Réalisé par : Martin Scorsese
Avec : Harvey Keitel, Susan Wood, Michael Scala
Sur un scénario de : Martin Scorsese avec une musique de :
Genre : Drame
Film Américain réalisé en 1967

 

 

Synopsis du film :
Petite frappe du quartier italien de New York, J.R. décide de se poser pour épouser la femme qu'il aime. Il apprend que celle-ci a été violée quelque temps plus tôt et il ne peut en supporter l'idée.

 
 

Analyse de film :

Critique analytique :

En 1965, le jeune Martin Scorsese s'attaque à Bring on dancing girls, son film de fin d'études. Le film connaîtra de nombreux remaniements avant de devenir le film que l'on connaît aujourd'hui. En effet, en 1967, les producteurs Haig Manoogian et Joseph Weil s'intéressent au film et le film est retravaillé et s'appelle alors I call first. Remarqué par la presse, le film ne trouve pourtant aucun distributeur. Lorsque, finalement, un distributeur s'intéresse au film, il est demandé à Martin Scorsese d'ajouter une scène érotique. Le jeune réalisateur américain accepte et engage Anne Colette vue dans Tous les garçons s'appellent Patrick de Jean-Luc Godard pour tourner cette scène. En connaissant mieux le contexte dans lequel le film a été crée, l'on comprend mieux pourquoi cette scène érotique paraît complètement déconnecté du reste du film.

Who's that knocking at my door

Bien que Who's that knocking at my door soit un film d'étudiant, l'on parvient déjà à distinguer le style unique de Scorsese. Libre et fluide, Who's that knocking at my door est fortement imprégné par le catholicisme dans lequel le réalisateur d'origine sicilienne a été élevé.
Le centre du film devrait être la relation de J.R avec la fille et la difficulté d'affronter la réalité et l'abus sexuel dont elle a été victime. Cependant, Scorsese semble davantage intéressé par J.R et sa bande de copains vagabondant dans Little Italy, le quartier où le réalisateur a grandi. Dans ce sens, il y a quelque chose d'autobiographique dans ce premier long métrage.
Et pourtant, le thème de la phobie sexuelle est sans doute le plus intéressant du film. A mesure que la relation entre J.R et la fille progresse, elle se détériore surtout après la terrible révélation. L'on peut se demander pourquoi J.R se met à rejeter la fille après que celle-ci ait eu le courage de lui avouer ce qui lui est arrivé. Plusieurs hypothèses sont envisageables. J.R ne peut pas supporter qu'un autre homme que lui ait touché la fille. Il est aussi possible qu'il ait trop de respect pour elle pour être capable de la toucher. Scorsese aborde ainsi le thème de la virginité, profondément lié au catholicisme. Ainsi, J.R est tiraillé entre son attirance pour la fille et son dégoût pour elle à cause de l'abus dont elle a été victime. Harvey Keitel exprime d'ailleurs très bien les troubles de son personnage.

Who's that knocking at my door

En revanche, l'on ne comprend pas toujours l'intérêt de la révélation de la fille. Bien que cette révélation change les relations entre elle et J.R, le réalisateur est davantage intéressé par les bêtises de J.R et de sa bande de copains. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'on ne voit pas dans le film la fille et les amis de J.R dans le même plan.
Au final, le premier film de Scorsese s'éparpille et ne parle pas de grand chose. Mais l'on apprécie déjà le style unique de ce grand réalisateur.

Erin

Critique :

J'aime beaucoup les films de Martin Scorsese mais là, son premier film, Who's that knocking at my door, m'a sincèrement déçu. Pourtant on retrouve la patte Scorsese (ce film est vraiment dans la lignée de Mean Streets mais en moins bien). Mais j'ai eu l'impression que Scorsese sortait vraiment d'une école de cinéma et nous foutait tout ce qu'il savait sur écran. De plus, lisez bien le synopsis... Bon, ben, on entre dans le vif du sujet au bout (au moins) d'une heure (le film ne dure qu'une heure et demi). Pour résumer, il ne se passe pas grand chose dans ce film. J'ai eu l'impression d'avoir perdu mon temps.

Who's that knocking at my door

Quant au noir et blanc, parfois ça fait joli, et parfois c'est complètement loupé (disons que c'était même pas du noir et blanc, c'était du noir et noir quoi). J'ai trouvé également des scènes inutiles. C'est bien beau que JR traine avec ses potes italiens mais ça sert à quoi franchement sans être méchante ? A pratiquement rien. Surtout qu'on finit par oublier le sujet du film.

Who's that knocking at my door

Que dire d'Harvey Keitel ? Et bien il ne me semble pas inspiré...Parfois j'ai trouvé qu'il surjouait un peu ou qu'il semblait paumé... En fait, j'ai l'impression qu'il n'était pas convaincu. Je peux le comprendre, parce que franchement, je ne comprends pas les réactions de son personnage JR. Bref, une belle déception ce premier Scorsese, heureusement qu'il s'est (très bien) rattrapé plus tard !

Tinalakiller

 
 
 

Photos du film :