est un bel hymne à la mixité sociale et à la tolérance. En effet, ce que montre le film c'est que d'un côté comme de l'autre, les différences permettent l'enrichissement. Les chatons de Duchesse deviendront plus débrouillards et O'Malley apprendra les bonnes manière par exemple.

Les Aristochats

Les Aristochats est l'un de ses films où les personnages secondaires sont importants. Roquefort est une adorable petite souris amie avec les aristochats. Georges Hautecourt, le notaire est un personnage sympathique qui donne le ton au film dès les premières minutes.

Lafayette et Napoléon sont deux chiens qui vivent près d'un moulin où Duchesse et ses chatons seront abandonnés par Edgar suite à un accident de la route. Ils rendent la vie dure à Edgar revenu sur les lieux de son "crime" afin de supprimer toutes les preuves de sa présence. Durant leur voyage, les aristochats rencontreront deux oies anglaises pas très futées et l'oncle Waldo un peu alcoolisé.

Les Aristochats

Dernier long-métrage réalisé avant la mort de Walt Disney en 1956, le dessin animé est rythmé par des chansons mémorables : Les Aristocats (chanson d'ouverture chantée par Maurice Chevalier), Gammes et Arpèges, Thomas O'Malley, Tout le monde veut devenir un cat, She Never Felt Alone.

Erin

 
 
 

Photos du film :