Réalisé par : Fraser Clarke Heston
Avec : Max von Sydow, Ed Harris, Bonnie Bedelia, Amanda Plummer, J.T. Walsh, Ray McKinnon, Duncan Fraser, Valri Bromfield, Shane Meier, William Morgan Sheppard, Don S. Davis
Sur un scénario de : W.D. Richter avec une musique de : Patrick Doyle
Genre : Fantastique
Film Américain réalisé en 1993

 

 

Synopsis du film :
Dans l'échoppe de l'aimable Leland Gaunt, chacun peut y trouver ce dont il a toujours rêvé pour un prix dérisoire. Mais ces acquisitions sont empoisonnées et réveillent haines et jalousies. Les conflits insignifiants tournent au meurtre, à l'apocalypse. Seul le shérif Pangborn échappe aux ruses de celui qui pourrait bien être le Diable...

 
 

Analyse de film :

Critique :

Avec Stephen King, le diable n'est jamais bien loin. Cette nouvelle adaptation d'un roman du maître du genre, bien qu'un peu marquée série B, est très agréable à regarder. Dans un premier temps, on nous présente les personnages principaux et leurs relations. Puis l'intrigue est lancée : Mr Gaunt vend pour trois fois rien les objets dont les habitants de Castle Rock ont toujours rêvé. En échange de cette réduction phénoménale, ils devront faire une petite blague à l'un des habitants de la ville. L'on comprend donc assez vite que Leland Gaunt n'a pas de bonnes intentions. Mais pourquoi monte-t-il les gens les uns contre les autres ? L'on ne tarde pas à deviner que Gaunt est en réalité le diable en personne.

Il est intéressant de noter que le diable n'a pas de sang sur les mains. Il se contente d'attiser la haine déjà présente dans le coeur des habitants de Castle Rock. Malheureusement, pour certains d'entre eux, l'issue sera fatale. A ce propos, l'on retiendra la très belle scène de bagarre suivie d'un double meurtre entre Nettie et Vilma sur la chanson Ave Maria.

L'on peut se demander si Le bazaar de l'épouvante ne présente pas une réflexion sur la capacité de l'homme à s'entredétruire. Même les hommes d'église n'y résistent pas, comme si aimer son prochain ne comptait pas. Ainsi, le Mal ne vient pas du diable mais bien des habitants eux-mêmes comme si le Mal était naturellement présent dans chaque être humain.

Notons également qu'aucun habitant de la ville n'est capable de dire "non" à Gaunt lorsque ce dernier leur présente l'objet tant convoité comme si la cupidité était plus forte que tout. L'excès de la cupidité de la majorité de la population permet d'établir un lien avec la pièce de Goethe : Faust.

Le bazaar de l'épouvante

Sans temps morts, Le bazaar de l'épouvante est un bon film à l'aspect de série B devant lequel on ne s'ennuie pas une seconde et qui fait réfléchir le spectateur sur la nature humaine. Et de la nature humaine, il n'y a pas beaucoup à espérer ...

Erin

 
 
 

Photos du film :