Réalisé par : Gregory Hoblit
Avec : Richard Gere, Laura Linney, John Mahoney, Alfre Woodard, Frances McDormand, Edward Norton
Sur un scénario de : Ann Biderman et Steve Shagan avec une musique de : James Newton Howard
Genre : Drame
Film Américain réalisé en 1996

 

 

Synopsis du film :
Martin Vail, brillant avocat de Chicago, aussi soucieux de sa publicité que de son talent, se porte volontaire pour défendre un jeune homme accusé du meurtre de l'archevêque Rushman, un des plus éminents dignitaires de la ville. Aaron Stampler, le présumé coupable, provincial timide et naïf, bénéficiait de la protection de l'archevêque qu'il considérait comme son père. Vail est vite convaincu de l'innocence de son client. Cependant, après certaines révélations troublantes, il sera amené a manipuler et à piéger la partie adverse.

 
 

Analyse de film :

Critique :

L'affiche et le titre ne paient pas de mine. Mais c'est bien connu les apparences sont trompeuses. Si vous n'avez pas vu le film, ne continuez pas la lecture de cet article.

Le principal intérêt du film réside dans le fait de savoir si Aaron est coupable du meurtre de l'archevêque Rushman. Alors que tout le monde croit en la culpabilité du jeune homme retrouvé couvert de sang alors qu'il tentait de prendre la fuite, Martin Vail, éminent avocat est le seul à ne pas douter de l'innocence du jeune homme. Vail va alors fonder toute sa plaidoirie sur un élément capital : le manque de mobile. Tout le monde sait que l'archevêque avait été bon avec Aaron. Pourquoi ce dernier l'aurait-il si sauvagement assassiné en le poignardant 78 fois ? Mais bientôt, toute la défense de Martin Vail va s'écrouler lorsqu'une vidéo très compromettante de Aaron va faire surface. Dans cette vidéo, l'on voit Aaron, son ami Alex et Lisa tourner un film pornographique sous la direction de l'homme d'église. Vail doit-il révéler l'existence de cette vidéo et briser la réputation de l'Église ? Doit-il protéger son client en cachant cette vidéo ? Les stratégies bien connues des avocats vont bon train.Et le spectateur a l'impression d'assister à une partie d'échecs. De plus, l'enjeu est considérable : si Aaron est condamné il risque la peine capitale c'est à dire la chaise électrique.

Peur Primale

L'autre intérêt, celui qui captivera le spectateur, est le dédoublement de personnalité dont souffre Aaron. La psychologue et Vail se rendent rapidement compte qu'Aaron souffre d'un dédoublement de la personnalité. Il est donc inconcevable pour eux que le jeune homme soit condamné à mort pour un crime qu'il n'a pas vraiment commis. Même si le meurtrier réside dans le même corps qu'Aaron, c'est Roy le maléfique qui a tué pas Aaron. Mais plaider la folie n'est-il pas un peu facile comme le sous-entend Janet Venable ?

Jusqu'ici le spectateur est désespéré face à cette accusation forte, cette machine implacable qu'est la justice et qui veut à tout prix écrasé ce jeune homme. Quel soulagement ressent-il lorsqu'il apprend qu'Aaron devra aller faire un tour dans un hôpital psychiatrique !

Patatras ! Le twist de Peur primale est énorme ! Aaron révèle dans un premier temps qu'il ne souffre pas de dédoublement de la personnalité et par conséquent qu'il a joué au jeu de la folie pour éviter une mort sûre et certaine. Pire il révèle qu'Aaron n'a jamais existé, que ce jeune homme angélique, timide et bégayant n'est qu'un personnage crée dans le but d'attendrir le jury et ne pas être condamné. C'est donc Roy le maléfique qui a toujours existé. Le jeune homme libéré est donc un véritable psychopathe, capable d'atrocités. Tout le mérite revient à l'acteur qui incarne Aaron/Roy : le jeune et prometteur Edward Norton. Angélique, il est capable de devenir un monstre en l'espace de quelques secondes, une performance d'acteur !

Erin

 
 
 

Photos du film :