Réalisé par : Michael Mann
Avec : Johnny Depp, Christian Bale, Marion Cotillard, Channing Tatum, Billy Crudup, Jason Clarke, Giovanni Ribisi, Stephen Dorff, Rory Cochrane, Emilie De Ravin, Lili Taylor
Sur un scénario de : Michael Mann, Ann Biderman et Ronan Bennett avec une musique de : Elliot Goldenthal
Genre : Film de Gangsters
Film Américain réalisé en 2009

 

 

Synopsis du film :
Basé sur l'histoire vraie de John Dillinger, un braqueur de banque hors pair qui a sévi à de nombreuses reprises dans l'Amérique des années 30. Avancé comme "l'ennemi public numéro 1" par le patron du FBI, John Edgar Hoover, Dillinger sera traqué sans relâche par Melvin Purvis, l'un des agents fédéraux des plus efficaces.

 
 

Analyse de film :

Critique :

Michael Mann s'attaque aux années 1930 et au personnage de John Dillinger auquel le cinéma s'est déjà intéressé. Ce qui frappe immédiatement c'est l'atmosphère du film. A aucun moment, Mann ne parvient à capter celle de la Grande Dépression. La faute à qui ? Sans doute à l'image un peu trop moderne, et peut être même aux acteurs qui n'ont pas franchement l'air de sortir des années 1930.

Justement parlons des acteurs qui sont, à mon avis, l'un des problèmes majeurs du film.

Johnny Depp, réputé meilleur acteur de sa génération et principalement connu pour ses rôles d'excentrique, apparaît ici bien plat, vide et insignifiant, comme si le personnage lui échappait. De plus, il est glacial ce qui a tendance à mettre une distance entre lui qui se veut être un Robin des Bois et le spectateur.

Christian Bale n'est pas en reste. A sa première apparition dans le film, le spectateur a l'impression d'être confronté à Terminator. Trop mécanique et trop froid, il est lui aussi trop distant du spectateur malgré sa vertu exemplaire.

Reste Marion Cotillard qui ne s'en sort pas si mal. Personnage peu utilisé, elle est la seule à sembler vivante dans ce film dénué d'émotions. Son histoire d'amour avec Dillinger est d'ailleurs assez mal exploitée car elle ne mène à rien. Et au final, cela fait plus décoration qu'autre chose.

Autre élément de réflexion : les erreurs historiques. L'agent Purvis n'est pas à l'origine de la mort de Baby Face Nelson. Ce dernier n'a pas été tué au Little Bohemia Lodge, il est mort lors de la bataille de Barrington le 27 Novembre 1934. C'est également le cas de Homer Van Meter et de John Red Hamilton qui trouvèrent la mort après Dillinger.

Public Enemies

La trame du film reste relativement classique : un bandit est poursuivi sans relâche par la police. Les innovations techniques utilisées dans les scènes d'action (scène de fusillade dans la forêt) n'y changent rien. L'histoire suit son cours sans le moindre rebondissement. Et d'ailleurs, même Dillinger semble le savoir prêt à accepter la mort après avoir vu son propre sort dans Manhattan Melodrama de W. S. Van Dyke.

Mann prend des risques en choisissant de montrer l'histoire du point de vue de Dillinger. Mais cela se révèle vite inintéressant. Trop froid pour partager quoique ce soit, Dillinger apparaît comme un simple criminel et non pas comme le Robin des Bois qu'il prétendait être.

Mann a trop appuyé son point de vue en faisant de l'agent Purvis une machine à tuer et en lui attribuant des morts qu'il n'a pas commises et en voulant faire de Dillinger un héros des temps modernes, ce qui tombe complètement à plat étant donné le fort degré d'antipathie du personnage.

Public Enemies

Trop préoccupé par l'aspect technique et censé innovant de son film, Mann oublie de donner à ses personnages de la consistance, à son film une réelle ambiance des années 1930. La Grande Dépression, évènement majeur dans l'Histoire américaine passe à la trappe.

Erin

Critique :

Film très attendu, Public Enemies m'a fortement déçu. J'aime les films de ce genre mais là ça ne m'a pas convaincu. J'ai trouvé ce film plutôt ennuyant.

J'ai trouvé que ce film était mal éclairé (dans les scènes où ça se passe dans le noir on voit vraiment que dalle !) et j'ai détesté la caméra qui bougeait partout. Pour ce film, ça ne le fait pas du tout. C'est cool d'être près des personnages mais cette caméra donne le mal de crâne et parfois on voit à peine ce qui se passe.

Les scènes d'action sont bien mais bon, elles ne rendent pas le film exceptionnel. Des scènes comme ça, bon, on en a déjà vu.

Public Enemies

Le personnage de Dillinger est plutôt inintéressant, ni attachant, tout comme d'ailleurs les autres personnages d'ailleurs. Le film survole trop les potes gangsters de Dillinger (on retient à peine les noms et visages), survole trop les personnages (d'où ce manque d'intérêt pour les personnages).

Les acteurs sont également décevants. Je ne dirai pas mauvais mais pas inspirés. J'ai vu Depp beaucoup mieux, Bale nous fait un mélange de Terminator et Batman (mais est plus charismatique que Depp, je trouve) et Cotillard est un peu cruche. Ne vous attendez pas non plus à un super face à face entre Depp et Bale vu que ce duel est pratiquement inexistant.

L'histoire d'amour entre Dillinger et Billie est censée être belle, la touche émotionnelle du film etc... bon moi ça ne m'a rien fait. Je n'ai pas vu de l'amour entre les deux personnages. (en même pas un jour c'est le grand amour, on a l'impression que Dillinger la force à être avec lui). Est-ce qu'on est également obligé d'avoir une musique irritante dès qu'ils s'embrassent ?

Public Enemies

Ce genre de films est censé contenir des répliques cultes : ici, à part une ou deux répliques sympas, les dialoguistes n'ont pas fait forts. Les répliques entre les deux amoureux sont d'une stupidité affligeante... (j'ai failli rire plusieurs fois).

Quelques petits points positifs : la mise en scène est correcte, la photographie est superbe, le son est impressionnant et les dernières minutes du film relèvent un peu le niveau...

Pour terminer, ce Public Enemies avait tout pour un chef-d'oeuvre mais je me demande comment Mann s'est planté. Pour moi, ce n'est pas un grand film, mais plutôt un film banal, qui n'arrive pas du tout à la cheville des grands films de gangsters...

Tinalakiller

 
 
 

Photos du film :