Réalisé par : Terry Gilliam
Avec : Jodelle Ferland, Janet McTeer, Brendan Fletcher, Jennifer Tilly, Jeff Bridges
Sur un scénario de : Terry Gilliam et Tony Grisoni avec une musique de : Jeff Danna et Mychael Danna
Genre : Drame
Film Anglo-Canadien réalisé en 2005

 

 

Synopsis du film :
Lorsque sa mère meurt d'une overdose, la petite Jeliza-Rose part s'installer dans une vieille ferme avec son père, Noah, un rocker héroïnomane qui a connu des jours meilleurs. Afin d'échapper à la solitude de sa nouvelle maison, Jeliza-Rose s'évade dans un monde imaginaire. Pour lui tenir compagnie, Jeliza-Rose n'a que les têtes de quatre poupées qui ont perdu leur corps... jusqu'à ce qu'elle rencontre Dickens, un jeune homme ayant l'esprit d'un garçon de dix ans. Vêtu d'une combinaison de plongée, il passe son temps caché dans une carcasse d'autocar, son "sous-marin", attendant de capturer le requin géant qui habite sur la voie ferrée. Dickens a une grande soeur, Dell, une sorte de fantôme vêtu de noir qui se dissimule constamment sous un voile d'apiculteur. Pour Jeliza-Rose, le voyage ne fait que commencer...

 
 

Analyse de film :

Critique :

Nietzsche a dit : "Trop de trop tue le trop" et il avait entièrement raison. Avec Tideland, le spectateur fait une overdose d'images dénuées de sens. Les personnages sont trop excessifs dans leur folie pour que l'on puisse y croire. En effet, il faut une sacrée dose de coïncidences pour que la fille d'un couple de drogués déménage pour habiter à côté de Dickens et sa sœur Dell, deux personnages haut en couleurs.
Ne parlons même pas de l'histoire qui ne mène nulle part. La moitié du film de Gilliam n'est qu'errance dans le délire auquel le spectateur ne participe pas.
Ex plus d'être exclu du film, le spectateur doit subir la longueur et la lenteur du film. En effet, la majorité du film se résume à voir la petite fille jouer avec ses poupées ou avec Dickens dans son super sous-marin et ça devient vite ennuyeux. De plus, le film repose en partie sur Jodelle Ferland, jeune actrice prometteuse certes mais qui n'a pas encore les épaules pour porter un film à elle seule.

Tideland

Tideland a une ambiance malsaine, ce qui est a priori normal puisque la drogue est omniprésente dans le film. Le problème c'est que le réalisateur anglais semble être incapable de s'arrêter dans le délire. La situation de la petite fille est suffisamment glauque pour en rajouter une couche. Dell et sa passion pour empailler les morts est à la limite du nauséabond. Les bisous bien qu'enfantins échangés entre la petite fille et Dickens qui a dix ans d'âge mental, seront pour certains d'un goût douteux.

Tideland

Où Gilliam a-t-il voulu en venir en adaptant le roman de Mitch Cullin ? L'on comprend bien que le film aux allures de conte se présente comme une épreuve initiatique dont la petite fille sortira grandie. En s'enfonçant dans le délire, l'on comprend aisément que Gilliam se pose la question de la frontière entre la réalité et l'imagination. Et pourtant, l'avenir de Jeliza-Rose semble bien sombre même lorsqu'une femme présente dans le train dynamité par Dickens, la prend pour une orpheline et décide de la recueillir. Jeliza-Rose n'a connu que le délire. Elle a toujours été livrée à elle-même. Confrontée à la mort depuis son plus jeune âge, le retour à la vie "normale" sera difficile. Mais qu'est-ce que la normalité ? Peut-être est-ce là le propos de Terry Gilliam ...

Erin

 
 
 

Photos du film :