Réalisé par : Martin Scorsese
Avec : Martin Scorsese
Sur un scénario de : Suso Cecchi D'Amico, Raffaele Donato, Kent Jones et Martin Scorsese avec une musique de :
Genre : Documentaire
Film Américain réalisé en 1999

 

 

Synopsis du film :
Martin Scorsese nous livre une introduction informative au cinéma italien, un hommage aux films et aux réalisateurs qui l'ont inspiré.

 
 

Analyse de film :

Critique :

Martin Scorsese est un passionné de cinéma, un vrai ! Son enthousiasme à faire découvrir l'histoire du cinéma avait déjà permis de créer le merveilleux Un Voyage de Martin Scorsese à travers le cinéma américain. En 1999, Scorsese décide de faire un documentaire sur l'autre cinéma qui l'a influencé : le cinéma de ses origines c'est à dire le cinéma italien.

Mon voyage en Italie

Le réalisateur ne se contente pas de proposer une histoire exhaustive du cinéma italien. Il passe en revue tous les films italiens qui l'ont influencé et inspiré. Il donne ses impressions, ses sentiments en tant que spectateur et nous éclaire sur la portée de certains de ces films.
Ainsi, il commence le film en tentant de se définir comme cinéaste. Il ne se sent ni complètement américain, ni complètement italien. Il se situe entre les deux.
Puis, il explique comment il a fait connaissance avec le cinéma italien. Le cinéma de ses origines permettait aux familles italiennes émigrées aux Etats-Unis de voir ce qu'il se passait ou ce qu'il s'était passé dans ce pays qu'elles avaient dû fuir. Ces films étaient donc toujours chargés d'émotion pour ces familles qui voyaient dans ces images le destin auxquelles elles avaient réussi à échapper.

Mon voyage en Italie

Scorsese commence son documentaire par les films italiens racontant l'histoire du pays :
Rome, ville ouverte de Roberto Rossellini (1945) qui raconte l'histoire de l'occupation allemande en Italie, 1860 d'Alessandro Blasetti (1934), Paisà de Roberto Rossellini (1946) relatant de la libération. Tous ces films lui permettent de parler du néoréalisme, cette réaction du cinéma italien contre les évènements historiques (la seconde guerre mondiale, le fascisme) qui venaient de se produire. Après guerre, il existait un vrai besoin de montrer la vie telle qu'elle était.
Le documentaire en vient naturellement à Roberto Rossellini : Rome, ville ouverte (1945), Paisa (1946), La nave bianca (1941), Voyage en Italie (1953), Allemagne, année zéro (1947), Le Miracle (1948) qui aborde le thème de la foi et de sa survie dans un monde qui n'y croit plus après avoir vécu la seconde guerre mondiale, un peu comme dans Europe 51 (1953) où une femme accède à la sainteté, Stromboli (1949), Les 11 Fioretti de François d'Assise (1950).

Scorsese aborde aussi des films plus flamboyants comme Fabiola d'Alessandro Blasetti (1949) un péplum, La Couronne de fer d'Alessandro Blasetti (1941), Cabiria de Giovanni Pastrone (1914).

Mon voyage en Italie

Une partie du film est consacrée à Vittorio De Sica, qui a débuté comme acteur et qui devenu réalisateur a réalisé des films qui ont marqué le cinéma italien : Sciuscià (1946), Le voleur de bicyclette (1949), Umberto D (1952), et L'Or de Naples (1954). Scorsese souligne sa capacité extraordinaire de passer de la comédie au drame en l'espace de quelques secondes.
Le documentaire s'intéresse ensuite à Luchino Visconti et à Michelangelo Antonioni. D'origine aristocrate, Visconti signe des films dans lesquels l'artifice est utilisé afin de montrer la vérité : Senso (1954), Les amants diaboliques (1943), La terre tremble (1950) et Bellissima (1951). Antonioni quant à lui réalise : L'Avventura (1960), La nuit (1961), L'Eclipse (1962).
Scorsese termine en parlant de Federico Fellini, ce cinéaste qui s'attarde sur des moments pouvant paraître insignifiants mais qui font la vie des personnages. Plusieurs extraits de films sont montrés et expliqués :  Les Vitelloni (1953), La Strada (1954), Les nuits de Cabiria (1957). Le documentaire s'attarde sur La Dolce Vita (1960) et Huit et Demi (1963), deux films qui ont à leur manière changé le cinéma.

Mon voyage en Italie

A la fin de ce documentaire, Scorsese explique les raisons qui l'ont poussé à réaliser ce documentaire : sa passion pour le cinéma et son envie de transmettre cette passion. Avec tant d'enthousiasme, d'amour et d'honnêteté pour le septième art, Scorsese ne pouvait que signer un documentaire passionnant qui donne une furieuse envie de regarder chaque film cité dans ce film.

Erin

 
 
 

Photos du film :