Réalisé par : Fernando Meirelles
Avec : Julianne Moore, Mark Ruffalo, Danny Glover, Gael García Bernal
Sur un scénario de : Don McKellar avec une musique de : Marco Antônio Guimarães
Genre : Drame
Film Brésilien réalisé en 2008

 

 

Synopsis du film :
Le pays est frappé par une épidémie de cécité qui se propage à une vitesse fulgurante. Les premiers contaminés sont mis en quarantaine dans un hôpital désaffecté où ils sont rapidement livrés à eux-mêmes, privés de tout repère. Ils devront faire face au besoin primitif de chacun : la volonté de survivre à n'importe quel prix. Seule une femme n'a pas été touchée par la " blancheur lumineuse ". Elle va les guider pour échapper aux instincts les plus vils et leur faire reprendre espoir en la condition humaine.

 
 

Analyse de film :

Critique :

Le sujet du film c'est à dire la planète frappée par une épidémie de cécité, ne pouvait pas présager un film profondément misogyne.
L'épidémie n'est qu'un prétexte pour s'intéresser à un autre sujet : la domination masculine sur les femmes. En effet, on ne cherche pas à savoir d'où vient l'épidémie. En fait, on n'y accorde aucune importance.
La grande majorité du film se passe dans un bâtiment en quarantaine dans lequel des clans vont se former. Le problème c'est que les clans ne sont pas vraiment égaux. D'un côté on a les gentils et d'un autre les pires des ordures.
Le réalisateur semble prendre un plaisir malsain à montrer des femmes se soumettre sexuellement surtout, à des bêtes.
L'homme est un animal et retrouve parfois ses instincts animaux. Bref, on n'apprend pas rien de nouveau. Tout le monde sait que l'homme est parfois capable de commettre les pires des horreurs. Il n'y a qu'à regarder notre Histoire pour comprendre de quoi l'homme est capable.
Le propos ne réside que dans la domination sexuelle, ce qui est à la fois méprisant à l'égard des femmes et complètement faux. La condition féminine a bien évolué et les femmes sont désormais libres et indépendantes dans la majorité des pays développés.

Blindness

On aurait pu pardonner l'absurdité des propos du réalisateur si ce dernier ne s'était pas entêté à faire l'apologie de la prostitution. En effet, on nous montre des femmes prêtes à vendre leurs corps afin de manger alors qu'elles ont le pouvoir de se rebeller; ce qu'elles font immédiatement après que l'on nous ait montré une scène particulièrement violente et dégradante. Notons tout de même que les hommes ne sont pas appelés par le clan qui veut littéralement de la viande fraîche. Au fond, cela peut quand même signifier que l'on voulait nous montrer ces femmes se soumettre et tenter cette expérience violente et dégradante.
Et pourtant, une femme a encore la vue dans ces ténèbres. L'on sent bien qu'il y a une dimension religieuse derrière tout ça mais elle n'est jamais explorée. Celui qui voit peut guider les autres. Et que fait-elle pour guider les siens ? Rien. Elle conduit toutes ces femmes à la boucherie. Si un homme avait eu la chance de garder sa vue, le discours aurait été bien différent. Il aurait mener les siens à rebeller, à combattre le mal. L'on retrouve donc ici un discours misogyne qui nous dit que la femme n'est pas capable de diriger.
Vous l'aurez compris, la morale du film est plus que douteuse. Elle est même fortement condamnable.

Blindness

Concernant le film, en lui-même, il n'y a rien d'extraordinaire à dire. Ce n'est pas tellement bien filmé, les couleurs sont franchement laides et le scénario est extrêmement pauvre.
Les acteurs ne sont même pas bons, bien qu'ils essaient tous de tirer leur épingle du jeu.
L'on rejoint ici encore l'un des thèmes importants du film: la lutte pour le pouvoir et les moyens d'y arriver.
Le réalisateur passe totalement à côté de son sujet. On se fiche pas mal de cette épidémie de cécité. Le spectateur a les meilleures raisons du monde d'être terriblement déçu par ce film qui a été présenté comme étant dans la même veine que les films de l'homme. Or, ici l'on n'est pas du tout dans la fiction ou dans l'anticipation. On explore littéralement les bas-fonds de la nature humaine.
Glauque, violent, cliché et sans intérêt : voilà comment résumer ce film dégoûtant et surtout profondément misogyne.

Blindness

Erin

Critique :

Présenté en ouverture et en compétition officielle au festival de Cannes, Blindness, adaptation du roman "L'aveuglement" de José de Sousa Saramago avait un bon sujet de départ. La première demi-heure est très bonne, c'était prometteur. Mais dès que les personnages sont placés en quarantaine, le film ne tient plus ses promesses. J'ai trouvé beaucoup de choses pas trop crédibles. Déjà le fait que personne ne s'occupe des aveugles, c'est moyennement crédible mais bon limite ça passe.

Blindness

On n'a pas attendu ce film pour savoir que l'homme était mauvais, pouvait se conduire comme un animal et que ce genre de situation conduit à l'anarchie et à la dictature (le "roi" alias Gael Garcia Bernal). On peut aussi se rendre compte que l'aveuglement doit être pris au sens propre et figuré. Mais de bonnes idées ne suffisent pas. Ce n'est pas en nous balançant du blanc toutes les 30 secondes qu'on en ressort convaincu. Le film tourne souvent en rond, on s'emmerde un peu même. Mais le pompon revient à la scène de viol/prostitution qui rend le film ignoble, gratuit et ridicule. Je ne comprends même pas pourquoi il n'y a un avertissement ou une interdiction pour ce film. Le pire c'est le personnage de Julianne Moore. L'actrice (comme les autres acteurs) semble réellement investie dans son rôle mais son personnage est d'une stupidité incroyable. Elle a l'avantage de voir, elle se laisse violer, elle et ses nouvelles copines, et a peur de plusieurs types qui ont certes une arme (elle sort d'où cette arme ?) mais qui voient que dalle ! Son personnage aide un peu à les guider mais bon j'ai pas non plus vu une superbe et formidable héroïne.


Blindness

Je suis également étonnée de voir que les personnages mettent 1h30 à comprendre que le personnage de Moore a la vue ! La scène où les gens se jettent sur la bouffe de Julianne Moore est affligeante (métaphore = les gens sont des zombies, wow !), j'avais même envie de rire.  Dommage de voir un film raté alors qu'il y avait un réel potentiel.

Tinalakiller

 
 
 

Photos du film :