Réalisé par : André De Toth
Avec : Vincent Price, Frank Lovejoy, Phyllis Kirk, Carolyn Jones, Paul Picerni, Charles Bronson
Sur un scénario de : Crane Wilbur avec une musique de : David Buttolph
Genre : Epouvante
Film Américain réalisé en 1953

 

 

Synopsis du film :
Le conservateur d'un musée de cire conçoit une vengeance apocalyptique en rétorsion de la destruction de sa collection.

 
 

Analyse de film :

Critique :

Remake du film du même nom réalisé par Michael Curtiz en 1933, le film d'André De Toth est un grand film du genre. Il est intéressant de voir comment le personnage principal Jarrod interprété par Vincent Price va devenir un autre homme après l'incendie criminel qui le privera de ses mains et de son visage. Jarrod le dit lui même l'ancien Jarrod est mort dans l'incendie, il est le nouveau Jarrod sans mains. Le nouveau Jarrod est à l'opposé du sculpteur de génie rencontré dans la première scène où l'on découvre un homme passionné refusant de créer des scènes d'horreur car aucun sentiment morbide n'existe en lui lorsqu'il crée ses statues de cire. Tout ce qui l'intéresse c'est la beauté des statues et leur réalisme. Ainsi, il parvient à redonner vie à des pans de l'Histoire. Jeanne D'Arc, Lincoln lors de son assassinat, Marie-Antoinette et etc ... sont autant de personnages évoquant l'Histoire.
C'est par cupidité que son ami Burke va ruiner la vie de Jarrod et détruire son œuvre. Devenu fou, ce dernier va tenter de recréer son œuvre avec plus de réalisme que jamais. Et pour cela quoi de mieux que d'utiliser des cadavres humains ?
Bref, L'homme au masque de cire se trouve à mi-chemin entre Frankenstein le savant fou qui utilise des cadavres pour son œuvre et Docteur Jekyll et Mister Hyde, l'oeuvre de Stevenson dans laquelle la personnalité maléfique (Mr Hyde) du docteur va prendre le dessus.

L'Homme au Masque de Cire

Notons au passage que le maquillage est en général assez impressionnant et que quelques scènes sont absolument fantastiques. Nous en retiendrons cinq :
- la scène de l'incendie dans laquelle l'on voit chaque statue fondre et se décomposer petit à petit sous le regard horrifié de leur créateur
- la scène du meurtre de Burke où l'on découvre ce qu'est réellement devenu Jarrod
- la scène de la poursuite de Claude à travers les rues de la ville après le meurtre de Catherine
- la première visite du musée où l'on découvre le nouveau projet assez morbide de Jarrod qui consiste à faire revivre des scènes de mort violente et où Claude pense voir en Jeanne d'Arc son amie Catherine.
- la scène finale où Jean rentre dans le musée pour chercher Claude qui a été enlevée par Jarrod afin d'en faire sa parfaite Marie-Antoinette.

L'Homme au Masque de Cire

André De Toth parvient à créer une atmosphère oppressante et diabolique où l'on en vient à douter de l'origine de chaque statue. Y-a-t-il un cadavre derrière chaque statue ?
Le projet de Jarrod bien que complètement fou permet à ces morts de vivre dans un sens éternellement sous les traits d'un autre personnage.
Mais le film ne serait certainement pas ce qu'il est sans la présence de l'immense Vincent Price et de son charisme légendaire. Aidé par des secondes rôles convaincants : Igor, le serviteur sourd et muet (Charles Bronson), Claude la jeune femme persécutée et etc ... L'homme au masque de cire est un classique du genre.

Erin

 
 
 

Photos du film :