Réalisé par : Tim Burton
Avec : Johnny Depp, Christina Ricci, Miranda Richardson, Christopher Walken, Christopher Lee
Sur un scénario de : Andrew Kevin Walker avec une musique de : Danny Elfman
Genre : Horreur
Film Américain réalisé en 2000

 

 

Synopsis du film :
En 1799, dans une bourgade de La Nouvelle-Angleterre, plusieurs cadavres sont successivement retrouves décapitées. Les têtes ont disparu. Terrifies, les habitants sont persuades que ces meurtres sont commis par un étrange et furieux cavalier, dont la rumeur prétend qu'il est lui-même sans tête. Les autorités new-yorkaises envoient alors leur plus fin limier pour éclaircir ce mystère. Ichabod Crane ne croit ni aux légendes, ni aux vengeances post-mortem. Mais, a peine arrive, il succombe au charme étrange et vénéneux de la belle Katrina Van Tassel.

 
 

Analyse de film :

Critique analytique :

Une adaptation :

Tout d'abord, Sleepy Hollow et son cavalier sans tête ne sont pas tout droits sorti de l'imagination de Tim Burton. En effet, il s'agit d'une adaptation de la nouvelle de Washington Irving. L'on remarque qu'il y a des différences entre les deux oeuvres. Dans le livre, il n'y a pas de crime alors que trois sont commis avant même qu 'on ne voit Ichabod Crane à l'écran.
Burton dit s'être inspiré du cartoon fait dans les années 1940 et dans lequel le héros n'est personne d'autre que Mickey. Cela ne semble pas étonnant lorsque l'on sait que Burton a débuté chez Walt Disney.  Le personnage de Lady Van Tassel a été crée de toutes pièces mais son personnage est très important dans l'oeuvre de Burton puisque elle est une sorte de réincarnation de la mère pour Crabe ( peut être aussi grâce au fait qu'elles pratiquent toutes les deux la sorcellerie), et elle est la belle-mère de Katrina.

Sleepy Hollow

Une image de l'Amérique :

L'on peut noter que l'on voit clairement un décalage entre la ville et la campagne. En effet, même si le progrès technique n'est pas très apprécié en ville au début du film, il sera quand même nécessaire pour dénouer l'affaire. L'entrée d'Ichabod Crane dans le village de Sleepy Hollow offre une véritable rupture entre la ville et la campagne de l'époque.
Il faut prendre en compte l'époque à laquelle se déroule l'histoire, nous nous situons juste après la guerre d'Indépendance. Est ce que le passage douloureux de l'histoire du cavalier sans tête peut être une allégorie pour représenter une Amérique coloniale emprisonnée ? Est ce que la scène finale nous montrant les deux personnages avançant confiant vers ce nouveau siècle peut être une image du sentiment américain après la guerre d'indépendance lorsque l'on sait que la guerre civile de 1861 à 1865 a été encore plus traumatisante pour le peuple américain ?
Mais c'est à cette époque là que les expérimentations biologiques commencent et que la société subit un profond changement.  Ainsi l'on pourrait que le cavalier sans tête appartient au siècle qui se termine et que Crane qui a encore sa tête pour réfléchir va vers un siècle où la raison comptera plus qu'avant.  Le fait que le cavalier n'ait pas de tête pourrait être une image représentant ce siècle superstitieux. Ainsi, lorsque le cavalier retrouve sa tête et la paix, le XIX ème siècle fait son apparition et avec lui la raison.

Sleepy Hollow

Une image de la maternité :

L'on remarque que plusieurs éléments dans le film nous font penser à l'image de la maternité. En effet, la veuve Winslop a eu un enfant mort-né; une des victimes portait un enfant, des parents sont assassinés sous les yeux de leur fils; l'arbre des morts littéralement plié en deux comme souffrant expulse le cavalier sans tête et le fait comme naître à chacune de ses sorties. De plus, cet arbre pourrait être comparait à un utérus dans le sens où il féconde presque le cavalier et que lors de l'expulsion, l'on y voit beaucoup de sang. Tim Burton aurait il peur de la maternité ? L'on ne peut pas savoir . En revanche, cette image de la naissance peut être rapprochée d'une autre image : l'Amérique naissante. Et cela semble assez probable lorsque l'on sait que l'Amérique est née dans le sang.

Sleepy Hollow

Le conte de fées :

L'on sait que Tim Burton est doué pour le fantastique mais le film de Sleepy Hollow ne s'arrête pas là. Il dévoile tout au long du film une véritable machination menée par une personne sans scrupule à qui ça ne fait rien de faire voler des têtes.  Malgré l'horreur perpétrée, Burton ne tombe pas dans le gore. Le personnage de Crane, sa crainte et sa marginalisation permettent de détendre l'atmosphère, tout comme les petites pointes d'humour bien dosées que le réalisateur distribue de temps à autre. Le film est drôle de temps à autre mais ne se moque jamais.
Le réalisateur tenait à ce que le film prenne l'aspect d'un conte de fées car pour lui : «  L'interprétation c'est 90%  de l'intérêt d'un film ».
En quoi ce film peut il être considéré comme un conte de fées ? Tout d'abord, le héros Crane conduit une quête initiatique. Le sens caché permet de dénoncer des problèmes sociaux, idéologiques et politiques comme dans les contes de Perrault.

Sleepy Hollow

Les décors :

Malgré la grandeur de la forêt et de l'espace en général dans le film, ce long-métrage a été tourné en studio. 
Les paysages ont été inspirés par Arthur Rackman.
Tim Burton s'est également inspiré des miniatures utilisées qur l'Etrange Noël de Monsieur Jack.
De fausses perspectives, la désaturation, et l'accentuation des tons mats et brillants ainsi qu'une technique très anglaise consistant à éclairer les décors par en haut ont été utilisés.

Les acteurs :

Le réalisateur américain considère que les acteurs anglais et en général les acteurs venant du théâtre donnent une autre dimension à leurs interprétations.  Des acteurs anglais et américains ont donc été mélangés ce qui a donné des confrontations intéressantes à l'écran.
La musique est une nouvelle fois signée Danny Elfman qui a composé la bande-son  de ce film en le considérant comme muet.

Sleepy Hollow

Erin

 
 
 

Photos du film :