Réalisé par : Jason Reitman
Avec : George Clooney, Vera Farmiga, Anna Kendrick, Jason Bateman
Sur un scénario de : Jason Reitman avec une musique de : Rolfe Kent
Genre : Comédie
Film Américain réalisé en 2009

 

 

Synopsis du film :
Un spécialiste du licenciement voit son train-train quotidien changer par la rencontre d'une femme, puis d'une jeune collègue novice et ambitieuse, à laquelle il doit apprendre les rouages du métier.

 
 

Analyse de film :

Critique :

Jason Reitman avait parfaitement réussi son Thank you for smoking, un film critique sur certains boulots qu'exercent sans complexe certains américains. On est donc un peu dans le même esprit. Mais In the air est décevant de par ses deux acteurs principaux George Clooney qui nous a franchement habitué à mieux et Vera Farminga qui elle n'a tout simplement pas de jeu (lire un prompteur aurait eu plus d'âme). Seule l'actrice interprétant la jeune diplomée qui vient tout bouleverser est dans son rôle et s'en sort très bien.
La consistance du film même m'a laissé totalement indifférente. L'on voit pendant près d'une heure des personnes se faisant virer . Reitman pense pouvoir nous toucher en nous montrant ces personnes mais il ne nous apprend rien du tout car nous connaissons tous une personne qui a dû faire face à la situation du chômage. Certes, vous me direz aux USA, le chômage est différent. On ne touche pas l'argent en fonction de son ex salaire ni pendant autant de temps. Le système américain est tel qu'il est et même s'il nous semble dur à nos yeux d'européens, beaucoup d'américains ne changeraient pas de système ( l'on voit déjà comment beaucoup d'entre eux s'opposent à la réforme de la sécurité sociale).

In the air

Mais le véritable drame n'arrive que lorsque Ryan ( Clooney) sent sa vie dans les airs menacée d'extinction. Le spectateur voit bien que cela rend Ryan triste et se dit que c'est parce qu'il pense que c'est plus humain de virer les gens via des gens que par des écrans interposés, ce qui est une position défendable. L'on se rend vite compte que la jeune diplomée a raison lorsqu'elle dit à Ryan qu'il préfere vivre dans les airs plutôt que sur terre afin de faillir à ses responsabilités d'homme. Donc comme cela s'avère être le cas, le gentil Ryan devient un égoïste Ryan mais qui ne serait pas égoïste quand son bonheur est menacé ? Seulement, Ryan a beau ressembler à un homme moderne, plein de responsabilités , il n'en est rien. C'est un gosse qui refuse de vivre et je trouve que le problème de Ryan est alors très personnel. S'il ne veut pas affronter la vie d'adulte c'est qu'il a sans doute ses raisons mais Jason Reitman ne peut partir de ce personnage pour en faire une vérité générale. Ensuite, la deuxième grande idée du film selon laquelle une fois que l'on a atteint ses objectifs, l'on n'a plus rien à rechercher donc on n'est pas super heureux. Alors cette idée vient directement de Rousseau et l'on ne la contredira pas. Mais le hic du film, c'est que le réalisateur décide d'appliquer cette idée à Ryan, ce qui est ridicule : son but est d'atteindre je ne sais plus combien de miles. Bref quel rêve ! mais l'on ne jugera pas le rêve des autres. Sa rencontre avec la blonde lui met la puce à l'oreille . Il veut bien être comme les autres et se complaire dans le rêve de la majorité : avoir une famille. Hic, la fille choisie par Ryan est une femme adultère qui mène limite une double vie ( beau portrait de la famille américaine). Comment peut on généraliser ainsi toutes les familles américaines (quelques 300 millions de vies !) ? Bref, ça fait un peu trop de "coincidences" que cela ne rend pas le film crédible. Le gentil petit Ryan va donc reprendre sa vie dans les airs, continuer d'être un lâche, et finira seul. Bref, beau discours optimiste sur la vie. Je ne comprends pas comment on peut généraliser la vie qui est parfois difficile mais si bien au final, en la résumant à Ryan.
Ne vous attendez pas à voir un seul personnage venant de perdre son emploi, le réalisateur ne s'en préoccupe pas. La situation des chômeurs ne l'attriste que sur le papier.
Parlons techniques maintenant. Le rythme est inexistant ( au moins digne d'un Lost in translation !), la photographie est franchement tape à l"oeil, j'ai eu l'impression de voir une publicité pour dentifrice pendant tout le film. Quant au reste, il n'y a rien d'exceptionnel. Un film très banal et pas franchement bon, carrément pessimiste. Déçue de voir que ce genre de film prétend à un oscar du meilleur film. Enfin je dirais que ce film est complètement prétentieux et déshumanise une situation (le chômage) déjà difficile.

In the air

Erin

Critique :

Pour l'instant, je crois que c'est le film le plus surestimé de ce début d'année ! Pourtant j'aime bien les (peu) de films de Jason Reitman : Thank you for Smoking (pas assez reconnu) et Juno (j'aime bien mais je le trouve déjà un peu surestimé). Je ne comprends pas toutes ces nominations aux Oscars, y a pas grand chose de bon.

Le film aurait pu être intéressant grâce aux différents thèmes qu'il aborde : chômage, rêve américain, boulots difficiles, humanité, solitude, famille, la vie. En effet, le personnage de Clooney commence à s'apercevoir qu'il fuit ses responsabilités et a envie d'avoir une vraie vie, de construire une famille, se pose des questions existentielles (wow ca devient philo). Mais voilà pendant une heure, on voit des gens se faire virer et disons que même si on se dit "le pauvre, il a été viré" ben perso ça ne m'a touché. Mais le pire, je crois c'est quand le film se bascule dans la comédie romantique même pas assumée je trouve. 

In the Air

La fin aurait pu être bien avec sa chute, le problème, c'est que c'était franchement prévisible (dès le début je l'ai senti...). In the air est très lent (j'ai agonisé pendant presque 2h !), ne décolle jamais (le jeu de mots était inévitable) et j'avais même pas l'impression de voir un film mais plutôt une pub pour café, un truc de ce genre. Je veux bien croire que ce soit fait exprès que l'atmosphère soit si clean, si aseptisée, mais perso ça m'a un peu gonflé et je trouve que ce côté clean est à l'image du film... J'ai trouvé l'ensemble assez cliché, et les différents thèmes dont je vous ai parlé au début ne sont pas traités de manière subtile (on a droit à des dialogues très très lourds). La morale à la fin (du genre "je suis au chômage, je vais tout perdre mais ouf y a mes gosses") m'a rendu sceptique.

George Clooney n'est pas mauvais mais je l'ai déjà vu en meilleur forme. Là, il se contente de nous montrer ses dents Colgate Ultrabright et de faire le gentil ingrat. Mouais, pas convaincue. J'ai trouvé Vera Farmiga assez mauvaise pour être franche. Même si elle ne mérite pas d'être nominée aux Oscars, la seule qui s'en sort est Anna Kendrick. J'ai trouvé ce film ni drôle, ni émouvant, il ne m'a absolument rien fait et j'ai eu l'impression d'avoir perdu mon temps!

Tinalakiller

 
 
 

Photos du film :