64 ème Festival de Cannes (2011)

Affiche du Festival de Cannes 2011

Grâce à la chaîne TV Festival de Cannes, à Canal +, au site du Festival de Cannes et à la presse, nous allons tenter de vous faire suivre le Festival de Cannes.

11 Mai :

La maîtresse de cérémonie Mélanie Laurent très à l'aise et enchantée a su insuffler un peu de jeunesse au Festival, grâce à un style non conventionnel et une langue moins soutenue de ce que l'on s'attend à entendre dans ce type de cérémonie.

Mélanie Laurent, maîtresse de cérémonie
Crédit : SIPA

Les différents membres du jury font leur entrée sur scène :

Nansun Shi, productrice hongkongaise Nansun Shi, productrice hongkongaise

Olivier Assayas, réalisateur français Olivier Assayas, réalisateur français

Linn Ullman, écrivain norvégien Linn Ullman, écrivain norvégien

Johnnie To, réalisateur hongkongais Johnnie To, réalisateur hongkongais

Martina Gusman, actrice argentine Martina Gusman, actrice argentine

Jude Law, acteur anglais Jude Law, acteur anglais

Mahamat Saleh Haroun, réalisateur tchadien Mahamat Saleh Haroun, réalisateur tchadien

Uma Thurman, actrice américaine Uma Thurman, actrice américaine

Robert de Niro, Président du Jury

Très humble, Robert De Niro, le Président du jury arrive enfin sur scène sous un tonnerre d'applaudissements. Un hommage lui est rendu grâce à une chanson sur New York, interprètée par Jamie Cullum. En effet, New York est une ville essentielle dans la vie et la carrière de De Niro. Mélanie Laurent, très enthousiaste, n'hésite pas à décontracter l'ambiance en improvisant quelques pas de danse.
A présent, Gilles Jacob et Bernardo Bertolucci entrent sur scène. Après un discours formel, le réalisateur italien Bernardo Bertolucci reçoit une Palme d'honneur des mains du Président du Festival : Gilles Jacob. C'est le réalisateur de 1900 qui déclare le Festival de Cannes ouvert : "Declaro il Festivale di Cannes aperto"
Crédit de la photo ci dessus : J-P PELISSIER / REUTERS

Le Jury de Cannes 2011

Ce soir-là, le dernier Woody Allen : Minuit à Paris était présenté.

Minuit à Paris de Woody Allen (Film d'ouverture, hors compétition)

Minuit à ParisSynopsis : Un jeune couple d’américains dont le mariage est prévu à l’automne se rend pour quelques jours à Paris. La magie de la capitale ne tarde pas à opérer, tout particulièrement sur le jeune homme amoureux de la Ville-lumière et qui aspire à une autre vie que la sienne.

Accueil à Cannes : Le dernier Woody Allen a reçu un bon accueil. Ce que la presse en dit ? Romantique, comique et hommage à la belle ville de Paris, le tout relevé par un aspect carte postale très sympathique.

"La nouvelle étape de la tournée européenne de Woody Allen ne laissait rien présager de particulièrement excitant, la rumeur ayant supplanté les trop rares infos sur le film. C'est en fait une très bonne surprise." Emmanuel Cirodde pour L'Express

"Il est clair que l'ami Woody ne s'intéresse pas beaucoup à la France réelle [...] les acteurs sont top [...] Sans parler des « french beauties » conformes aux attentes [...] A ce défilé, il manque un peu de vie, un peu d'humour aussi : on a connu les dialogues du maître Allen plus percutants, et on l'a vu faire passer des « messages » (quelque chose comme l'âge d'or est un mythe dans lequel se fourvoie chaque génération) en moins de mots..." Aurélien Ferenczi pour Télérama

"Quoi qu'il en soit, on ressort de la projection le sourire aux lèvres, la tête dans les volutes poétiques et jazzy de cette féérie allennienne." Olivier Delcroix pour Le Figaro

Montée des marches de l'équipe de Minuit à Paris
© Lebuzz.info inc

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12 Mai :

Deux films ont été présentés : Sleeping beauty de Julia Leigh et We need to talk about Kevin de Lynne Ramsay.

Sleeping Beauty de Julia Leigh (En compétition)

Sleeping Beauty Synopsis : Ce que les hommes lui font la nuit, elle ne s’en souvient pas quand le jour se lève…
Une jeune étudiante qui a besoin d’argent multiplie les petits boulots. Suite à une petite annonce, elle intègre un étrange réseau de beautés endormies. Elle s’endort. Elle se réveille. Et c’est comme si rien ne s’était passé…

Accueil à Cannes : Le film a reçu un assez bon accueil à Cannes puisque la presse est d'un avis mitigé. L'actrice australienne Emily Browning confirme cependant son talent grâce à son interprétation exceptionnelle. Soutenu par Jane Campion, l'on reproche essentiellement au film de ne pas vraiment aboutir. Il faut quand même garder à l'esprit qu'il s'agit d'un premier film.

"Julia Leigh transpose son univers littéraire à l'écran le temps d'un film troublant, dont on préférera retenir la prestation tout en abandon d'Emily Browning que l'esthétique glaçante." Emmanuel Cirodde pour L'Express

"Premier film mystérieux d'une jeune australienne, Julia Leigh. Glacial, clinique et terriblement maîtrisé." Olivier De Bruyn pour Evene.fr

 

L'équipe de Sleeping Beauty

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We need to talk about Kevin de Lynne Ramsay (En compétition)

Synopsis : Eva a mis sa vie professionnelle et ses ambitions personnelles entre parenthèses pour donner naissance à Kevin. La communication entre mère et fils s’avère d’emblée très compliquée. A l’aube de ses 16 ans, il commet l’irréparable. Eva s’interroge alors sur sa responsabilité. En se remémorant les étapes de sa vie avant et avec Kevin, elle tente de comprendre ce qu’elle aurait pu ou peut-être dû faire.

Accueil à Cannes : La merveilleuse prestation de Tilda Swinton a déjà marqué l'esprit des festivaliers. Le jeune acteur Ezra Miller, qui interprète Kevin semble être l'une des révélations de ce Festival. Les adjectifs : fort et émouvant reviennent souvent.

"Les choix artistiques sont au service de l’histoire, la photo et le montage sont des œuvres à eux seuls. Les plans serrés et les effets plastiques s’alternent dans un montage complexe de flash back et de rêves qui piègent le spectateur dans la tête de cette famille tourmentée. A voir." Donald Hebert pour Le Nouvel Observateur

"Le spectacle offert par la sublime Tilda Swinton laisse sa voix : l’actrice est d’un même élan une mère compréhensive, meurtrie, dépassée, humiliée, patiente, révoltée, aimante, désespérée, tout cela parfois dans un regard, un geste à peine ébauché, un sourire triste tout juste esquissé. [...] C’est du très, très grand art. " Pascal Mérigeau pour Le Nouvel Observateur

"Mais si le personnage de Tilda Swinton demeure le pivot central du film, il est étonnant de noter que la mise en scène de Lynne Ramsay préfère s'accorder au cynisme raffiné de Kevin. Sa démonstration de style frise parfois l'esbroufe, mais a le mérite de tenir à distance toute émotion, soulignant à grands coups de gerbes rouge sang la violence de la situation et le trouble affectif du gamin." Emmanuel Cirodde pour L'Express

"Malgré quelques affèteries superflues, le film finit par distiller un vrai malaise – et un suspense sur la puissance de malfaisance de Kevin…" Aurélien Ferenczi pour Télérama

«Un film de qualité, sombre et désespéré, mais auquel il est difficile d'adhérer». Jean-Luc Wachthausen pour Le Figaro

L'équipe de We need to talk about Kevin

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Restless de Gus Van Sant (Un certain regard )

Restless Synopsis : Le parcours initiatique de deux adolescents fascinés par la mort...

Accueil à Cannes :

"Pas terrible, le nouveau Gus Van Sant. [...] Tout ça est charmant, mais mou, si mou… La fantaisie du film apparaît un peu fabriquée, et Gus Van Sant recycle sans trop se fouler les clichés du cinéma indépendant américain." Olivier Bonnard pour le Nouvel Observateur

"Bref, Gus Van Sant signe avec Restless une romance singulière, poétique et élégante." Olivier Delcroix pour Le Figaro

"Elégiaque, un tantinet manièré, Restless n’est sans doute pas le plus grand film de Gus Van Sant. Reste qu’il est touchant [...]" Anne Kerloc’h pour 20 Minutes

"Et le manque total d’enjeu est censé être un atout pour ce film à l’ambiance évanescente très calculée, et non un problème. Malheureusement, c’en est un. Et ce n’est pas parce qu’il y a deux ou trois jolies choses ici et là dans ce RESTLESS (avouons-le, tout n’est pas si décevant) qu’on courbe l’échine face au terrorisme émotionnel de son sujet. Ce dernier n’étant que perpétuellement desservi par le maniérisme ambiant." Emmanuelle Spadacenta pour Cinemateaser

Montée des marches de l'équipe de Restless

Travailler fatigue de Juliana Rojas, Marco Dutra (Un certain regard)

Travailler fatigueSynopsis : Helena est sur le point d'ouvrir son petit marché dans Sao Paulo, quand son mari perd son travail. Elle devient alors l'unique responsable finacier de son foyer. Pendant ce temps son épicerie rencontre toute sorte de problèmes.

Accueil à Cannes :

"Entre l'étrangeté froide des lieux et les personnages susceptibles à chaque mouvement de mini métamorphoses, Trabalhar Cansa simule la distance et l'étrangeté pour murmurer des vérités sur l'absurdité de la condition humaine, quitte à lorgner vers l'absurde." Romain Le Vern pour Excessif

"Les cinéastes jouent surtout sur une certaine morbidité ambiante (plutôt réussie par moments, notamment grâce au décor glauque de la supérette), dont on ne sait jamais si elle va nous entraîner totalement dans le fantastique ou non. Ce qui, évidemment, n’a rien d’un défaut en soi, mais crée une certaine frustration [...] A vouloir danser sur trop de tableaux, les deux cinéastes se perdent totalement, et le spectateur avec." Aurélien Allin pour Cinemateaser

" Travailler fatigue s’inscrit donc dans cette lignée de films sud-américains (« Rabia » ou « Ne nous jugez pas »), mêlant un contexte social difficile et les ficelles d’un cinéma de genre comme l’épouvante. Malheureusement, au bout d’une heure de film, le constat est peu reluisant. L’alchimie ne prend pas, et ce n’est pas faute d’avoir attendu patiemment que le film se mette en place. [...] Les deux réalisateurs peuvent d’ailleurs remercier leurs deux acteurs très convaincants et dont les interprétations ne pâtissent aucunement des mauvais choix de leurs metteurs en scène. Au moins, ils sont là pour sauver les meubles." Alexandre Romanazzi pour Abus de ciné

13 Mai :

Habemus Papam de Nanni Moretti (En compétition)

Habemus PapamSynopsis : Tout juste élu, un Pape est en proie au doute... Il décide alors de suivre une psychothérapie afin de lutter contre son profond malaise.

Accueil à Cannes :

"La mise en scène de Moretti débute par des moments d'une grande émotion qui collent au plus près au cérémonial du Sacré Collège. [...] Et puis, il y a les moments de pure comédie. [...] C'est aussi une des forces du film que de n'être jamais là où on l'attend [...] Pour ses demi-sourires, ses discours ébauchés, ses yeux d'enfant, il mérite amplement un Prix d'interprétation." Sophie Benamon pour L'Express

"Le cinéaste s'amuse comme un petit fou. Pas le spectateur. Paresse et vanité sont des pêchés capitaux, dit-on. Habemus papam aurait pu être une féroce comédie-pamphlet désacralisant les coutumes liées à l'élection du Souverain Pontife. Nanni Moretti n'a pas osé aller au bout de son projet. On sort de la salle perplexe." Eric Neuhoff pour Le Figaro

"le Moretti 2011 est vif, drôle, léger et profond, que Michel Piccoli y est remarquable" Allociné

"Mais voilà, Nanni Moretti a choisi de traiter ce sujet puissant sous l'angle de la bouffonnerie. Du moins de la demi-bouffonnerie, puisque le film n'est même pas uni du point de vue du ton, oscillant entre mélancolie et loufoquerie totale [...] Non, vraiment, on est déçu. Un si beau sujet, et si peu d'âme. Habemus papam, et ennuim." Le Point.fr

"Moretti promène sur notre présent un regard funèbre et désinvolte [...] Et quelque chose de cruel, de bouleversant transpire entre les péripéties hagardes de Piccoli, grand acteur nerveux réduit aux trottinements de l’homme moyen dans une existence vouée à l’inexorable néant sans phrase." Didier Péron pour Next Liberation

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L'équipe d'Habemus Papam
Photo Eric Gaillard / Reuters

Polisse de Maiwenn (En compétition)

PolisseSynopsis : Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi la pause déjeuner où l’on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables ; c’est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec…
Comment ces policiers parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ?
Fred, l’écorché du groupe, aura du mal à supporter le regard de Melissa, mandatée par le ministère de l’intérieur pour réaliser un livre de photos sur cette brigade.

Accueil à Cannes :

"Maïwenn sait capter à merveille les silences, les crises de larmes et la gestuelle de l’enfance, un talent particulièrement sensible dés les premières images." Anne Kerloc'h pour 20 Minutes

"Il y a de l'audace, de la pertinence et de l'énergie à revendre dans ce film qui nous embarque dans le quotidien de la brigade de protection des mineurs. [...] Parfaitement documenté, ce film capable de passer du drame le plus atroce (accouchement d'un enfant mort-né d'un viol...) au rire le plus libérateur" Thierry Chèze pour L'Express

"Maïwenn réussit, sur le fond et sur la forme, à faire vivre une intrigue complexe, riche et signifiante, sans temps morts ni sensationnalisme." Christophe Narbonne pour Première.fr

"ça passe dans le grand élan qui l'anime, avec des fautes de goût invraisemblables (dialogues ultra-vulgaires, plans terribles d'un embryon mort), mais ce culot qui fait qu'elle peut parler de tout. Pas impossible que Polisse soit quelque part au palmarès." Aurélien Ferenczi pour Télérama

"Servi par un casting prestigieux et pléthorique, tourné dans le style vif et déstructuré qu'affectionne la réalisatrice, le film joue sur du velours pour deux raisons. [...] Les défaillances pèsent plus lourd dans la balance. La construction du récit, subordonnée à la constante recherche de l'émotion maximale, est ainsi réduite à un empilage de scènes, dont le modèle se trouve du côté du polar télévisuel francophone. [...] Pas l'ombre d'une réflexion sur le paradoxe qui veut que notre société érotise à des fins de marchandisation le corps des enfants tout en imputant à la pédophilie le titre de crime suprême" Jacques Mandelbaum pour Le Monde

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L'équipe de Polisse
Photo : Yves Herman / Reuters

Wu Xia de Peter Ho-Sun Chan (Hors compétition)

Wu XiaSynopsis : Un expert en arts martiaux, désireux de prendre sa retraite, se retrouve traqué par un détective et son ancien maître.

Accueil à Cannes :

"Wu Xia is a beautifully photographed piece of work from the always visually impressive Peter Chan with an all star cast. [...] The script is engaging, the characters interesting [...] the action is inventive and high energy." Todd Brown pour Twitch film
(traduction : Wu Xia est une oeuvre sublime au niveau de la photographie notamment grâce à son impressionnant casting quatre étoiles. [...] Le scénario est engageant, les personnages sont intéressants [...] l'action est créative et pleine d'énergie [...])

"Si WU XIA est indubitablement un véritable film d’action, on pourra d’abord saluer la vocation ludique de Peter Chan à déconstruire le spectacle inhérent au genre wu xia et à le rationnaliser un peu. [...] le réalisateur s’attèle à construire une véritable histoire, linéaire certes, mais souvent touchante. [...] souvent fait-il de son WU XIA un très chouette divertissement et un spectacle impressionnant, drôle et extrêmement noble" Emmanuelle Spadacenta pour Cinemateaser

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Montée des marches de l'équipe de Wu Xia
Photo : Visual, Premiere

Arirang de Kim Ki-Duk (Un certain regard)

ArirangSynopsis : Arirang est une histoire dans laquelle Kim Ki-duk joue trois rôles. Ce film traite de sa dépression.

Accueil à Cannes :

"Parfois déchirant, ce cinéma-vérité a aussi ses limites, qui touche tant à la répétition des situations et des scènes qu’à l’épuisement autodestructeur de l’acteur-réalisateur. "Arirang" et la présence de Kim Ki-duk à Cannes marquent néanmoins la première étape de la renaissance artistique d’un cinéaste qui a failli tomber définitivement dans l'oubli." Paris Match

"Arirang provoque les sentiments qu’inspire un dépressif: compassion, agacement, ennui, dépression - c’est une maladie contagieuse. La voir sur grand écran, en présence du patient, est une expérience troublante." Thomas Sotinel pour Le Monde

"Tout dépend si on aime son cinéma ou pas. Sa démarche (faire un art de sa dépression et imaginer son propre suicide) tient à la fois du narcissisme et du cinéma. Elle paraît sincère même s'il y a toujours un doute sur la manipulation avec ce genre d'exercice un peu limité." Romain Le Vern pour Excessif

Kim Ki-duk
Yves Herman / Reuters

Toomelah d'Ivan Sen (Un certain regard)

ToomelahSynopsis : Daniel, un jeune arborigène qui vit dans une tribu reculée, rêve de devenir un gangster.

Accueil à Cannes :

"Le style est documentaire, le cadre mouvant et la caméra se balade à l’instinct des situations et de leurs aléas. Tout repose sur les frêles épaules du jeune garçon (acteur amateur) " Gérard Lefort pour Next Liberation

"Ce qui aurait pu donner un bon gros moment de pathos déprimant suinte pourtant d’un amour de la vie assez ahurissant et d’une poésie doucereuse [...] Il distille ainsi les détails du quotidien des Aborigènes vivant à Toomelah, afin de créer un background solide [...]On pourrait déplorer que les enjeux de TOOMELAH mettent un peu de temps à s’épanouir, mais la langueur du film prend pleinement son sens lors d’une scène finale magique et poignante" Aurélien Allin pour Cinemateaser

 

 

Miss Bala de Gerardo Naranjo (Un certain regard)

Miss BalaSynopsis : Au Mexique, aujourd’hui pays en guerre où domine le crime organisé de la drogue. Laura, une jeune prétendante au titre de Miss Beauté, voit son rêve s’écrouler lorsqu’elle est kidnappée par les membres d’un cartel.

Accueil à Cannes :

"A l’instar de son homologue philippin Brillante Mendoza, le réalisateur filme avec pudeur la perte de l’innocence et des illusions, la hausse de la criminalité, la corruption de la police. Une œuvre choc." Stéphanie Belpêche - leJDD.fr

"Terrifically choreographed, violent and amoral, but never wantonly cruel, "Miss Bala" is another impressive Mexican breakthrough." By Andrew O'Hehir pour Salon
(traduction : Trés chorégraphié, violent et amoral mais sans aucune cruauté gratuite, Miss Bala est une nouvelle découverte mexicaine impressionante)

"The Upside: Featuring exceptional performances by both Stephanie Sigman and Noe Hernandez, and with an incredibly compelling story, Miss Bala is a great achievement by Naranjo [...] The Downside: Such is the passion behind Naranjo’s attempt to perpetually reinforce the bleakness of Laura’s predicament, that it does almost stray towards the ridiculous when things really begin to escalate." Simon Gallagher Film School Rejects
(traduction : Le bon : Mettant en scène les performances exceptionnelles de Stephanie Sigman et de Noe Hernandez et une histoire vraiment fascinante, Miss Bala est une grande réussite pour Naranjo.
Le moins bon : La passion que met Naranjo à renforcer la terrible situation de Laura tourne parfois presque au ridicule [...])

"Miss Bala grabs our attention because of a certain disbelief at what is happening to Laura and why there is no conventional white knight riding to her rescue." Allan Hunter pour Screen Daily
(traduction : Miss Bala attire notre attention grâce à une certaine incrédulité par rapport à ce qui arrive à Laura mais aussi parce qu'il n'y a aucune preu chevalier pour venir à son secours)

"En décidant de ne pas traiter ce sujet de manière « glamour » ou « divertissante » [...]Naranjo parvient à plonger son récit dans un réalisme étouffant. [...] Si le propos lorgne parfois un peu trop sur le « tous pourris ou presque », Naranjo contre-balance en parvenant à donner à Lino une certaine grâce, voire une certaine douceur. Un pincée d’ambiguïté en plus, cerise sur un gâteau déjà délectable." Aurélien Allin pour Cinemateaser

L'équipe de Miss Bala
Yves Herman / Reuters

Labrador de Frederikke Aspöck (Hors compétition)

LabradorSynopsis : Sur une île isolée, balayée par les ventes, Stella et Oskar rendent visite à Nathan, le père de Stella, qui vit seul en compagnie de son labrador. Stella est enceinte et attend avec impatience l'arrivée du bébé, Oskar est en plein doute. Il tombe alors dans le piège des provocations de son beau-père, et Stella se retrouvent prise entre les deux hommes de sa vie.

Accueil à Cannes :

"Le problème de Labrador tient autant de l'interprétation générale du casting [...] que du cadre à la photographie peu emballante et à la mise en scène parfois m'as-tu vu [...] Dès lors, sur un peu plus d'une heure, aucune émotion ne vient pointer le bout de son nez." Maxime Claudel pour Excessif

 

 

14 Mai :

Footnote de Joseph Cedar (En compétition)

FootnoteSynopsis : Les Shkolnik sont chercheurs de père en fils. Alors qu’Eliezer Shkolnik, professeur puriste et misanthrope a toujours joué de malchance, son fils Uriel est reconnu par ses pairs.
Jusqu’au jour où le père reçoit un appel : l’académie a décidé de lui remettre le prix le plus prestigieux de sa discipline. Son désir de reconnaissance éclate au grand jour.

Accueil à Cannes :

"Et ce Footnote, très attendu par ceux qui avaient été bluffés par Beaufort, film de guerre sorti voilà trois ans, nous a laissés sur notre faim. La faute à une intrigue dont l'intérêt se désagrège assez vite [...] Toute la fantaisie qui fait défaut à son intrigue se retrouve dans ses cadrages, ses effets de mise en scène (on pense parfois à Jeunet dans sa manière de nous faire découvrir ses personnages par les petits détails de leur quotidien) et son montage. Mais elle ne suffit pas à susciter l'enthousiasme." Thierry Chèze pour L'Express

"Le plus mauvais film de la compétition cannoise 2011, pour l'instant, c'est sans doute lui [...] parait d'autant plus raté que son pitch était prometteur [...] Cedar a décidé de réaliser une comédie, genre qu'il ne maîtrise visiblement pas du tout. Musique de cartoon lourdingue, effets visuels artificiels [...] mais échoue complètement à la fois sur le terrain de la comédie, et celui du drame familial." Eric Vernay pour Fluctuat.net

"Si la musique se révèle trop envahissante, l’humour constant comme l’analyse très juste des rapports de rivalités entre le père et le fils emportent le morceau." 20 Minutes.fr

"Brillamment interprété, ce film israélien pêche malheureusement par une réalisation parfois maladroite, alourdie par une musique trop présente." Alain Spira pour Paris Match

"Malheureusement, les tentatives d’humour de cette comédie sournoise font l’effet d’un coup d’épée dans l’eau et la mise en scène bien trop maniérée alourdit indéniablement l’ensemble." Laetitia Santos pour Toutlecine.com

"Joseph Cedar reste un excellent formaliste qui n'a rien perdu de son talent pour l'image mais se perd dans une narration faussement alambiquée et un manque cruel d'enjeux. Il cherche à marcher sur les plates-bandes de A Serious Man des frères Coen mais son maniérisme à grands coups d'effets ringards période Amélie Poulain desservent le propos." Nicolas Gilli pour Excessif

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L'équipe de Footnote
Shlomo Bar Aba, Lior Ashkenazi - Photocall - Hearat Shulayim © AFP

Michael de Markus Schleinzer (En compétition)

MichaelSynopsis : Les 5 derniers mois de la vie commune forcée entre Wolfgang, 10 ans et Michael, 35 ans.

Accueil à Cannes :

"Mais Markus Schleinzer a recours à plusieurs facilités, jouant par exemple sur un sordide et inutile suspense quant à la survie de l'enfant. Trop appliqué, l'élève Schleinzer n'égale donc pas le maître Haneke. On retiendra cependant la puissante interprétation de Michael Fuith dans le rôle-titre" Damien LeBlanc pour Fluctuat.net

"La mise en scène précise et sobre de Markus Schleinzer et l'absence d'analyse psychologisante permettent au récit de déployer toute son horreur. A prendre ou à laisser. [...] Il en ressort néanmoins que Michael reste un objet dérangeant, toujours sur le fil, qui, en repoussant toute tentative d'explication, laisse le spectateur-juge dans un état de mystère entier." Emmanuel Cirodde pour L'Express

"Il en résulte un film hésitant, faible et insignifiant, dont la présence en compétition risque d’être très discutée." Premiere.fr

"Le réalisateur mise tout sur le point de vue du pédophile… et perd beaucoup. Son portrait froid et clinique reste finalement creux et ne rajoute rien à la complexité du sujet." Siegfried Forster pour RFI.fr

Pour
"Michael de l’Autrichien Markus Schleinzer est une œuvre difficile, de part son sujet tout d’abord – la pédophilie -, mais aussi et surtout pour son approche clinique et sans compromis, sur le plan du scénario comme sur celui de la mise en scène. [...] La force évidente du film tient justement dans son absolue rigueur morale. " Yannick Vély
Contre
"Parfaitement maîtrisé, ce premier film possède ce ton froid et entomologique cher à Haneke. Ce qui est un compliment. Le problème est que « Michael » ne traite pas de la pédophilie, mais d’un pédophile dont le profil est celui de monsieur tout le monde. [...] Le tableau reste trop clinique [...] Le film aurait dû être un coup de poing, mais cette main fermée est munie d’un gant de chirurgien qui l’empêche de nous toucher vraiment." Alain Spira
Paris Match

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L'équipe de Michael
David Rauchenberger, Markus Schleinzer - Photocall - Michael © AFP

Pirates des Caraïbes 4 : La Fontaine de Jouvence de Rob Marshall (Hors compétition)

Pirates des Caraïbes 4Synopsis : Dans cette histoire pleine d’action, où vérité, trahison, jeunesse éternelle et mort forment un cocktail explosif, le capitaine Jack Sparrow retrouve une femme qu’il a connue autrefois. Leurs liens sont-ils faits d’amour ou cette femme n’est-elle qu’une aventurière sans scrupules qui cherche à l’utiliser pour découvrir la légendaire Fontaine de Jouvence ? Lorsqu’elle l’oblige à embarquer à bord du Queen Anne’s Revenge, le bateau du terrible pirate Barbe-Noire, Jack ne sait plus ce qu’il doit craindre le plus : le redoutable maître du bateau ou cette femme surgie de son passé...

Accueil à Cannes :

"L'humour et la fraîcheur caractéristiques au capitaine Jack Sparrow, campé par Johnny Depp, figurent parmi les premières attentes." L'Express

"LA FONTAINE DE JOUVENCE avait bien des atouts a priori dont un renouvellement du casting et un changement de réalisateur, voués à donner du sang neuf. Et bizarrement, c’est là que le film échoue.[...]LA FONTAINE DE JOUVENCE, malgré ses longueurs et ses défauts, parvient à divertir et revient aux fondements de la saga : celui de l’aventure pure et dure, sans mysticisme ni débauche d’effets numériques." Aurélien Allin pour Cinemateaser

"Plus écrit que le troisième volet, ce quatrième opus se révèle un solide divertissement bourré d’humour et de cascades." 20 Minutes.fr

"Ensuite, l'apport de Penélope Cruz n'est qu'un leurre. [...] Mais en passant son temps à se tirer la bourre avec Johnny Depp et son personnage - il est vrai - envahissant, l'actrice espagnole oublie qu'il n'y aura toujours qu'un seul Jack Sparrow. [...] Enfin, Rob Marshall préfère le surnaturel au spectaculaire et est obligé de se coltiner une 3D n'ayant rien à sublimer." Maxime Claudel pour Excessif

"Côté scénario, en revanche, les auteurs ont bien revu leur copie : finies, en effet, les intrigues à tiroirs pleines de retournements de vestes qui faisaient parfois ressembler le dernier épisode à une commode. Ici l'histoire est resserrée autour de Jack et de la quête qu'il mène, et les personnages prennent souvent le pas sur l'aspect visuel de l'ensemble, un peu moins chargé en fantastique et en effets numériques qu'auparavant. Et si la romance entre les protagonistes joués par Sam Claflin et la frenchie Astrid Berges-Frisbey, n'est pas des plus intéressantes, celle entre le Captaine Sparrow et Angelica (une ex qui n'est autre que la fille du terrifiant Barbe Noire) possède nettement plus de piment, grâce à l'apport de Penélope Cruz." Allociné.fr

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L'équipe de Pirates des Caraïbes

17 Filles de Delphine et Muriel Coulin (Semaine de la critique)

Synopsis : Dans une petite ville au bord de l’océan, 17 adolescentes d’un même lycée prennent une décision inattendue et incompréhensible aux yeux des garçons et des adultes : tomber enceintes en même temps.

Accueil à Cannes :

"Certes, 17 Filles est un peu timide, formellement - n'est pas Gus Van Sant ou Sophie Letourneur qui veut. Certes, la direction d'actrices n'est pas toujours d'une grande précision. Mais les soeurs Coulin tiennent leur sujet avec ce chick-movie ado, en faisant du fait divers un passionnant portrait de groupe au centre duquel se joue un questionnement dérangeant, iconoclaste" Eric Vernay pour Fluctuat.net

"A bonne distance, les réalisatrices composent avec la singularité d’un fait divers, abordant le désir de grossesse comme unique voie d’émancipation, sans jamais le juger ni lui ôter son mystère. [...] Une première oeuvre forte et sensible tel un Virgin suicides inversé, auquel on assiste fasciné." Allociné

"Les réalisatrices filment au plus près les battements de cœur comme le grain de la peau de ces adolescentes, incarnées par une bande d'actrices formidables, Louise Grinberg, Roxane Duran, Esther Garrel et les autres." Emmanuèle Frois pour Le Figaro

"Entre comédie et drame, "17 filles" - étude d’une fusion hors-norme (l’un des personnages triche et s’affuble d’un faux ventre pour appartenir au groupe) - célèbre la puissance du rêve." Lucie Calet pour Le Nouvel Observateur

Les neiges du Kilimandjaro de Robert Guédiguian (Un certain regard)

Synopsis : Bien qu’ayant perdu son travail, Michel vit heureux avec Marie-Claire. Ces deux-là s’aiment depuis trente ans… Leurs enfants et leurs petits-enfants les comblent… Ils ont des amis très proches… Ils sont fiers de leurs combats syndicaux et politiques… Leurs consciences sont aussi transparentes que leurs regards. Ce bonheur va voler en éclats avec leur porte-fenêtre devant deux jeunes hommes armés et masqués qui les frappent, les attachent, leur arrachent leurs alliances, et s’enfuient avec leurs cartes de crédit… Leur désarroi sera d’autant plus violent lorsqu’ils apprennent que cette brutale agression a été organisée par l’un des jeunes ouvriers licenciés avec Michel.

Accueil à Cannes :

"Avec une légèreté toute apparente, le portrait social est d'une justesse remarquable, celle des beaux films populaires à la morale bienveillante mais aux questionnements profonds. [...] du cinéma sincère et engagé, et donc émouvant." Nicolas Gilli pour Excessif

"Il n'est pas question ici de critiquer les choix politiques de Robert Guédiguian, totalement légitimes et respectables, mais bien sa volonté quasi totalisante de les présenter comme seule alternative moralement viable. En résulte un film qui prétend donner des leçons alors qu'il s'affranchit (consciemment ?) de beaucoup de réalités." Simon Riaux pour Ecran Large

Tous au Larzac de Christian Rouaud (Hors compétition)

Synopsis : « Nous choisissons le Larzac, c’est un pays déshérité. »C’est ainsi qu’un jour d’octobre 1971, Michel Debré, alors ministre de la Défense, décrète sans concertation préalable l’agrandissement du camp militaire du Larzac. A l’annonce de cette décision effarante, la colère se répand comme une trainée de poudre. La réaction des paysans est radicale : « Si on veut nous prendre nos fermes et nos terres, on partira les pieds devant et on ne sera pas les seuls. »Une vague unanime de protestations et de résistance s’organise. C’est le début d’une incroyable lutte qui durera dix ans...Le film est présenté en Séance de Spéciale lors du Festival de Cannes 2011.

Accueil à Cannes :

"C'est une magnifique (et historique) épopée socio-politique qu'il évoque, le récit d'une action collective digne d'un western, revécue par ses protagonistes" Jean-Luc Douin pour Le Monde

"Car là où ce documentaire met formidablement l'accent, c'est sur l'inventivité des moyens mis à disposition d'une classe sociale, celle des paysans et agriculteurs, pour lutter contre une institution terriblement coercitrice, l'armée. [...] Un message de courage politique donc, que vient renforcer l'afflux d'images d'archives assez souvent méconnues et de témoignages d'une précision ô combien inestimable. Les jeunes contestataires peuvent en prendre de la graine !" GM pour Allociné

Michel Petrucciani de Michael Radford (Hors compétition)

Synopsis : Un documentaire sur le jazzman français

Accueil à Cannes :

Bollywood, la plus belle histoire d'amour jamais contée de R. Omprakash Mehra, Jeffrey Zimbalist (Hors compétition)

Synopsis : Qu'on l'adore ou qu'on le déteste, qu'on l'identifie à quelque chose d'arrière-garde ou de définitivement moderne, on ne peut s'en passer. Mais avec lui, on se sent plus vivant que jamais. On dit chez nous que c'est la seule culture capable de rassembler tous les indiens. Depuis plusieurs décennies, c'est une fièvre qui a terrassé toutes les générations. C'est Bollywood !

Accueil à Cannes :

Au Revoir de Mohammad Rasoulof (Un certain regard)

Synopsis : L’histoire d’une jeune avocate de Téhéran en quête d’un visa lui permettant de quitter le pays.

Accueil à Cannes :

"Le film n’est fait presque que de ces dialogues de sourds, portes par une comédienne d’une grande force, Leyla Zareh. Le numérique, qui donne cette image lisse, toujours bleutée, fut sans doute d’abord un choix économique, mais le réalisateur parvient à en tirer une force singulière : de même que l’oppression est constante, l’image est comme écrasée, sans profondeur, comme réduite a une expression minimale qui pourtant crie a chaque plan. [...] Mohammad Rasoulof, qui représente la génération suivante du cinéma iranien, ajoute avec Au Revoir sa contribution à l’appel au secours de l’Iran dont Cannes a choisi de se faire le porte-voix." Salomé Hocht pour Discordance.fr

Bonsai de Cristián Jiménez (Un certain regard)

Synopsis : Julio fait des études de littérature à Valdivia et il tombe amoureux d'Emilia. Des années plus tard, il rencontre un écrivain qui cherche quelqu'un pour transcrire un roman. Le travail est attribué à une secrétaire moins chère que lui, mais Julio ne renonce pas et il décide de fabriquer un manuscrit qui paraisse identique à celui qu'il a vu lors de son entretien d'embauche. En l'absence de trame, il fait recours au roman, qui l'avait lié à Emilia lorsqu'il était étudiant.

Accueil à Cannes :

"Film traitant tout autant des difficultés à entretenir une relation amoureuse, étudiante ou adulte, que de l'importance de la littérature sur nos vies, Bonsaï, deuxième long métrage de Christian Jimenez, ne possède que trop peu d'originalité ou de cœur pour dépasser le stade de la tentative auteuriste anesthésiante. " Nicolas Gilli Excessif

"Le film, sympathique, a néanmoins du mal a tenir sur la longueur, comme un bonsai qu'on finit par depoter sans savoir quoi en faire." Nicolas Bardot pour Film de culte

15 Mai :

The Artist de Michel Hazanavicius (En compétition)

The ArtistSynopsis : Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L’arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l’oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l’histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l’orgueil et l’argent peuvent être autant d’obstacles à leur histoire d’amour.

Accueil à Cannes :

"Aujourd’hui, évidemment, il y a la prouesse technique de raconter cette histoire de cinéma et d’amour en silence, dans une fluidité et une intelligibilité parfaites.[...] L’autre exploit réside dans la fascination que THE ARTIST génère pour avoir tenu en haleine un public rompu à un cinéma résolument plus moderne, l’avoir séduit sans une belle parole, mais simplement avec de jolies images, des décors, des enjeux, des acteurs tout aussi beaux, et une musique surdramatique qui nous transporte en douceur un peu plus de huit décennies en arrière. " Emmanuelle Spadacenta pour Cinemateaser

"Le film quitte alors le simple hommage pour mettre en scène le changement d'époque et la peur des nouvelle technologies [...] Mais en faisant finalement la part belle à la romance et à la solidarité entre artistes, le cinéaste adresse une convaincante déclaration d'amour au septième art et à son Histoire." Damien LeBlanc pour Fluctuat.net

"The Artist est un film formidable. Ce n'est pas de la pose cinéphile face à un long-métrage muet et en noir et blanc. C'est un coup de coeur qui peut être partagé par tous les publics, un spectacle fédérateur où chacun trouvera son bonheur de spectateur. [...] A l'image du soin apporté à cet élément de décor, The Artist est un bijou de minutie et de raffinement, servi par une lumière qu'on jurerait d'époque" Christophe Carrière pour L'Express

"Muets devant l'audace de The Artist " Jean-Christophe Buisson pour Le Figaro

"Il ajoute pour «The Artist», une nouvelle dimension, l’émotion, et il faut avoir un cœur de pierre pour résister au désespoir de Georges Valentin. [...] Jean Dujardin prouve - s’il en était encore besoin - qu’il est bien l’un des plus grands acteurs de sa génération." Yannick Vely pour Parismatch.com

"Le résultat est brillant, quand la magie du cinéma transforme un exercice de style en merveille. [...] Jean Dujardin est impérial, poussant à l'extrême ses prédispositions pour transmettre des émotions par le physique. [...] Michel Hazanavicius trouve des trésors d'inventivité pour élever The Artist au delà du simple hommage [...] Débordant d'amour du cinéma, The Artist est une franche réussite prouvant que l'audace, quand elle est mariée à l'intelligence et au talent, peut payer. " Nicolas Gilli pour Excessif

"Ils parviennent par contre à retrouver l'ambiance de l'époque grâce au jeu des acteurs, très physique, à un travail virtuose sur le noir et blanc et le gris, sur la composition du cadre, sur la lumière et la musique. Certaines scènes sont d'une beauté à couper le souffle. Et l'on ne s'ennuie pas une seconde. Du grand art." Yasmine Youssi pour La tribune.fr

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Montée des marches de l'équipe de The Artist

Le gamin au vélo des frères Dardenne (En compétition)

Le Gamin au véloSynopsis : Cyril, bientôt 12 ans, n'a qu'une idée en tête : retrouver son père qui l'a placé provisoirement dans un foyer pour enfants. Il rencontre par hasard Samantha, qui tient un salon de coiffure et qui accepte de l'accueillir chez elle pendant les week-ends. Mais Cyril ne voit pas encore l'amour que Samantha lui porte, cet amour dont il a pourtant besoin pour apaiser sa colère ...

Accueil à Cannes :

"Les Dardenne filment un garçon de 12 ans abandonné par son père et flirtant avec la délinquance. Un sommet de cinéma digne, subtil et émouvant car dépouillé de tout effet larmoyant. Leur plus beau film à ce jour ! [...] Disons le tout net : ce portrait d'un jeune garçon enragé, gangrené par une colère qui semble ne jamais devoir s'apaiser, est à ce jour le meilleur film des Dardenne, dont la filmographie comporte pourtant bien des sommets. [...]Le gamin au vélo est l'antithèse d'un cinéma larmoyant. Leur oeuvre la plus - photographiquement - lumineuse se révèle d'ailleurs la plus noire, celle où le soleil perce, certes, mais pour mieux éclairer les épais nuages qui assombrissent le futur de leur jeune héros.[...]" Thierry Chèze pour L'Express

"Le gamin au vélo offre donc une légèreté et une douceur contrastant avec un fond des plus tragiques. [...] Bien entendu, Jean-Pierre et Luc Dardenne doivent énormément à Thomas Doret, la jeune pousse qui parvient à exister parmi un casting de stars" Maxime Claudel pour Excessif

"Au final, un film dont la simplicité et l'énergie, incroyablement bien servies par le jeune Thomas Doret (sidérant néophyte) et Cécile de France (à qui la Dardenne's touch va bien au teint), rappelle que les frères, si atypiques et si exigeants, font plus que toujours partie des cinéastes majeurs de l'époque." Olivier De Bruyn pour Rue89

"Ce qui compte, c’est l’instant, les blessures qui se cicatrisent et la promesse éventuelle d’un avenir meilleur. Et le jeune acteur que les Dardenne ont dégoté – un petit lad avec une vraie gueule de cinoche –, est simplement parfait en petite victime animée d’une grande rage et souffrant d’une indéfectible crédulité jusqu’à la rédemption finale, troublante, déchirante. Un film d’une simplicité exemplaire." Emmanuelle Spadacenta pour Cinemateaser

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L'équipe du Gamin au vélo
Visual. Premiere.fr

Arrêt en pleine voie d'Andreas Dresen (Un certain regard)

Synopsis : Le docteur a dit la vérité. Le temps est compté.
Pourquoi moi et pourquoi maintenant?
Un homme laisse derrière lui femme et enfants, parents, amis, voisins et maîtresse d’hier, tous ceux qui ont fait partie de sa vie.
Chaque jour un petit adieu.
Les mots de plus en plus rares, plus longue dure le silence.
Devant la fenêtre, l’an change de couleur.
Mourir, un dernier travail..
Ne pas être seul tout en restant seul, c’est bien - peut-être.

Accueil à Cannes :

"Le film trouve sa singularité dans un mélange de ton subtil, passant de la brutalité (la saisissante scène d’ouverture) à la douceur et la légèreté, allant même jusqu’à quelques touches d’humour. C’est dans cette tranquillité apparente que Arrêt en pleine voie trouve son ton propre, porté par un excellent casting, composé de comédiens fétiches du cinéaste [...] C’est paradoxalement ce refus permanent du sensationnalisme, cette familiarité de chaque scène, qui rend au final cette histoire de deuil extrêmement poignante [...]" Gregory Coutaut pour Film de culte

Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin (Un certain regard)

Synopsis : Une fille paranoïaque et hantée par d'horribles souvenirs tente de se reconstruire auprès de sa famille après avoir fui une secte.

Accueil à Cannes :

"Une mise en scène épurée, minimaliste, un récit qui évite la surenchère pour offrir un émouvant (et glaçant) portrait de jeune femme égarée ainsi qu'une vision résolument réaliste du phénomène sectaire. Tension, violence, paranoïa, silence… Le film fonctionne sur l’alternance entre univers communautaire et refuge familial, pour mieux donner corps à l'idée que le présent de cette jeune fille aux identités flottantes, qui ne s’intègre vraiment nulle part, est toujours arrimé à son passé immédiat." Allociné

"Au gré du jeu ambigu des acteurs et d’une économie de mots qui donne du poids à chaque dialogue, Sean Durkin brosse – sans lourdeur documentaire – un tableau terrible des dérives du culte à la personne, essayant toujours plus d’analyser le sens du mot famille, la place de l’individu dans le collectif (fabriqué ou génétique) et les conséquences parfois dramatiques du sacrifice du soi pour le bien du groupe. Elizabeth Olsen, ainsi chargée de cristalliser cette étude théorique, coupe le souffle en victime à qui l’on a démoli tout repère social. Entre arrogance et désespoir, la jeune actrice démontre une palette de jeu inouïe" Emmanuelle Spadacenta pour Cinemateaser

"Alliant le classique de sa mise en scène à l’efficacité des ellipses scénaristiques, qui créent dès le début une atmosphère d’inquiétante étrangeté, terreau parfait pour un suspens paranoïaque qui trouve sa meilleure expression dans un scène de cafétéria paradoxalement située au début du film [...] Les effets de mise en scène (musique sourde, sons étouffés, couleurs délavées, montage lourd de signification) prennent de plus en plus d’importance, jusqu’à l’étouffement un peu démonstratif." Gregory Coutaut pour Film de culte

L'équipe de Martha Marcy May Marlene
Photo Reuters

Duch, le maître des forges de l'enfer de Rithy Panh (Hors compétition)

Synopsis : Sous le régime Khmer rouge, Kaing Guek Eav, dit Duch, a dirigé la prison M13 pendant 4 ans, avant d'être nommé à la tête du S21, la terrifiante machine à éliminer les opposants au pouvoir en place. Quelque 12280 Cambodgiens y trouvèrent la mort. En juillet 2010, Duch fut le premier dirigeant Khmer à comparaître devant une cour de justice pénale internationale, qui le condamna à 35 de prison. Il fit appel du jugement. Alors que Duch attend son nouveau procès, Rithy Panh l'a longuement interrogé et a recueilli sa parole...Le film est présenté en Séance de Spéciale lors du Festival de Cannes 2011.

Accueil à Cannes :

"Duch, le maître des forges de l'enfer n'est pas qu'un simple reportage sur les atrocités commises par un gouvernement. Il est également la somme des confessions d'un homme n'ayant pour seule famille que les morts, le sang et les larmes qu'il a enterrés ou séchés. Ainsi, le film de Rithy Panh est l'occasion pour lui d'assumer ses actes, d'expier ses péchés et de se dédouaner. " Maxime Claudel pour Excessif

"Duch, le maître des forges de l'enfer est un film d'une rare puissance, et un témoignage probablement unique dans les annales de l'Histoire, qui voit l'un des responsables d'un crime de masse accepter de s'exprimer, très longuement, sur sa responsabilité. [...] Le résultat est à la fois admirable, troublant et terrifiant. " Jacques Mandelbaum pour Le Monde

"Le film est aussi passionnant qu'insoutenable." Lucie Calet et Marie-Elisabeth Rouchy - Le Nouvel Observateur

16 Mai

The Tree of life de Terrence Malick (En compétition)

The Tree of LifeSynopsis : Jack grandit entre un père autoritaire et une mère aimante, qui lui donne foi en la vie. La naissance de ses deux frères l'oblige bientôt à partager cet amour inconditionnel, alors qu'il affronte l'individualisme forcené d'un père obsédé par la réussite de ses enfants. Jusqu'au jour où un tragique événement vient troubler cet équilibre précaire...

Accueil à Cannes :

"Si la narration est parfois confuse, avec de nombreux allers-retours entre passé et présent, souvenirs et visions, le maître texan signe une œuvre unique et probablement son film le plus personnel." Paris Match

"L'Arbre de Vie" (The Tree of Life), vaste méditation poétique sur la condition humaine de Terrence Malick, a été applaudi mais aussi copieusement hué à l'issue de la séance de presse donnée lundi matin. [...] "L'Arbre de Vie" est une oeuvre d'art rappelant "2001, l'Odyssée de l'espace", de Stanley Kubrick." Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Yves Clarisse Le point.fr

"Jurassic Park au catéchisme" : c'est ce que les détracteurs ont lâché méchamment à la sortie. [...] Cette tolérance, qui passe par des plans superbes, n'a visiblement pas été au goût de tout le monde : on a crié à la niaiserie, au salmigondis philosophico-mystique. [...]Conscient de la spécificité du cinéma de Malick - ne croyez pas que la présence de Brad Pitt et de Sean Penn au générique vous garantisse un film mainstream -, on a cependant beaucoup aimé." François-Guillaume Lorrain pour Le point.fr

"Personnellement, on n'y a pas compris grand-chose. D'abord parce que le récit est complètement déstructuré: on ne sait jamais si on est dans le présent, le passé ou le futur. [...] L'idée? Ouvrir la réflexion sur l'après vie, le pardon rédempteur, la nature qui reprend ses droits, Dieu qui reprend ce qu'il offre, sans raison apparente... Terrence Malick refuse de penser que la vie s'arrête une fois le corps sous terre. Explorant le mystère, son film est donc mystérieux. Difficilement compréhensible. C'est trop décousu, trop poétique, trop irréel." Dé.L. 7sur7.Be

"The Tree of Life" est un miracle de mise en scène qui, sans la minutie accordée à son montage et à son mixage, aurait facilement pu sombrer dans le ridicule. [...] L’arbre de vie du titre, symbole biblique que l’on ne présente plus, c’est donc le film. Un trip halluciné. Une symphonie poétique et mégalo au sein de laquelle Malick déploie une liberté artistique rarissime mais aussi pas mal d’auto-complaisance. [...] La religiosité faisait mystère ; elle est, ici, trop lisible. Ainsi, "The Tree of Life", ode à la bonté et à la grâce, qui idéalise la femme, aimante, face à l’homme, au désir de puissance néfaste, et se conclue par un final œcuménique sur la plage digne d’un Claude Lelouch New Age, frôle sans cesse le nanar contemplatif et fumeux. Une chose le sauve : le génie formel de Malick. On peut regretter la prétention, plutôt naïve, du cinéaste à sonder de manière aussi littérale l’origine et le sens de la vie, dont il ne détient pas plus qu’un autre le secret. Force est de reconnaître la beauté fulgurante de sa mise en scène, sa faculté proprement magique à saisir l’impalpable, à véhiculer des émotions indicibles, sans dialogue, par le seul pouvoir de l’image, des sons et de la musique" Nicolas Schaller pour Le Nouvel Observateur

"Le monde va se partager en deux. Ceux qui aimeront The Tree of Life, de Terrence Malick, et ceux qui aimeront. [...] ce film atteint des sommets peu vus jusqu'alors, quelque chose qui s'apparente à un voyage intérieur en mode sensoriel intense, à une plongée en apnée au tréfonds des émotions intimes, au lâchage de vannes au-delà du raisonnable. The Tree of Life est une oeuvre grandiose. [....] C'est un film qui frissonne de partout, qui éveille les sens et qui tient en équilibre je ne sais pas trop comment. Avec beaucoup de talent sans doute. Il y a de l'émotion et du sentiment, des questions sans réponses et des portes qui s'ouvrent. De la maîtrise et de l'organique [...]" Eric Libiot pour L'Express

"Chaque plan, chaque mouvement de caméra a été pensé, analysé et étudié avec grand soin. Mais au bout d'un certain temps, on se lasse de cette orgie visuelle qui nous fait remonter jusqu'au big bang et aux dinosaures, qui relègue en arrière-plan l'histoire d'une famille de trois garçons dominée par un père autoritaire (Pitt) dans le Texas des années 50. Du coup, la connexion ne se fait pas avec les personnages malgré le jeu inspiré de Pitt et Jessica Chastain [...]" Cédric Bélanger / Agence QMI 24 heures Montréal

"le grand favori, The Tree of Life de Terrence Malick est une immense déception, à la hauteur de l'attente. Tout ce qu'on redoutait se trouve dans cette longue méditation de plus de deux heures sur la vie et la mort, le rapport entre Dieu et la nature. [...] L'épopée cosmogonique selon Malick donne lieu à des images souvent sidérantes, où les spermatozoïdes côtoient les méduses, les planètes se superposent aux vagues. Mais cet intimidant hymne à la nature et à la communion avec les éléments, semble bizarrement fermé sur lui-même." Eric Vernay pour Fluctuat.net

"Tree of Life, l'un des plus beaux films au monde" Eric Neuhoff pour Le Figaro

"En établissant des liens entre le drame d’une famille texane des années 50 et l’origine de l’univers, Malick propose son film le plus ambitieux, dans lequel il se permet un lyrisme éblouissant. Mais, étrangement, l”émotion n’y est pas. Cela dit, le film est si riche, si dense, qu’il faudra quand même un moment avant d’en digérer tous ses aspects. Visuellement, c’est exceptionnel. " Marc-André Lussier pour moncinema.cyberpresse.ca

"Mais qu'a bien voulu raconter le réalisateur avec cette histoire en apparence limpide (conflits familiaux et interrogation de la transmission) ? À vrai dire, pas grand chose, voire rien, et absolument tout. [...] De l'interrogation, en passant par le doute, l'incompréhension, la colère, puis l'acceptation et enfin la transcendance, Terrence Malick incarne ces différents stades du cheminement spirituel par une série de personnages dont les voix, regards et subjectivités se suivent, se croisent et s'entrechoquent pour finalement se retrouver dans une communion finale bouleversante. [...] Nul discours théologique ou religieux ici, mais un questionnement sincère mêlé d'émerveillement, qui pousse le réalisateur à chercher le sublime dans chaque image filmée. En résulte une mise en scène grandiose dans tout ses aspects, photographie, découpage, composition, gestion de l'espace, et montage. [...] Oeuvre totale, qui peut légitimement laisser une partie du public de marbre, The Tree of life n'est pas le pensum théologico-religieux que certains décrieront.[...]Choc esthétique, aboutissement spirituel, ou oeuvre inaccessible, à vous de choisir, sachez simplement que l'artiste nous propose un moment rare pour ne pas dire unique au cinéma, fait d'abandon et de lumière." Simon Riaux pour Ecran large

"Pour : c'est un sentiment de fouillis qui émane de The Tree of Life ; sentiment induit de plans-séquences aussi ahurissants que bordéliques, animées par des voix-off s'adressant d'une manière pompeuse à Dieu." Maxime CLAUDEL
"Contre : On peut le considérer comme un trip aérien, un film de fin du monde, un craquage, une prière à Dieu ou une méditation existentielle. Mais la déception est à la hauteur d'une attente qui aura duré plus de trente ans. [...] Pour commencer, le film fonctionne de guingois et synthétise tout ce qu'il a à proposer dans sa première demi-heure (les fulgurances visuelles, la dimension métaphysique et Biblique) avant de ressasser explicitement le même discours déterministe (tout se joue pendant l'enfance) et les mêmes considérations de démiurge sur le sens de la vie. Ensuite, il y a un déséquilibre dans la narration (une heure en moins par rapport au montage initial). [...] Expérimental, The Tree of Life ressemble au film le plus libre de Malick et le plus fermé." Romain LE VERN
Excessif

"Au bout de dix minutes de projection matinale de The Tree of Life, les pupilles dilatées, on sait qu’on s’en souviendra toute sa vie.[...]Peu importe, la tambouille philosophique phosphorescente de Malick n’a jamais été ce qu’il y avait de bouleversant chez lui. Non, c’est bien une fois encore la confiance totale, intransigeante et jupitérienne dans l’acte de filmer à perdre haleine, versant l’un dans l’autre tels deux philtres noirs les univers visibles et invisibles jusqu’au point d’éblouissement final." Didier Péron pour Next Libération

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Montée des marches de l'équipe de The Tree of Life
Photo REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Bradd Pitt et Angelina Jolie
Brad Pitt est venu accompagné d'Angelina Jolie

L'Apollonide, souvenirs de la maison close de Bertrand Bonello ( En compétition )

L'Apollonide, souvenirs de la maison closeSynopsis : À l'aube du XXème siècle, dans une maison close à Paris, une prostituée a le visage marqué d'une cicatrice qui lui dessine un sourire tragique. Autour de la femme qui rit, la vie des autres filles s’organise, leurs rivalités, leurs craintes, leurs joies, leurs douleurs... Du monde extérieur, on ne sait rien. La maison est close.

Accueil à Cannes :

"Une des expériences les plus frustrantes du spectateur de cinéma ? Avoir la douloureuse impression que le réalisateur passe totalement à côté d’un sujet bien plus passionnant que celui qu’il traite au final. L’APOLLONIDE pourrait faire un exemple parfait. [...] Et passé le premier quart d’heure, toutes les promesses s’effondrent. Le long-métrage devient une longue tirade sur les maisons closes. Une accumulation de scènes bavardes et/ou érotiques, dialoguées de façon croquignolette" Aurélien Allin pour Cinemateaser

"Bonello se situerait plutôt, en mieux, du côté de la série de Canal Plus Maison close. Étrange coïncidence, tant on retrouve certains points communs. Bonello éprouve, à l'évidence, une grande tendresse pour ces jeunes filles - campées par une brochette de jeunes actrices toutes très justes, Adèle Haenel, Céline Sallette, Jasmine Trinca, Hafsia Herzi... - dont on partage les peurs, les angoisses, les désirs de liberté... On lui fera toutefois le reproche d'un scénario parfois convenu et d'un symbolisme parfois bien trop appuyé." François-Guillaume Lorrain pour Le Point

"Ainsi, dans ce film d'époque très documenté et à la symbolique forte, le plus vieux métier du monde nous est présenté du point de vue de celles qui l'exercent, sans misérabilisme aucun." Allociné

"En 2 heures lentes et envoutantes, L'Apollonide fait exister avec subtilité sa galerie de personnages (actrices toutes parfaites), transportés dans une sombre rêverie (un plan, saisissant, iconique, de prostituée en larmes, et le récit, a la facon de Tiresia, rejoint le mythe), contraints à brûler pour éclairer la nuit." Nicolas Bardot pour Film de culte

"Le film de Bonello n'est pas nostalgique, mais mélancolique. Il filme la beauté éphémère de ces déesses prisonnières, conscientes de leur fatalité. [...] C'est avant tout une déclaration d'amour au corps féminin au sein d'un grand film sensoriel, une symphonie composée d'étoffes chamarrées et de volutes de cigarette, de courbes ondoyantes et d'ivresse feutrée" Eric Vernay pour Fluctuat.net

"Bonello n'idéalise par pour autant la maison close. Tout en donnant crédit à l'idée qu'une part d'humanité y restait possible, il montre que le contrat qui fonde les relations entre les clients et les filles tient sur une illusion communément admise. [...] Ce film trouble, subjugue et déconcerte." Jacques Mandelbaum pour Le Monde

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Montée des marches de l'équipe de L'Apollonide

Hors satan de Bruno Dumont (Un certain regard)

Synopsis : En bord de Manche, sur la Côte d'Opale, près d'un hameau, de sa rivière et ses marais, demeure un gars étrange qui vivote, braconne, prie et fait des feux.
La fille d'une ferme prend soin de lui et le nourrit. Ils passent du temps ensemble dans le grand domaine de dunes et de bois à se recueillir mystérieusement au bord des étangs, là où rode le démon…

Accueil à Cannes :

"Hors Satan dure près de deux heures qui se transforment rapidement en parcours du combattant à tendance torture cinématographique.[...] ce Hors Satan mystique est au final grotesque, et très ennuyeux." Nicolas Gilli pour Excessif

"le réalisateur signe là un opus d’une grande audace, réinvente un genre sans jamais en citer le moindre code, mais en y apportant sa patte [...] Une chose est sûre : devant HORS SATAN, on reste rivé à l’écran, attendant que chaque scène révèle une surprise ou une trouvaille" Aurélien Allin pour Cinemateaser

"On ne sait si tout cela sera au goût de Kusturica et de son jury, mais le film a l'ampleur et les qualités pour remporter le prix Un Certain Regard." Nicolas Bardot pour Film de culte

Et maintenant, on va où ? de Nadine Labaki (Un certain regard)

Synopsis : Sur le chemin qui mène au cimetière du village, une procession de femmes en noir affronte la chaleur du soleil, serrant contre elles les photos de leurs époux, leurs pères ou leurs fils. Certaines portent le voile, d’autres une croix, mais toutes partagent le même deuil, conséquence d’une guerre funeste et inutile. Arrivé à l’entrée du cimetière, le cortège se sépare en deux : l’un musulman, l’autre chrétien.
Avec pour toile de fond un pays déchiré par la guerre, Et maintenant on va où ? raconte la détermination sans faille d’un groupe de femmes de toutes religions, à protéger leur famille et leur village des menaces extérieures. Faisant preuve d’une grande ingéniosité, inventant de drôles de stratagèmes, unies par une amitié indéfectible, les femmes n’auront qu’un objectif : distraire l’attention des hommes et leur faire oublier leur colère et leur différence. Mais quand les événements prendront un tour tragique, jusqu’où seront-elles prêtes à aller pour éviter de perdre ceux qui restent ?

Accueil à Cannes :

"Si le scénario est un petit bijou en terme de narration et de mise en place des personnages, l'image n'est pas en reste. Cette lumière ocre caractéristique de la région sublime les visages et les paysages et renforce le sentiment d'un ailleurs aride mais chaleureux. Et Malgré la tension palpable qui règne tout au long du film, c'est une vraie rencontre entre ces femmes et le public qui se met en place, un très beau partage que nous offre Nadine Labaki." C.B pour Clapmag

"Et maintenant on va où ? est tout à tour émouvant, poilant, et surtout surprenant, moins classique qu’il n’y parait, à l’image de son étrange scène inaugurale, cortège de femmes en deuil laissant peu à peu place à une invraisemblable chorégraphie. Mais même si le film a été (justement) très applaudi, il est bien plus original qu’une image simpliste de crowd-pleaser pour femmes et déborde allégrement du cadre trop restreint du world-movie à thèse. Une réussite." Gregory Coutaut pour Film de culte

"Et maintenant, on va où ? se déguste de la même manière que Caramel, avec les dents prêtes à éclairer le visage. Ce résultat s'explique par un humour bienvenu sur ce genre de sujet et qui, de surcroît, se moque de tout. []En passant d’une petite structure à un barnum forcément beaucoup plus grand, Nadine Labaki multiplie les personnages, avec tous les risques que cela comporte. Ainsi, il ne faut pas s’étonner de voir un début ultra poussif, qui peine un peu à installer le contexte (c’est souvent le problème quand il faut gérer une foule). Passé ce petit contretemps, Et maintenant, on va où ? se déguste de la même manière que Caramel, avec les dents prêtes à éclairer le visage. Ce résultat s'explique par un humour bienvenu sur ce genre de sujet et qui, de surcroît, se moque de tout. L’essai est donc transformé pour Nadine Labaki." Maxime Claudel pour Excessif

17 Mai :

Le Havre d'Aki Kaurismaki (En compétition)

Le HavreSynopsis : Marcel Marx, ex-écrivain et bohème renommé, s’est exilé volontairement dans la ville portuaire du Havre où son métier honorable mais non rémunérateur de cireur de chaussures lui donne le sentiment d’être plus proche du peuple en le servant. Il a fait le deuil de son ambition littéraire et mène une vie satisfaisante dans le triangle constitué par le bistrot du coin, son travail et sa femme Arletty, quand le destin met brusquement sur son chemin un enfant immigré originaire d’Afrique noire.
Quand au même moment, Arletty tombe gravement malade et doit s’aliter, Marcel doit à nouveau combattre le mur froid de l’indifférence humaine avec pour seules armes, son optimisme inné et la solidarité têtue des habitants de son quartier. Il affronte la mécanique aveugle d’un Etat de droit occidental, représenté par l’étau de la police qui se resserre de plus en plus sur le jeune garçon refugié.
Il est temps pour Marcel de cirer ses chaussures et de montrer les dents.

Accueil à Cannes :

"Très joli film, 'Le Havre' est une fable politico-humaniste à la candeur calculée, dont l'humour à combustion lente, l'interprétation décalée et la mise en scène baignée de poésie 'vintage' enrobent avec une bienveillance craquante l'histoire d'un brave cireur de chaussures qui recueille un jeune clandestin moir arrivé en container sur le territoire français. [...] " Lucie Calet pour Le Nouvel Observateur

"ça fonctionne bien sur toute la durée, aussi grâce aux comédiens tous impeccables : André Wilms (encore une fois formidable), Jean-Pierre Léaud (déjà dans J'ai engagé un tueur) ou Jean-Pierre Darroussin." Romain Le Vern pour Excessif

"Porté par un talent fou, le réalisateur [...]  joue de tous les matériaux (diction des comédiens, fine drôlerie des situations, rythme des scènes, anachronismes…) et livre un film à la folie calme et parfaitement maîtrisée. Plus encore, il rend un hommage très émouvant au cinéma français, qu’il soit d’avant-guerre, des années 1950 ou 1960, à travers sa mise en scène ou l’apparition furtive d’un Pierre Étaix ou d’un Jean-Pierre Léaud. [...] Le Havre sonne comme l’émouvante déclaration d’amour du Nordique au 7e art français." Arnaud Schwartz pour La Croix

"Le soin apporté à l'image n'a d'égal de l'intelligence de son propos et de ses dialogues qui font fuser les éclats de rire. L'optimisme en étendard, Aki Kaurismaki fait triompher l'humain dans ce qu'il a de plus beau." Christophe Chadefaud pour L'Express

"On tient peut-être la Palme. [...] Voilà en effet un film sur la grâce qui touche subtilement un homme toujours grondé par sa femme et qui, en sauvant un enfant, va sans le savoir se sauver et sauver son épouse, par un de ces miracles qu'on n'accepte que chez Kaurismäki. Voilà une oeuvre avec un véritable happy ending." Le Point.fr

"Quel bonheur de découvrir cette fable généreuse et optimiste! Le style inimitable de Kaurismaki fait un bien fou en ces temps moroses. Le réalisateur montre de petites gens prêts à s’unir pour sauver un enfant perdu et fait partager l’amour qu'il leur porte. Les gags nombreux provoquent de francs éclats de rire, ce qui n’empêche pas le film de distiller une émotion rare. On se sent chez soi dans ce cinéma-là montrant une image de la France qu’on souhaiterait réelle." Carolien Vié pour 20Minutes.fr

"Kaurismäki livre un beau conte naïf, nostalgique, fantaisiste, optimiste, un film social et politique décalé, rétro, qui a suscité de jolies salves d'applaudissements en projection de presse. [...] Le Havre est la continuation d'un hommage rendu à un cinéma disparu, par son décorum, ses personnages, son ouverture-clin d'oeil, et jusque dans ses cadres, ses teintes technicolor, sa musique [...]" AG pour Allociné

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L'équipe de Le Havre
Photo Vincent Kessler / Reuters

Pater d'Alain Cavalier (En compétition)

Pater Synopsis : Pendant un an ils se sont vus et ils se sont filmés. Le cinéaste et le comédien, Le président et son 1er ministre, Alain Cavalier et Vincent Lindon. Dans Pater, vous les verrez à la fois dans la vie et dans une fiction qu’ils ont inventée ensemble.

Accueil à Cannes :

"Comment ça, compliqué ? Limpide, au contraire. Et captivant. Et joyeux. Et drôle. Irrésistible, même."Pater" en vérité ne présente qu’un défaut : aucune description ne peut en rendre compte. Et ce défaut-là sitôt que pointé devient qualité majeure et essentielle."Pater" ne ressemble à rien de recensé." Pascal Mérigeau pour Le Nouvel Observateur

"Pater s'apparente à du non-cinéma, où Alain Cavalier et Vincent Lindon psychanalysent le pouvoir et ce qu'en fait l'individu, à l'aide de répliques cinglantes et finement écrites [...]Pater ne laissera personne indifférent." Maxime Claudel pour Excessif

"Verdict : Pater est une pure merveille, dans laquelle Alain Cavalier se prend pour le Président de la République française et Vincent Lindon pour son Premier Ministre. Le film place tant de foi dans son concept qu'il en devient vertigineux. [...] Alain Cavalier réalise le film politique parfait, aussi humble que profond." Damien LeBlanc pour Fluctuat.net

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L'équipe de Pater
Photo Yves Herman / Reuters

Le complexe du castor de Jodie Foster (Hors compétition)

Le complexe du castorSynopsis : La vie de Walter n’est plus ce qu’elle était. Déprimé, vivant au ralenti, il s’éloigne de sa famille et de ses proches. Sa femme finit par le chasser de la maison pour le bien de leurs enfants. Touchant le fond, il s’accroche malgré lui à une marionnette de castor trouvée un soir par hasard. Par jeu ou par désespoir, il utilise cette marionnette pour extérioriser toutes les choses qu’il n’ose pas dire à sa famille et ses collègues. La marionnette devient alors comme une nouvelle personnalité, un nouveau Walter, plus positif et sûr de lui. Rapidement il reprend le contrôle de sa vie mais découvre peu à peu qu’il ne peut plus vivre sans son castor. Parviendra-t-il à se débarrasser de lui ?

Accueil à Cannes :

"il faut voir avec quelle aisance Mel Gibson parvient à épouser son personnage schizophrène et tous les états qui y sont liés. Une vraie performance qui, pourtant, ne fait pas d'ombre au reste du casting - Jodie Foster, Anton Yelchin, Jennifer Lawrence. La raison est évidente : le scénario prend le temps d'explorer et faire grandir ses protagonistes. Jusqu'à nous toucher au plus profond..." Maxime Claudel pour Excessif

"Aidée par un scénario d'une formidable finesse et par de sacrés seconds rôles (Jennifer Lawrence et Anton Yelchin sont impressionnants), Jodie Foster réalise une tranche de vie pleine de douleur et d'amour rentré. Le rire y est acide, la révolte amoureuse et l'espoir fragile, comme Redford l'avait réussi en son temps avec Des gens comme les autres. Mais surtout, la grande force de ce drame mature est de faire d'une boule de poils en forme de castor l'un des personnages les plus saisissants, les plus déstabilisants du cinéma cette année. Mel Gibson, lui, est absolument prodigieux " Fabrice Leclerc pour L'Express

"Sans pathos, Jodie Foster propose une réflexion sur la relation parents / enfants en même temps qu'un questionnement sur la notion toute faite de bonheur, nous entrainant peu à peu vers un malaise de plus en plus prégnant, qui s'empare aussi bien des personnages que de l'image." Laetitia Ratane pour Allociné

"Il est rare, exceptionnel même, que le cinéma américain aille si loin dans la description d'un esprit malade et d'une famille hantée par de vilains démons. À tout point de vue, 'Le complexe du castor', comédie neurasthénique et drame inclassable, étonne, stimule, dérange. Même Mel Gibson y est aimable. C'est dire si la surprise prend des proportions colossales." Olivier De Bruyn pour Evene.fr

"Elle signe un film étrange, modeste et attachant, qui ne s’intéresse pas tant au malade mental qu’à la façon dont nous le percevons, et, partant, interroge la notion même de normalité. " Olivier Bonnard - Le Nouvel Observateur

"Sans doute mis en confiance par le regard tendre et attentionné de son ami Jodie, Mel joue sans retenu et pudeur ce père de famille quinquagénaire dépressif incapable de répondre aux attentes de sa femme et ses enfants. De bout en bout touchant, il est la colonne vertébrale du récit sans pour autant éclipser le sort des personnes qui gravitent autour de lui. [...] Il faut dire qu'avec une réalisatrice aussi fine que Jodie Foster, les pièges d'un spectacle dégoulinant de bons sentiments sont constamment évités et l'on pardonnera même à la dame un final un poil trop facile, heureux d'avoir pu assister à une histoire tout simplement profondément humaine." Laurent Pécha pour Ecran large

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Montée des marches de l'équipe du Complexe du castor
Photo Vincent Kessler / Reuters/Visual

Jours de grâce d' Everardo Gout (Séance de minuit-Hors compétition)

Jours de grâceSynopsis : 2002, 2006, 2010. Un flic. Un otage. Une femme. Corruption, violence, vengeance.Trois destinées, durant trente jours, pendant trois Coupes du Monde de football. Trois façons de se battre pour survivre...

Accueil à Cannes :

"Dans l'entrefaite, un autre long-métrage, présenté cette fois hors compétition, nous aura joliment scotché à notre fauteuil : Dias de Gracias. Réalisé par un certain Everardo Gout, ce premier film mexicain (en réalité une coprod franco-mexicaine) fait preuve de qualités esthétiques indéniables pour illustrer un scénario qui tient excellemment bien la route. Un nom à retenir donc que celui de ce réalisateur qui risque fort de faire à nouveau parler de lui dans les années à venir..." Stéphane Argentin pour Ecran Large

 

 

Skoonheid de Oliver Hermanus (Un certain regard)

Synopsis : François se déteste. Convaincu que sa vie est gâchée, il est pris de court quand une rencontre fortuite bouleverse son existence propre et rangée. Christian, 23 ans, est le fils d'un vieil ami. De l’avis de tous, il est l'incarnation parfaite du beau jeune homme dans la fleur de l'âge. François s’en trouve secrètement désarmé, consumé par une passion dévorante et une convoitise malvenue. S’étant toujours appliqué à se complaire dans le dégoût de lui-même, le voilà qui laisse sortir des émotions contenues depuis toujours, tentant désespérément d'obtenir de la vie ce qu'il a toujours désiré : le bonheur.

Accueil à Cannes :

"C’est un bon film sur la haine de soi.[...] Le charme supplémentaire du film est dans ses ellipses et sa volonté répétée de congédier toute psychologie raisonnable. Du futur de Christian, de l’avenir de François, on ne saura rien. Sinon qu’un homme assis seul dans un fast-food peut soudain réaliser, au simple spectacle de deux garçons roucoulant à une table de lui, qu’il a complètement merdé sa vie." Gérard LeFort pour Libération

"Cette descente aux enfers est portée par deux acteurs fantastiques et par un récit simple, poignant et efficace. [...] La scène finale où François observe un jeune couple de garçons s’embrassant tendrement à deux tables de son regard hagard résume intelligemment l’ampleur de ce ratage. Et milite de façon indirecte pour que chacun s’assume pour vivre heureux, tel qu’il est. Une leçon. De vie et de cinéma." Yagg pour Yagg.com

"L’évolution de récit vers un ralentissement général est à la fois ce qui rend Skoonheid plus singulier mais aussi ce qui génère peu à peu un certain ennui poli. [...] Si son traitement des thématiques homos reste sans toute trop classique pour la Queer Palme, la gentille singularité du film devrait facilement l’aider à se démarquer du tout-venant des films gays et à trouver aisément son public." Gregory Coutaut pour Film de culte

Tatsumi de Eric Khoo (Un certain regard)

TatsumiSynopsis : Une adaptation de l'oeuvre de l'auteur de mangas Yoshihiro Tatsumi.

Accueil à Cannes :

"Mais c'est l'idée de mêler l'adaptation du manga autobiographique de Tatsumi, Une vie dans les marges, lien entre les différents récits, qui scelle la réussite du film de Khoo, lui donne une profondeur supplémentaire, film d'animation braconnant sur les terres du documentaire comme a pu le faire, dans un tout autre style, Valse avec Bachir de Ari Folman. Malgré, de temps à autre, un manque de respiration (impression accentuée par une musique écrasante), Tatsumi est une belle réussite." Nicolas Bardot pour Film de culte

"Eric Khoo s’attache à reproduire le graphisme de Yoshihiro Tatsumi. Le mouvement se glisse dans les planches du manga. La couleur côtoie le noir et blanc, les couches d’animation se superposent comme dans un théâtre de marionnettes, le trait de crayon reste apparent, surligné même. Le résultat est troublant. Un mariage réussi entre septième et neuvième arts." Benoît Zagdoun pour Blog France 2 Films and cie

 

18 Mai :

La conquête de Xavier Durringer (Hors compétition)

La conquêteSynopsis : 6 mai 2007, second tour de l'élection présidentielle. Alors que les Français s’apprêtent à élire leur nouveau Président, Nicolas Sarkozy, sûr de sa victoire, reste cloîtré chez lui, en peignoir, sombre et abattu. Toute la journée, il cherche à joindre Cécilia qui le fuit. Les cinq années qui viennent de s'écouler défilent: elles racontent l'irrésistible ascension de Sarkozy, semée de coups tordus, de coups de gueule et d'affrontements en coulisse. La conquête : L'histoire d'un homme qui gagne le pouvoir et perd sa femme.

Accueil à Cannes :

"Une bombe ? Un pétard mouillé, plutôt. "La Conquête", présenté en séance spéciale hors compétition, a un petit côté spectacle de fin d’année. C’est un gros téléfilm, genre "Nicolas Sarkozy pour les nuls".Scolaire, mais pas désagréable. Amusant, même. [...] Amusant, donc. Et parfaitement inoffensif." Olivier Bonnard, envoyé spécial à Cannes - Le Nouvel Observateur

"Et au final, avec sa dream team, Xavier Durringer livre un documentaire fictionnel basé sur des faits réels. A ce propos, on nous le rappelle en début de séance..." Maxime Claudel pour Excessif

"Pari tenu pour La conquête. Les petites phrases sont devenues des répliques de cinéma hilarantes. Avec un Podalydès hallucinant. [...] La conquête est le premier film à décrypter ce qu'est réellement une campagne présidentielle : une succession de promesses non tenues et d'actions opportunistes pour glaner une à une les voix. De réelle ambition pour la France? On n'en voit pas. [...] Le registre de langue est souvent très violent. Du coup, on rit beaucoup de ces duels à mort avec les mots. Et pour nous rappeler encore d'avantage que nous sommes les témoins d'un show burlesque, Durringer a commandé à Nicola Piovani une musique de cirque épatante. " Sophie Benamon pour L'Express

"Xavier Durringer ne parvient pas à donner une épaisseur supplémentaire à cette histoire. Les dialogues les plus drôles de son film sont empruntés aux véritables protagonistes. Et les chapîtres intimes ajoutés à la vie du couple Nicolas-Cécilia ne sont pas les plus réussis. A défaut de nous conquérir totalement, cette Conquête a le mérite d'ouvrir une voie : traiter en fiction une actualité presque à chaud. " Sébastien Le Fol pour Le Figaro

"A défaut de nous surprendre sur le fond - la plupart des faits racontés étant connue du grand public - La Conquête nous surprend sur la forme. [...] Chacun se régalant, et nous régalant au passage, des bons mots et répliques assassines que l'Histoire leur a mis à disposition. Autant vous dire que cette Conquête nous a conquis !" GM pour Alllociné

"Brice Hortefeux assistait à la projection de 11 heures au MK2 Odéon. L'actuel député européen a participé de près à la campagne présidentielle de 2007. S'il n'apparaît pas expressément dans le film, il donne son sentiment sur La Conquête dans Le Figaro Magazine de samedi. «J'ai trouvé Denis Podalydès convaincant, incarnant bien à la fois le volontarisme, la détermination, l'envie de faire et la capacité à surmonter les difficultés qui caractérisent Nicolas Sarkozy. Le principal reproche que je ferais à ce film, c'est son titre: l'action politique ne se résume pas à la conquête du pouvoir.» Emmanuèle Frois pour Le Figaro

"Par-delà le Sarko-film, La Conquête est surtout un énième french biopic, un biopic gratiné parce que s'aventurant sur le domaine balisé de la caricature politique. On y trouve d'ailleurs beaucoup d'acteurs de télé (Bernard « Chirac » Le Coq ou Florence « Cecilia » Pernel) qui s'adonnent à un show d'imitation avec petites phrases certifiées conforme au réel dont la bande annonce donne un avant-goût assez fidèle. Le spectacle, au fond regardable (vu de France, on commence désormais à prendre l'habitude de ce cinéma transformiste et Podalydès, malgré sa moumoute et sa démarche recopiée, reste un grand acteur), demeure plombé par son sérieux et ses précautions multiples.[...] La Conquête ne fait que répéter ce vieux gimmick partisan que la réalité du pouvoir a estompé depuis : quand Sarko s'attarde au Fouquet's le soir de l'élection, c'est moins pour fêter sa victoire avec ses amis du CAC 40 que pour tenter coûte que coûte de récupérer sa petite femme. Il y a plus clair encore : l'apparition de Dominique Besnehard en porte-flingue Sarkozyste parodiant Ségolène Royal lors de la préparation du débat de l'entre-deux tours. Permettre à un déçu célèbre du Royalisme de régler ses comptes dans le biopic officiel du champion de la droite, ce n'est pas cruel, mais juste infiniment mesquin." Guillaume Loison pour Chronic'Art

""S'il me pose la question, je lui dirai que, contrairement à d'autres responsables publics qui apparaissent dans ce film, La Conquête souligne souvent sa sincérité, son humanité et sa capacité à ne pas tricher", a déclaré Brice Hortefeux." L'Express

"On sort donc de LA CONQUETE sans grand enthousiasme, et avec la désagréable impression d’avoir assisté à une reconstitution luxueuse de l’actualité. Ce n’est peut-être que nous, mais pour ce genre de films, on aime que le cinéma nous apporte un peu plus…" Aurélien Allin pour Cinemateaser

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Montée des marches de l'équipe de La Conquête
Photo Reuters

Melancholia de Lars Von Trier (En compétition)

MelancholiaSynopsis : À l'occasion de leur mariage, Justine et Michael donnent une somptueuse réception dans la maison de la soeur de Justine et de son beau-frère. Pendant ce temps, la planète Melancholia se dirige vers la Terre..

Accueil à Cannes :

"L'ennui, c'est qu'il punit surtout le spectateur." Bernard Achour - Le Nouvel Observateur

"Depuis Virgin Suicides, on connait la capacité de Kirsten Dunst à communiquer un spleen insaisissable - qui reste aussi l'énigme du film - derrière des sourires crispés et des regards perdus. En pleine renaissance artistique, Lars Von Trier ne pouvait pas trouver meilleure incarnation pour cette fin du monde à la fois suave et désespérée dont le plan final déchirant promet de marquer votre parcours de cinéphile." Romain Le Vern pour Excessif

"La fin du monde sublimée par Lars von Trier dans un film subjuguant de beauté.[...] Melancholia est un envoutement des sens, ouvert sur un prologue sublime où Lars von Trier peint des tableaux d'une beauté quasi irréelle sur fond de Wagner. Il est parvenu à capturer la lumière qui surgit des ténèbres. Les deux heures qui suivront seront à la hauteur de cette introduction." Christophe Chadefaud pour L'Express

"Ce n’est pas la première fois que le cinéaste représente les femmes en grandes hystériques. Mais il le fait enfin avec finesse, compréhension et délicatesse, en faisant de sa Justine une créature catatonique et vulnérable, comme Charcot en observait, et de sa sœur un être apeuré qui se cache derrière un contrôle obsessionnel de son existence. La blonde et la brune, le Soleil et la Lune, sont deux déclinaisons d’une même lucidité mêlée d’inquiétude.[...] Tourné comme en prédiction des récents tsunamis et autres séismes japonais, buvard d’une inquiétude qui in fine se sera retrouvée partout dans les films du Festival, Melancholia est une sorte d’anti-Arbre de vie : Dieu n’existe pas, nous ne serons pas sauvés, pas palmés. Mais la beauté ne nous aura pas épargnés." Libération

"Moins violent et provocateur qu’Antichrist, Melancholia suprend par le beauté de ses images et son aspect violemment pessimiste. Cette fable, chronique d’une fin du monde annoncée, émeut et ravit par son intensité. Il y avait longtemps que Lars Von Trier ne nous avait pas à ce point touchés par l’âpreté de son propos et la façon dont il met en parallèle la dépression d’une femme désespérée et la peur de l’Apocalypse." Caroline Vié pour 20 minutes

"il ne devrait pas faire l'unanimité : plans très travaillés, sentiments exacerbés, le tout accompagné par du Wagner... [...] un film [...] ambitieux, d'une beauté plastique souvent stupéfiante. [....] Au terme de ce voyage élégiaque, bien des questions resteront en suspens, mais notre souvenir de Melancholia ne devrait pas s'éteindre de sitôt. Après tout, nul besoin d'avoir un diplôme d'astronomie pour être émerveillé par le spectacle d'une nuit étoilée." Allociné

"Pour : Pour commencer, dès les premiers plans du film, Lars von Trier sait se faire entendre et respecter en tant que metteur en scène : une sublime introduction de dix minutes composée de plans fixes et de ralentis sur la musique de Wagner [...] Pas de provocation, peu de sexe (hormis une scène de nudité nocturne de Kirsten Dunst, offrant son corps à la nature et à la planète Mélancholia), Lars von Trier n’a plus besoin dans l’exercice de son art de ces béquilles artistiques. Demeure seulement l’inaltérable tristesse qui l’habite de façon permanente depuis Antichrist, tristesse qui ne se mue plus désormais en rage (Dogville) ni en sacrifice expiatoire (Dancer in the dark) mais se contente d’être du simple désespoir, le constat de la fin d’un monde." David Speranski Clapmag.com

"Contre : D'une bêtise monstre, Melancholia est probablement le film le plus irritant de cette sélection officielle." Nico Paal pour Clapmag.

"2 ans après Antichrist, Lars Von Trier livre un nouveau chef d'oeuvre. Autant une suite qu'une variation du film précédent. Une autre vision, féministe et lumineuse. La fin du monde chez le danois est l'occasion d'exprimer toutes ses peurs et obsessions. Le résultat est un film colossal, d'une richesse incroyable. Un choc formel et narratif qui prend aux tripes et aux images entêtantes au possible." Nicolas Gilli pour Filmosphere

"Au delà de l’esthétisme hégémonique de Lars von Trier, au delà de sa faculté à vous plonger dans un malaise dont seul lui a le secret, on ne peut s’empêcher de constater que son expérience est trop longue, son récit parfois complaisant, son mordant évanoui. Que MELANCHOLIA soit pesant peut cependant ne pas être un problème pour tout le monde. " Emmanuelle Spadacenta pour Cinemateaser

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L'équipe de Melancholia
Photo REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Lars Von Trier : la polémique

Comme vous pourrez le contaster en regardant la conférence de presse, le réalisateur danois s'est laissé aller à la provocation. Ses propos ont tellement choqué que Lars Von Trier a dû dans un premier temps présenter ses excuses. Les organisateurs du Festival l'ont déclaré persona non grata (personne n'étant pas la bienvenue), ce qui signifie donc que le réalisateur a dû quitter le Festival. Melancholia et les acteurs du film sont toujours dans la compétition.

Montée des marches de l'équipe de Melancholia
Photo Abaca

Hanezu no tsuki de Naomi Kawase (En compétition)

Hanezu no tsukiSynopsis : La région d’Asuka, à Nara, est le berceau du Japon. Ici, il y a longtemps, vivaient ceux qui se satisfaisaient du plaisir de l’attente. Le peuple moderne, ayant apparemment perdu ce sens de l’attente, semble incapable d’être reconnaissant du présent, s’accrochant à l’illusion que toute chose avance selon le plan bien précis de chacun.
Il y a bien longtemps, les gens croyaient que Mt. Unebi, Mt. Miminashi, et Mt. Kagu, trois montagnes, étaient habitées par des dieux. Ces montagnes sont toujours là. En ce temps, un puissant homme d’affaire avait comparé les montagnes à la bataille qui se livrait en son propre coeur. Les montagnes étaient une expression du karma humain.
Le temps a évolué au présent. Takumi et Kayoko, héritant des espoirs déchus de leurs grand-parents, passent leur vie. Leur histoire est universelle, à l’image des âmes innumérables qui se sont accumulées sur cette terre.

Accueil à Cannes :

"Ce qui peut dérouter, c'est le traitement très sensoriel. Naomi Kawase témoigne d'un regard ultrasensible sur le monde qui l'entoure et rappelle son passé de photographe, attentive aux détails et aux émotions, à travers une captation de moments fugitifs et diffus (l'essentiel naît de l'anodin). Mais il faut écouter les vérités qu'elle murmure et aimer ses plans qui vivent/durent pour mieux s'insinuer en nous." Romain Le Vern pour Excessif

"même s'il accuse quelques longueurs et qu'il lui manque une vraie fin, le long métrage nous plonge vite dans une atmosphère particulière, entre douceur et mélancolie, et traite son sujet avec une pudeur que renforce la mise en scène" Max pour Allociné

"film-poème qui poursuit une réflexion menée de longue date caméra au poing, avec une volontaire légèreté de moyens qui lui permet de laisser à ses comédiens une certaine marge de manoeuvre et d’obtenir d’eux une grâce discrète. [...] Plus que le surgissement des événements, Hanezu dit leur répétition maladroite, la continuité qui les lie, et suggère en même temps aussi que c’est dans la contemplation même de cette continuité que réside le salut…" Salomé Hocht pour Discordance.fr

"Kawase nous a cependant offert par le passé des films autrement plus forts (Shara), autrement plus amples dans leur composition (la dernière partie de la Forêt de Mogari), ou tout simplement autrement plus barrés (ses documentaires intimes du début des années 2000), quand celui-ci tient davantage de l’ébauche, tant sa mise en scène et son sens hésitant de l’image y apparaissent riquiquis." Philippe Azoury pour Libération

"Si Naomi Kawase ne donne guère de clé sur le fond même de sa pensée, peu importe. Un auteur n’a pas à se justifier ou à tomber dans le didactisme pour nous intéresser. Mais il devient plus problématique de se raccrocher à HANEZU quand on ne saisit même pas la psychologie des personnages ou leur interaction, tant la narration s’avère décousue, languide et adepte d’ellipses maladroites." Aurélien Allin pour Cinemateaser

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L'équipe de Hanezu no tsuki
Photo Reuters

19 Mai

Hara-kiri : Death of a samurai de Takashi Miike (En compétition)

Hara-kiri : Death of a samuraiSynopsis: Voulant mourir dignement; un samouraï sans ressources, Hanshiro, demande à commettre un suicide rituel dans la résidence du clan Ii, dont l'intendant est Kageyu, un guerrier forte tête. Essayant de décourager Hanshiro, Kageyu lui conte l'histoire tragique d'un jeune ronin, Motome, venu récemment avec la même requête. Hanshiro est traumatisé par les détails horrifiants du sort qui fut réservé à Motome mais il persévère dans sa décision de mourir dans l'honneur. Au moment de commettre hara-kiri, il présente une ultime requête : il désire être assisté dans son acte par trois lieutenants de Kageyu, qui sont absents tous les trois, par une étrange coïncidence. Méfiant et furieux, Kageyu demande à Hanshiro de s'expliquer. Ce dernier révèle ses liens avec Motome et livre le récit doux-amer de leurs vies. Kageyu comprendra bientôt que Hanshiro s'est lancé dans une épreuve de force par esprit de vengeance.

Accueil à Cannes :

"Une splendeur. L'accueil (en projection de presse en tout cas) a été plutôt frais, quelques applaudissements timides, mais on persiste : Ichimei est magnifique. D'un classicisme et (malgré son esthétisme) d'une sobriété remarquables, spécialement dans le cas d'un Miike visiblement "cadré" par l'original, le film s'inscrit pleinement dans le genre et la tradition cinématographique japonaise. [...] Seul léger bémol, la 3D n'apporte que rarement un plus... et en a fait fuir deux ou trois. Pour le reste, sa beauté, sa narration comme son histoire, Ichimei est un objet parfait." AG pour Allociné

"Premier film en 3D jamais présenté en compétition dans un grand festival international, ce remake du magnifique 'Hara-kiri' de Kobayashi manque hélas de... relief. Mélodrame embourbé dans une lenteur qui se voudrait hypnotique, il déroule avec une solennité totalement désincarnée la tragédie de son samourai sur le point de commettre un suicide rituel. On devrait être déchiré ; on se contente de subir en baillant ce déploiememt balourd de beauté frigide." Bernard Achour - Le Nouvel Observateur

"Le film de Miike s'ouvre sur le supplice vécu par la victime malchanceuse de ce revirement, Motome, obligé de s'enfoncer un sabre (de bambou!) dans le ventre. D'une violence extrême, à la limite du supportable, la séquence n'est heureusement pas gratuite. Elle infuse tout le reste du film, laissant ensuite place à une chronique familiale plus calme et sentimentale, racontée à travers une narration en flashback. [....] Si la 3D semble superflue durant ces longues scènes grisâtres, minimalistes, parfois un peu plates, elle offre au film de rares fulgurances oniriques, marquées par le rougeoiment des feuilles d'automne, puis du bain de sang. En retardant au maximum les scènes de combat, via un récit habilement éclaté, Miike refuse le spectaculaire propre au film de samourai" Eric Vernay pour Fluctuat.net

"Hara Kiri, mort d’un samouraï est une histoire littéralement poignante. Elle va très au-delà du 17e siècle et dépasse naturellement le milieu des samouraïs. Avec sa lame cinématographique, Takashi Miike dissèque l’âme universelle. Chez lui, la forme précède les gestes et les changements : les costumes qu’on ne se laisse plus imposer, les murs épurés qui se déchirent, les feuilles qui rougissent. Un vocabulaire stylisé qui donne au récit une très grande liberté. Les scènes d’action en 3D relief ne sont rien d’autres que de la méditation. " Siegfried Forster pour RFI.fr

"Malgré une 3D malheureusement bien trop anecdotique et qui assombrit comme presque toujours la magnifique photo du film, Miike continue à démontrer que le film de sabre lui sied à merveille." Laurent Pécha pour Ecran Large

"La beauté indéniable de la direction artistique fait plutôt illusion, mais dans ce récit où l'humain bouillonnant déborde de l'armure sacrée du samouraï, la tension manque cruellement. La neige tombe, elle est belle, mais elle n'émeut pas [...] Et la 3D dans tout ça? "Pour moi, ça n'a rien changé de tourner en 3D (...) Rien n'a changé dans mon approche". D'où une présence de la 3D, certes, mais avec une relative discrétion (si ce n'est ce voile grisâtre et envahissant sur l'image), pas assez cela dit pour gâcher un dénouement qui retrouve son souffle." Nicolas Bardot pour Filmdeculte

"L'ancien enfant terrible aux commandes d'un remake (trop) sage." Romain Le Vern pour Excessif

"Le cinéaste japonais et enervé Takeshi Miike signe avec Hara-Kiri, un remake peu inspiré d'un film de samouraï de 1962, avec une utilisation inutile de la 3D" Thomas Baurez pour L'Express

"C’est d’autant plus dommage que l’histoire en elle-même, centrée sur des valeurs poignantes (l’honneur en point d’orgue), sur des rapports familiaux touchants, et le désir légitime de vengeance, intéresse intrinsèquement. Finement écrit, développant des émotions justes et tendres, HARA-KIRI affiche de nombreuses qualités. Mais Miike semble comme engoncé dans un cadre qui ne lui irait pas. Même sa mise en scène, d’ordinaire si inventive, apparaît ici bien sage, et ne tire même pas parti de la 3D, gimmick inutile et sous-exploité, à peine visible durant 95% du métrage. Heureusement, il se régale enfin (et nous avec) lors d’une séquence finale de combat au sabre assez ahurissante de classe virtuose. Une dernière note qui rehausse le plaisir, mais ne fait aussi que rendre la déception plus grande." Aurélien Allin pour Cinemateaser

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L'équipe de Hara-kiri : Death of a samurai
Photo Eric Gaillard / Reuters

La peau que j'habite de Pedro Almodovar (En compétition)

La peau que j'habiteSynopsis : Depuis que sa femme a été victime de brûlures dans un accident de voiture, le docteur Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, se consacre à la création d’une nouvelle peau, grâce à laquelle il aurait pu sauver son épouse. Douze ans après le drame, il réussit dans son laboratoire privé à cultiver cette peau : sensible aux caresses, elle constitue néanmoins une véritable cuirasse contre toute agression, tant externe qu’interne, dont est victime l’organe le plus étendu de notre corps. Pour y parvenir, le chirurgien a recours aux possibilités qu’offre la thérapie cellulaire.
Outre les années de recherche et d’expérimentation, il faut aussi à Robert une femme cobaye, un complice et une absence totale de scrupules. Les scrupules ne l’ont jamais étouffé, il en est tout simplement dénué. Marilia, la femme qui s’est occupée de Robert depuis le jour où il est né, est la plus fidèle des complices. Quant à la femme cobaye…

Accueil à Cannes :

"Avec un sens ébouriffant du récit et de la mise en scène, Almodovar fait sienne cette histoire de vengeance évoquant Les Yeux sans visage, chef d'oeuvre d'horreur onirique de George Franju. Dans un style plus distancié et clinique que ses derniers films, le réalisateur de Tout sur ma mère construit un thriller hitchcockien dans lequel s'articulent toutes ses obsessions. Mélange des genres, réflexion sur le vampirisme des cinéastes, mises en abîme et jeux de miroirs s'orchestrent dans un élégant écrin de polar. Polar qui révèle bientôt, sous sa gangue froide et violente zêbrée de piques humoristiques souvent cruelles, une seconde peau plus tendre, sentimentale. L'implacable film de vengeance contient en effet un mélo, les deux s'imbriquant dans un théâtre de faux semblants des plus baroques.[...] La maîtrise est totale, indéniable. C'est brillant, mais presque trop pour espérer susciter le trouble propre aux grands films..." Eric Vernay pour Fluctuat.net

"Cela dit, La Piel Que Habito reste assez paresseux, avec des personnages secondaires faiblards (Marisa Paredes tourne à vide) et une intrigue un peu légère. Surtout, Almodovar est sur un fil entre la dérision et le sérieux et il arrive souvent qu’on ne sache pas trop si, là où l’on rit, il voulait vraiment nous faire rire… comme si le procédé trop bien rôdé virait à la bouffonerie." Salomé Hocht pour discordance.fr

"Avec La Piel que Habito, Pedro Almodóvar semble donc appliquer l'adage « c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes ». À la découverte de la délicieuse plastique de l'objet final taillé au millimètre, on ne pourra qu'attendre avec impatience la suite des opérations. Rendez-vous est donc pris pour dans deux ans avec ce maestro du scalpel cinématographique espagnol." Stéphane Argentin pour Ecran Large

"[...]Le résultat, imaginatif et vif, séduit justement pour cette fluidité et, dépourvu de digressions inutiles, se regarde sans une once d'ennui. " Romain Le Vern pour Excessif

"L'Espagnol signe une comédie dramatique et chirurgicale avec Antonio Banderas en docteur Frankenstein, malheureusement plombée par une virtuosité qui laisse le spectateur à distance des personnages." Thomas Baurez pour L'Express

"La Piel que Habito est un thriller au sujet éprouvant et au twist déjà réputé diabolique et...venimeux ! [...] Dès les premières images vous êtes plongés dans l’univers du film, dans l’univers d’Almodovar, dès les premières notes de musique vous êtes pris dans un tourbillon dont vous ne sortirez que 2h plus tard, grâce à une mise en scène virtuose et aux acteurs transcendés [....] Un maître au meilleur de sa forme qui s’essayait pour la première fois au thriller, essai réussi Maestro !" Laëtitia Forhan pour Allociné

"On avait oublié à quel point Antonio Banderas, dès lors qu’il joue en espagnol, jouit d’une présence bestiale et on avait oublié à quel point aussi, Pedro le filme avec fascination, comme hypnotisé par son aura sexuelle, mais envoûté tout autant par son personnage dont il révèle les déviances au fur et à mesure d’une narration particulièrement maline. D’aucun dirait que le film est prévisible, mais pour peu que l’on soit absorbé par l’ambiance extrêmement lourde de LA PIEL, on peut se laisser berner et trouver que le film est l’un des plus complexes et sexués du cinéastes depuis longtemps, nous rappelant parfois la virilité charnelle de EN CHAIR ET EN OS." Emmanuelle Spadacenta pour Cinemateaser

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L'équipe de La peau que j'habite

Photo Reuters

20 Mai :

This must be the place de Paolo Sorrentino (En compétition)

This must be the placeSynopsis : Cheyenne est une ancienne star du rock. A 50 ans, il a conservé un look gothique, et vit de ses rentes à Dublin. La mort de son père, avec lequel il avait coupé les ponts, le ramène à New York. Il décide de poursuivre, à travers l'Amérique, la vengeance qui hantait son père.

Accueil à Cannes :

"Avec « This Must Be The Place », Sorrentino se lance dans un étonnant road-movie au titre inspiré d’une chanson des Talking Heads. Sean Penn y est remarquable dans le rôle de Cheyenne, ex-rock star au look gothique, vivant de ses rentes à Dublin, où il marche comme un petit vieux, dépressif de surcroît.[...] « This Must Be The Place » ferait une Palme d’or idéale, on vous aura prévenus." Alain Grasset pour Le Parisien

"Fortement teinté par la musique, notamment de David Byrne qui y fait une prestation live, This Must Be the Place (le titre est aussi celui d’une chanson des Talking Heads) forme un objet indéfinissable, marrant et vain, très soigné dans sa forme et lourdaud dans les signifiants historiques auxquels il fait référence. Une indolence à la Bagdad Café rend sa fréquentation sympathique et insouciante, et pourrait tout à fait trouver la faveur séduite d’un certain public. Mais la vraie saveur du film tient évidemment à la stupéfiante performance de Sean Penn en Cheyenne, son immersion presque inquiétante, infaillible et parachevée, dans la peau de ce qui ressemble à s’y méprendre à un vieux trav sous LSD." Olivier Séguret pour Libération

"Le film de Sorrentino, réalisateur inégal mais prometteur ( on lui doit un film sur Giulio Andreotti et la mafia, " Il divo", primé à Cannes en 2008), est inégal et prometteur. Il pêche par longueur et sophistication, mais ménage de beaux moments de cinéma. Sean Penn, avec son look de rocker gothique et sa voix efféminée en fait un "peu trop beaucoup" mais réussit à émouvoir. Prix possible." Thierry Gandillot pour Les échos

"Certains risquent de reprocher au cinéaste une fascination pour la laideur morale (là encore, une des marques de fabrique de Sorrentino). Mais le film, fortement inspiré de Paris, Texas, de Wim Wenders, mélange les genres avec une sensibilité inattendue et un bon goût qui consiste à ne jamais se moquer des personnages ni de leur culture. La contribution des interprètes est également essentielle : Sean Penn qui, au départ, semble nous refaire le coup de Harvey Milk (Gus Van Sant, 2009), se tire plus qu'honorablement d'un rôle difficile." Romain Le Vern pour Excessif

"Le réalisateur italien, s’il gère excellemment le jeu, brille de nouveau par ses compositions et sa mise en scène, multipliant les plans et les séquences mémorables (on pense notamment à l’apparition scénique du chanteur David Byrne) et assoit son statut de grand esthète européen. C’est finalement dans le récit qu’on y trouve moins notre compte : road movie oblige, la narration progresse à coups de rencontres ponctuelles, mais parfois frustrantes, heurtant la fluidité de l’histoire. Mais on reste surtout déçu par le dernier quart d’heure du film, malmenant notre réelle affection pour l’existence chaotique de Cheyenne. Souffrant parfois d’un manque de clarté (c’est le problème quand on privilégie personnages et ambiances), THIS MUST BE THE PLACE se clôt sans coup d’éclat. Dommage quand on a assisté juste avant à une bonne heure et demi de cinéma très haut de gamme." Emmanuelle Spadacenta pour Cinemateaser

«Époustouflant dans ce film de Paolo Sorrentino, Sean Penn a toutes les raisons d'espérer une récompense dimanche soir " Jean-Luc Wachtausen pour Le Figaro.

"C'est donc très beau. Et profond aussi. Mais bizarrement pas aussi puissant que l'étaient Il Divo ou L'Ami de la famille. [...] Il n'en demeure pas moins que This must be the place est un long-métrage brillant, illuminé, voire vampirisé par un Penn transfiguré. Reste à savoir si Robert de Niro et ses comparses apprécient David Byrne et les Talking Heads, dont la musique accompagne savamment l'histoire. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour le jury, ça peut jouer beaucoup." Christophe Carrière pour L'Express

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L'équipe de This must be the place
Photo Abaca/Photo Reuters

Drive de Nicolas Winding Refn (En compétition)

DriveSynopsis : Un cascadeur tranquille et anonyme se métamorphose dès que la nuit tombe : il devient pilote de voitures pour le compte de la mafia. La combine est bien rodée jusqu’au jour où l'un des casses tourne mal et l’entraîne dans une course-poursuite infernale. Il veut se venger de ceux qui l’ont trahi…

Accueil à Cannes :

"Autrement, il a préféré mettre son talent considérable (un équilibre idéal entre l'image, le mouvement et le son) au service exclusif de son sujet, en alternant des fulgurances poétiques (la séquence de l'ascenseur, amenée à devenir culte) et des courses-poursuites, furtives mais inoubliables." Romain Le Vern pour Excessif

"Filmé par son réalisateur comme objet total de fantasmes (pas les plus sains forcément), il embarque le public dans sa fuite en avant sanglante et si triste qu’on en pleure littéralement. Et cette mélancolie, ce profond désespoir que l’on ressent n’en est entériné que davantage par la mise en scène virtuose du réalisateur danois, qui filme emphatique pour mieux opter pour une raideur de récit, tendu et terriblement anxiogène, et une économie de dialogues. D’ailleurs, pour nous aussi, les mots sont trop triviaux pour parler de DRIVE." Emmanuelle Spadacenta pour Cinemateaser

"Le film joue à fond du changement de vitesse à vue, «des coups de lattes / un baiser», comme chantait Bashung. Dans une scène d’ascenseur, Gosling embrasse Mulligan avant d’écrabouiller la gueule d’un sale con à coup de talons. Dans une autre, il déboule dans une boîte à putes, marteau à la main et écumant de haine ; les filles ne crient même pas et continuent d’envoyer des SMS ou de se limer les ongles. Refn baptise plusieurs fois un Gosling, érotisé et sublimé, de geysers de sang et de bouts de cervelle, mais une aura d’idéal indestructible survit dans la tourmente et à la perdition générale." Didier Péron pour Libération

"Une bombe. Tout le monde ne sera pas d'accord (et tout le monde ne l'est pas, au sein de notre rédac'), mais s'il divise, personne ne met en doute le talent de NWR, petit prodige sous (bonnes) influence(s) qui (re)trouve ici des accents lynchiens - tendance Sailor et Lula électro ou Blue Velvet, avec notamment des flambées de violence stupéfiantes, inoubliables.[...] Film d'action et de vengeance électrisant, volontiers silencieux et majestueux, transcendé par une BO à tomber par terre, une réalisation brillantissime, un irréprochable casting, doté d'une élégance glacée encore réhaussée par cette distance qui participe de son étrangeté, Drive s'inscrit (déjà) dans la lignée de ces films de commande miraculeusement extirpés du lot sous l'impulsion d'un grand cinéaste, et dès lors voués à devenir des oeuvres culte" AG pour Allociné

"Quelque part entre David Cronenberg et Michael Mann, Nicolas Winding Refn orchestre des scènes de poursuites millimétrées d'une beauté sans égal. Sa mise en scène semble tenir de la micro-chirurgie. Chaque plan est pensé. Rien ne dépasse. Et lorsque Ryan en vient aux mains avec ceux qui lui collent au train, l'éruption de violence frappe en un éclair. Mais c'est avant tout Nicolas Winding Refn qui vient de frapper un grand coup. " Christophe Chadefaud pour L'Express

"Fataliste et romantique comme du Gray, violent comme du Scorsese, graphique comme du Mann, Drive fait bien quelques emprunts mais reste avant tout un pur film de Nicolas Winding Refn : humain, sarcastique et radical. On finira cette chronique sur une dernière bonne note pour la bande originale, la meilleure de la compétition." Christophe Narbonne pour Premiere.fr

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L'équipe de Drive

The Murderer de Na Hong-Jin (Un certain regard)

The MurdererSynopsis : Frontière entre la Russie, la Chine et la Corée du Nord.
Criblé de dettes, proche de la misère, un homme accepte un contrat pour assassiner quelqu'un. C’est son dernier recours pour subvenir aux besoins de sa famille. Il sait peu de choses sur sa cible. Mais il n’avait jamais imaginé l’engrenage dans lequel il allait être pris…

Accueil à Cannes :

"Ce deuxième long est un deuxième choc, fou, invraisemblable, sanguinaire, burlesque, mené sur un rythme claudiquant comme seuls les Coréens semblent savoir les tenir, entre pics d’intensité extrêmes, action, dérision, veine sociale, polar ou même drame amoureux. Ceux qui attendaient une deuxième tournée (d'autant que le titre international essaie clairement d'inscrire ce film dans le sillage du premier) seront peut-être désarçonnés. Tant mieux." AG pour Allociné

"The Murderer est à nouveau un polar ultra stylisé [...] Plus qu’un film noir, c’est une gigantesque tragédie qui se dévoile sous nos yeux, une tragédie qui voit un homme passer de l’être humain à l’animal, du moins que rien au prédateur puis à la proie, de l’espoir au chaos mental. [...] The Murderer tient la route sur la longueur avec une facilité déconcertante, même s’il souffre de son ambition débordante [...] The Chaser était une grosse surprise et une belle promesse, The Murderer est la gigantesque confirmation d'un talent dingue au sein du cinéma coréen. Na Hong-jin retrouve ses acteurs, déploie un récit d'une ambition folle et touche très large. Pur film de genre, thriller d'action au rythme dingue et aux multiples sous-récits, The Murderer est une démonstration de force qui contient quelques unes des plus belles scènes d'action du cinéma contemporain, par leur ampleur et leur puissance. Dommage qu'il soit un brin confus mais c'est du grand cinéma coup de poing, superbement mis en scène." Nicolas Gilli pour Filmosphere

"Rarement, hormis chez les meilleurs cinéastes d’action américains, aura-t-on été témoin d’une telle virtuosité. Na enchaîne poursuites à pied ou en voitures, bastons, ou tueries sanglantes, avec un sens du rythme ou du découpage terriblement affûté. Des moments de bravoure quasi-baroques, jouant avec une exagération permanente ne nuisant pourtant jamais au réalisme du film. Le tout saupoudré d’un humour noir typiquement coréen, qui permet au spectateur de reprendre son souffle, et ainsi parvenir sain et sauf à une séquence finale déchirante et désespérée, qui donne à l’aventure de Gu-nam des airs de tragédie grecque bouleversante." Aurélien Allin pour Cinemateaser

21 Mai :

La source des femmes de Radu Mihaileanu (En compétition)

La source des femmesSynopsis : Cela se passe de nos jours dans un petit village, quelque part entre l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Les femmes vont chercher l'eau à la source, en haut de la montagne, sous un soleil de plomb, et ce depuis la nuit des temps. Leila, jeune mariée, propose aux femmes de faire la grève de l'amour : plus de câlins, plus de sexe tant que les hommes n’apportent pas l’eau au village.

Accueil à Cannes :

"Mais La Source des femmes, à force de caricature, ne connait que le registre de la stigmatisation, et de la même façon que toutes les femmes (sauf une) sont des mères, des saintes et/ou des vierges, tous les hommes sont des fondamentalistes paresseux et laids (sauf un, d'ailleurs il est beau). Ce dernier qui lance un "arrête d'accuser l'état" lorsque son frère se plaint de sa situation d'homme désoeuvré, le genre de réplique qu'on fera glisser sous le tapis pour raccrocher de façon totalement opportuniste le film aux événements récents dans le monde arabe. Pas si grave au fond. C'est surtout cet humanisme totalement artificiel, degré zéro du cinéma qui n'a que ses gentilles intentions entre les mains, qui fait saigner les yeux. On imagine déjà que si l'on n'aime pas ça, on sera forcément un affreux cynique crypto-nazi (demandons son avis à Rose Bosch), mais l'eau de cette Source, loin d'être synonyme de vie, est surtout croupie. Le Palmomètre: Ce serait bien triste que Cannes, surtout lors d'une année si sophistiquée, s'abaisse à récompenser une telle soupe. Mais l'emballage peut être efficace, et valoir, pourquoi pas, un prix bien consensuel à ses actrices." Nicolas Bardot pour Film de culte

"Face à elles, les hommes sont présentés comme des bourreaux avides de sexe. Un choix peu judicieux, quand bien même il sert de point d'appui pour l'alternance humour/tragédie délivrée par La Source des femmes. Malheureusement, cela ne suffira pas à justifier le fond." Maxime Claudel pour Excessif

"Beaucoup de bons sentiments certes dans La Source des femmes servi par la génération montante d’actrices franco-maghrébines (Hafsia Herzi et Leila Bekhti ont obtenu le Cesar du meilleur espoir féminin), mais surtout par les femmes dont le village a servi de décor et qui ont précédé l’équipe du film sur les marches du Palais des festivals ce samedi. Néanmoins, Radu Mihailean, avec une scène culte en prime – Vieux fusil/Biyouna, sur le dos d’un âne récalcitrant à la recherche du réseau pour son mobile -, rappelle le combat permanent des femmes dans le monde arabe et en Afrique pour être tout simplement considérées comme des êtres humains. Aux avant-postes de certaines révolutions actuelles comme en Tunisie, un pays à qui Cannes a rendu hommage, à l’instar de l’Egypte "pays invité", le jury de la 64e édition du Festival de Cannes pourrait être sensible à cela et tenter de leur rendre hommage à travers le casting féminin de La Source des femmes qui n’a apparemment pas conquis les foules à Cannes." Falila Gbadamassi pour Afrik.com

"Et quel culot de la part du réalisateur d'avoir osé traité du sexe dans une société musulmane traditionnelle ! Faisant appel à l'héritage littéraire arabe, les Milles et une nuit, il nous rappelle que la sensualité des femmes arabes, leur science de la séduction légendaire, est toujours vivant. Et ce savoir, utilisé à bon escient, est une arme puissante. Pour porter ce film, où il n'est question que d'amour, de pouvoir, de politique et de religion (un peu), il fallait un groupe d'actrices à la hauteur. Leila Bekhti convainc par sa sensibilité, sa force dans un rôle qui exploite enfin tout son potentiel. La jeune Hafsia Herzi joue de son espièglerie naturelle pour interpréter la plus jeune sœur. Sabrina Ouazani, vive, sensuelle et drôle, est une des révélations du film. Sans oublier les ainées, Hiam Abbas, et surtout Biyouna, qui trouve un rôle à sa démesure. En face de ces femmes, peu d'hommes tirent leur épingle du jeu, on remarquera en particulier Saleh Bakri, en mari de Leila, érudit, courageux et très amoureux.Un beau film universel, sensible et politique, qui trouvera écho, on l'espère au Maghreb, au Moyen Orient, et dans tous les pays où les femmes sont opprimées. " Louisa Amara pour Ecran Large

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Montée des marches de l'équipe de La source des femmes

Il était une fois en Anatolie de Nuri Bilge Ceylan (En compétition)

Il était une fois en AnatolieSynopsis : La vie dans une petite ville s’apparente à un voyage au milieu des steppes : l’impression que quelque chose « de nouveau et de différent » va surgir derrière chaque colline, mais toujours les mêmes routes monotones, effilées, qui disparaissent ou persistent, infailliblement similaires...

Accueil à Cannes :

"Il était une fois en Anatolie ressemble à ces films écrasants qu'on a, comme l'écrivait Pauline Kael, envie de vandaliser en lui dessinant des moustaches. Reconnaissons humblement notre propre échec et passons à la première personne: je n'ai rien, de rien compris au nouveau Nuri Bilge Ceylan, à ses longues veillées de nuit, son rendez-vous des fantômes, ses Moaïs qui apparaissent en un éclair, avant de passer à la case autopsie. Fin du film. On n'est pas sûr que cette critique vaille grand chose, mais l'alibi antonioniste a aussi ses limites. Le Palmomètre: Le film en impose, et s'il n'est pas resté trop hermétique pour le jury, peut prétendre à une belle breloque." Nicolas Bardot pour Film de culte

"En ce sens, l’expérience offerte par Once Upon a Time in Anatolia est éprouvante mais d’une beauté absolue." Maxime Claudel pour Excessif

"Conçu comme un défi hautain à la patience et à la réceptivité, 'Il était une fois en Anatolie' ne mérite pas mieux que le qualificatif vulgaire et expéditif de 'purge'." Bernard Achour - Le Nouvel Observateur

"On s'interroge sur la teneur d'un tel récit. Et puis, on se laisse happer par l'échange qui naît entre ces deux hommes, enfermés dans une société archaïque, qui avance doucement..." Laure Croiset pour Tout le ciné

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L'équipe de Il était une fois en Anatolie
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Les bien-aimés de Christophe Honoré (Hors compétition)

Les bien-aimésSynopsis : Du Paris des sixties au Londres des années 2000, Madeleine, puis sa fille Véra vont et viennent autour des hommes qu’elles aiment. Mais toutes les époques ne permettent pas de vivre l'amour avec légèreté. Comment résister au temps qui passe et qui s'attaque à nos sentiments les plus profonds ?

Accueil à Cannes :

"Reste le souvenir, celui de la première moitié du long métrage, et celui de Deneuve qui, chaussant ses talons d'époque, se replonge, un peu maussade, dans son passé jouisseur et libre." Nicolas Bardot pour Film de culte

"Les Bien-aimés ne raconte pas grand chose. On retiendra une esquisse de réflexion sur le comportement amoureux héréditaire, de séduisants parcours de femmes libres et passionnées et une poignée de séquences magiques, mais sa durée excessive et ses chansons médiocres (à deux exceptions près) auront raison de ce film mineur dans la lignée des Chansons d'amour. On se demande encore ce qu'est venu faire Milos Forman là-dedans." Nicolas Gilli pour Excessif

"Si la gestion du temps, de certains personnages et de l'habillage mélodique avait été mieux négociée, on aurait tenu là une épopée intime d'anthologie." Bernard Achour - Le Nouvel Observateur

"Sans prétendre s’improviser sociologue, le cinéaste survole quarante ans de notre vie, l’action se déroulant entre Paris dans les années 1960, Prague assiégée par les chars russes, Londres durant les années sida, puis Montréal en proie au drame du 11 septembre 2001. Pour autant, ces allées et venues ne sont pas gratuites ni prétexte à des cartes postales, plutôt l’expression des sentiments et de leur caractère universel. Les rôles masculins du film révèlent deux acteurs atypiques : le réalisateur Milos Forman, magnifique en vieil amant tonique, et Michel Delpech confondant de naturel. Pour le clin d’oeil, il est aussi le seul qui ne chante pas le moindre refrain dans ces Bien-Aimés." Carlos Gomez - Le Journal du Dimanche

"le film de Christophe Honoré apparaît sous un triste jour. Plus que daté, il se fige et se révèle pour ce qu'il est, un carnet de voyage aux airs de carte postale jaunie, une oeuvre qui se veut gorgée de vie, mais a tout du certificat de décès." Simon Riaux pour Ecran Large

"La dimension chorale de l'entreprise laisse des histoires et des personnages en rade et brise certains élans dramatiques. Ainsi le personnage de femme-enfant interprété avec intelligence par Catherine Deneuve reste trop à l'état d'idée et le passage de relais dramatique avec sa fille (superbe Chiara Mastroianni) a du mal à s'opérer et se déployer. Il se crée donc d'emblée un déséquilibre que le film va heureusement finir par rétablir sur la durée. Il n'en reste pas moins que ces Bien-aimés demandent une attention particulière et gagneront sans aucun doute à être revus l'esprit reposé." Thomas Baurez pour L'Express

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L'équipe de Les bien-aimés
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PALMARES

Palme d'or

Prix pour les courts-métrages remis par Ludivine Sagnier et Michel Gondry :

Ludivine Sagnier et Michel Gondry

Prix du jury : Maillot de bain 46 de Wannes Destoop et pour lequel Gondry a lui-même fabriqué un maillot d'or

Palme d'or du court-métrage : Cross country de Maryna Vroda

Caméra d'or remis par Marisa Paredes et Bong Joon ho : Las acacias de Pablo Giorgelli

Le Jury de Cannes 2011

Prix du Jury remis par Chiara Mastroianni : Polisse de Maiwenn

Maiwenn reçoit le prix du jury

Prix du scénario remis par Rosario Dawson : Footnote de Joseph Cedar

Prix d'interprétation féminine remis par Edgar Ramirez : Kirsten Dunst pour Melancholia

Kirsten Dunst reçoit le prix d'interprétation féminine

Prix de la mise en scène remis par Nicole Garcia : Drive de Nicolas Winding Refn

Nicolas Winding Refn reçoit le prix de la mise en scène

Prix d'interprétation masculine remis par Catherine Deneuve : Jean Dujardin pour The Artist

Jean Dujardin reçoit le prix d'interprétation masculine

Grand prix remis par Emir Kusturica : Le gamin au vélo des frères Dardenne et Il était une fois en Anatolie Nuri Bilge Ceylan

Les frères Dardenne et Nuri Bilge Ceylan reçoivent le Grand prix

Palme d'Or remise par Jane Fonda : Tree of life de Terrence Malick

Remise de la Palme d'or

Conférence de presse du jury, cliquez ici

Photocall des lauréats, cliquez ici

Cérémonie de clôture, cliquez ici

Un Certain Regard

Prix Un Certain Regard (ex-aequo) : "Arirang" de Kim Ki-Duk, et « Halt Auf Freier Strecke » d'Andreas Dresen
Un Certain Regard - Prix Spécial du Jury :
"Elena" d'Andrey Zvyagintsev
Un Certain Regard - Prix de la Mise en Scène :
"Bé Omid é Didar" de Mohammad Rasoulof

 

La semaine de la critique

Avé de Konstantin Bojanov

Synopsis : Parti de Sofia, Kamen se rend en stop à Ruse. Sur la route, il rencontre Avé, une jeune fugueuse de 17 ans, qui lui impose sa compagnie. A chaque nouvelle rencontre, Avé leur invente des vies imaginaires et y embarque Kamen contre son gré. D’abord excédé par Avé et ses mensonges, Kamen se laisse troubler peu à peu…

Accueil à Cannes :

"Quand le film peine à atteindre ses 80 minutes, on ajoute une scène de sexe scénaristiquement incongrue, mais ce sera toujours 5 minutes de gagnées. Un premier essai pas dénué de qualité, mais encore un peu short." Nicolas Bardot pour Excessif

"La rareté du cinéma bulgare sur la carte géostratégique du cinéma, la forte personnalité du cinéaste, la jeunesse et la séduction du duo d’acteurs principaux (Anjela Nedyalkova et Ovanes Torosyan) n’empêchent pas de ressentir un gros sentiment de déjà-vu" Didier Péron pour Libération

17 Filles de Delphine et Muriel Colin

Synopsis : Dans une petite ville au bord de l’océan, 17 adolescentes d’un même lycée prennent une décision inattendue et incompréhensible aux yeux des garçons et des adultes : tomber enceintes en même temps.

Accueil à Cannes :

"Certes, 17 Filles est un peu timide, formellement - n'est pas Gus Van Sant ou Sophie Letourneur qui veut. Certes, la direction d'actrices n'est pas toujours d'une grande précision. Mais les soeurs Coulin tiennent leur sujet avec ce chick-movie ado, en faisant du fait divers un passionnant portrait de groupe au centre duquel se joue un questionnement dérangeant, iconoclaste" Eric Vernay pour Fluctuat.net

"A bonne distance, les réalisatrices composent avec la singularité d’un fait divers, abordant le désir de grossesse comme unique voie d’émancipation, sans jamais le juger ni lui ôter son mystère. [...] Une première oeuvre forte et sensible tel un Virgin suicides inversé, auquel on assiste fasciné." Allociné

"Les réalisatrices filment au plus près les battements de cœur comme le grain de la peau de ces adolescentes, incarnées par une bande d'actrices formidables, Louise Grinberg, Roxane Duran, Esther Garrel et les autres." Emmanuèle Frois pour Le Figaro

"Entre comédie et drame, "17 filles" - étude d’une fusion hors-norme (l’un des personnages triche et s’affuble d’un faux ventre pour appartenir au groupe) - célèbre la puissance du rêve." Lucie Calet pour Le Nouvel Observateur

"17 filles , 17 corps évoluant pour donner la vie. Un acte de rébellion contre les lois de l'adolescence. Un beau projet sur le papier qui méritait un traitement plus approfondi. [...] L' effet de bande est à son paroxysme, ce qui empêche de faire connaissance avec chacune d'entre elles. Seuls les moments d'ennui dans leurs chambres respectives donnent à entrevoir, l'espace de quelques secondes, leurs propres univers." Clémence Besset pour Clapmag.com

Las Acacias de Pablo Giorgelli

Synopsis : Ruben est un routier solitaire qui transporte du bois depuis des années d'Asuncion à Buenos Aires. Mais un matin, sur une aire d'autoroute, il rencontre Jacinta qui fait du stop. Acceptant de la prendre dans son camion, il découvre en route qu'elle a avec elle un bébé, Anahi. Une relation va naitre entre ses deux personnes sur la route de Buenos Aires.

Accueil à Cannes :

"Drôle de film, assez étrange, qui a cueilli, hier matin au saut du lit, les spectateurs de la Semaine de critique. [...] La bonne idée du film, c’est que ces plans de route sont toujours pris depuis derrière la vitre, histoire de ne pas tricher avec l’espace, histoire, pour nous, de ne jamais quitter, autrement que du regard, ce siège que le film nous a assigné. [...] La saveur étrange de ce film, la façon dont il réussit à faire du bien à une salle entière, tient sans aucun doute à cela : il ne s’agit pas tant ici d’un voyage que d’une trajectoire de vie. Sans discours ni intention trop lourde, juste saisie comme il se doit, dans sa naissance et dans son déroulé." Philippe Azoury pour Libération

"Avec "Las Acacias", l’argentin Pablo Giorgelli choisit un exercice de style périlleux: le huis-clos qui privilégie évidemment le champ contrechamp. Ce pourrait être austère, voire ennuyeux mais ce qui se noue progressivement entre le héros et sa passagère émeut par ce qu’il contient de douleur, de pudeur et d’échecs passés." Lucie Calet pour Le Nouvel Observateur

Sauna on Moon de Zou Peng

Synopsis : Canton, vitrine de l’ouverture et des réformes: aux thermes Sauna on Moon, les affaires sont au point mort. Avec ses employées, M. Wu, le gérant, poursuit son rêve de bâtir un « royaume du plaisir » avec philosophie, effort et optimisme. Suite à un très particulier "défilé de mode", M. Wu pleure de joie en voyant enfin le succès récompenser ses efforts. Entretemps, certaines de ses employées démissionneront, d’autres seront arrêtées, d’autres encore resteront à ses côtés pour de meilleurs lendemains…

Accueil à Cannes :

"L’intérêt de "Sauna on moon", au contraire du Bonello, plus mortifère, est qu’il allie le sordide (qu’un client réclame une vierge, il l’obtient) à une certaine vivacité. La ronde ophülsienne des catins, magnifiée par le cadreur de Jia Zhangke, a quelque chose de cruel, de lubrique et, pourtant d’infiniment tendre." Lucie Calet - Le Nouvel Observateur

"Deuxième film du réalisateur Zou Peng, Sauna on the moon vient à priori s’inscrire dans la grande tradition du cinéma social chinois.[...]Mais les pièces du puzzle s’assemblent au fur et à mesure, et la patience est récompensée par une excellente deuxième partie où s’enchainent de manière très surprenante des scènes de sexe plus ou moins explicites et étranges (telle une valse dans un sex-shop, des leçons de bondage…). De manière plus anecdotique, c’est aussi cela qui achève de distinguer Sauna on the moon du tout-venant, et qui en fait au final un film exigeant et intriguant. Un réalisateur à suivre." Gregory Coutaut pour Film de culte

The Slut (Hanotenet) de Hagar Ben Asher

Synopsis : Tamar, belle jeune femme de 35 ans, vit seule avec ses deux fillettes. Toutefois, elle ne peut refréner son appétit sexuel et se donne à plusieurs hommes du village.
Shai, un jeune vétérinaire, revient s’installer dans la région et tombe rapidement sous le charme de Tamar. Une relation amoureuse naît rapidement entre eux. Mais Tamar pourra-t-elle se contenter d’un seul partenaire ?

Accueil à Cannes :

"En fait, le réalisateur préfère mener à plein son exercice de style, où les plans fixes, larges et contemplatifs (et contemplateurs) sont parsemés de mouvements de caméras aussi lents que baladeurs." Maxime Claudel pour Excessif

"Le scénario, qui privilégie l’économie des mots, est prévisible et vain. Pire, l’ensemble manque sérieusement de sensualité " S.B - Le Journal du Dimanche

"Le film assume l'audace de son propos et affiche par sa mise en scène une sérénité presque provocante. [...] La cinéaste israélienne s'interroge sur la légitimité des codes sociaux en matière de relations sexuelles consenties entre adultes, sur la légitimité du refoulement du désir, et sur l'opposition entre fidélité et tolérance dans la cellule conjugale." Jean-Luc Douin pour Le Monde

Les crimes de Snowtown de Justin Kerzel

Synopsis : Jamie, âgé de 16 ans, vit avec sa mère Elizabeth et ses deux jeunes frères, Alex et Nicholas, dans un logement de la banlieue nord d'Adelaide. Leur maison ressemble à un vrai taudis. Les lieux sont une véritable zone de non-droit. Du fait de la violence et du désespoir causé par sa situation, Jamie voit une forme de salut en John, un individu charismatique, qui vient lui prêter secours. John dépense de plus en plus de temps avec la famille de Jamie et ramène de la sérénité et un surcroît de stabilité dans ce foyer défavorisé. John devient un protecteur et un mentor pour Jamie. C'est alors qu'il commence à l'endoctriner. Sans même s'en rendre compte, Jamie devient peu à peu à l'image de John, qui s'avère être un tueur en série....

Accueil à Cannes :

"L’australien Justin Kurzel appuie son premier long métrage sur un fait-divers qui a secoué le pays et livre la brutale et mélancolique chronique d’un monde en totale déliquescence.Son esthétique trash (les scènes de tortures commises par Bunting ne sont pas toutes exemptes de complaisance) se voit contrecarrée par l’implacable force de sa mise en scène." Lucie Calet pour Le Nouvel Observateur

"Justin Kurzel tend à répéter le même schéma sans vraiment monter en puissance ni faire évoluer les personnages de façon tangible, et son film accuse vite quelques longueurs. On a alors du mal à voir le "grand cinéaste" dont le film est censé marquer la naissance, comme l'a annoncé le délégué général de la Semaine de la Critique en préambule, mais Les Crimes de Snowtown est quand même porteur de promesses, à commencer par ses deux acteurs principaux : Daniel Henshall et Lucas Pittaway" Max pour Allociné

"L'ensemble finit dès lors par s'en trouver fragilisé et un poil longuet (2h). Un peu plus court et moins répétitif aurait sans doute permis de conserver l'oppression intacte jusqu'à la fin et de déboucher ainsi sur un excellent film de serial killer." Stéphane Argentin pour Ecran Large

"La très grande habilité du scénario est en effet de permettre de voir le film soit comme un policier (relativement) classique, soit comme un film sur l’homophobie, ou de passer aisément de l’un à l’autre. Cet équilibre dramatique que parvient à maintenir Kurzel, sans jamais tomber dans le didactisme ou la revanche manichéenne est rare est impressionnant, et lui permet de traiter de situations familiales particulièrement lourdes (ne comptez pas sur nous pour spoiler), sans jamais tomber dans le glauque, et surtout sans jamais les placer plus haut que les éléments « policiers » du récit. [...]Le film est d’ailleurs en compétition pour la Queer Palm, prix non-officiel venant récompenser le meilleur film à thématiques gay ou lesbiennes. Une telle récompense serait tout à fait méritée mais constituerait un bénéfice à double tranchant car une telle publicité donnerait peut-être paradoxalement une image du film moins riche qu’il ne l’est en réalité. En tout cas, on lui souhaite au moins la Caméra d’or." Gregory Coutaut pour Film de culte

Take Shelter de Jeff Nichols

Synopsis : Curtis LaForche mène une vie paisible avec sa femme et sa fille quand il devient sujet à de violents cauchemars. La menace d'une tornade l'obsède. Des visions apocalyptiques envahissent peu à peu son esprit. Son comportement inexplicable fragilise son couple et provoque l'incompréhension de ses proches. Rien ne peut en effet vaincre la terreur qui l'habite...

Accueil à Cannes :

"Sans hystérie ni cabotinage, Michael Shannon traduit ces angoisses avec une sobriété prodigieuse [...] A chaque scène, Nichols pose des questions de cinéma et organise des images qui font croire en l'incroyable. C'est pourquoi ce second film magistral confirme tous les espoirs placés en lui." Romain Le Vern pour Excessif

"Attentif aux moindres humeurs de la nature, Nichols imprime un rythme lent et une atmosphère tendue à son film [...] Ce clair-obscur mental s'exprime parfaitement au travers de son casting : le visage sombre et fermé du génial Michael Shannon, véritable générateur d'électricité statique, s'inscrit en faux face à la lumineuse douceur de Jessica Chastain, qui offre une salutaire éclaircie en contrepoint. Sûr de son geste, le déjà grand Jeff Nichols livre un impressionnant western psychologique sur les peurs contemporaines, de la crise économique à la révolte des éléments - peurs auxquelles seule la cellule familiale semble encore pouvoir se confronter. " Eric Vernay pour Fluctuat.net

"Voilà un film qui vous plonge dès le premier plan dans son atmosphère, et ne vous laisse plus en réchapper [...] Plastiquement, les plans de nature, très picturaux, majestueux, graphiques, baignés dans des nappes sonores stylisées, font penser au cinéma de M. Night Shyamalan. Plus encore, la manière dont l'étrangeté s'immisce dans le train de vie de l'Américain ordinaire rappelle les romans de Don DeLillo." Isabelle Regnier pour Le Monde

"Ce qu’on admire évidemment chez le cinéaste, c’est sa très grande force esthétique (usage poétique des effets spéciaux), sa science très exacte du suspense (la sortie familiale de l’abri est un modèle d’angoisse adroitement mené), sa vision de l’Amérique, qui –terrorisme, cyclones ou tornades- se sait aujourd’hui faillible, et l’anti-climax final du film (absolument terrifiant dans sa modestie même). Jeff Nichols, confirme donc après "Shotgun Stories" qu’il joue décidément dans la cour des grands." Lucie Calet - Le Nouvel Observateur

"La réalisation de Jeff Nichols, avec des scènes visuellement stupéfiantes, semble prendre ici une nouvelle ampleur, insufflant au film une puissance que peu de cinéastes peuvent se targuer d’atteindre. Un vrai choc. Bref, Jeff, tu es définitivement repéré." AG pour Allociné

"En revanche, le bon coté de Take Shelter c’est évidemment Michael Shannon, qu’on retrouve une fois de plus dans un rôle de fou, tout comme chez Friedkin, Mendes ou Herzog (en joue-t-il légalement un dans Return, son autre film cannois présenté à la Quinzaine ?). Même un peu en sous-régime par rapport à ses impressionnants antécédents, il est ici impeccable. On ne peut pas en dire autant de sa partenaire de jeu, Jessica Chastain, qui enchaîne les clichés de surjeu américain contemporain (ruptures de ton très calculées, omniprésence des mains…). Pas de quoi faire oublier la torpeur du film et le rendre à la hauteur de ses promesses. Quant à une éventuelle interprétation politique de cette histoire de champ de bataille imaginaire mené par un paranoïaque, elle serait tellement tirée par les cheveux qu’il serait difficile d’y voir autre chose qu’une sonnette d’alarme tirée dans la panique pour tenter de projeter de la tension dans un film qui en manque un peu trop." Gregory Coutaut pour Film de culte

La guerre est déclarée de Valérie Donzelli (Film d'ouverture)

Synopsis : Un couple, Roméo et Juliette.
Un enfant, Adam.
Un combat, la maladie.
Et surtout, une grande histoire d'amour, la leur...

Accueil à Cannes :

"elle livre un film d'une sincérité telle qu'elle échappe au carcan classique de ce type de drame mettant généralement en scène les bobos parisiens, figures favorites des auteurs français. Aucun cliché, pas de lourdeur, La Guerre est déclarée est comme une petite merveille toute fragile, l'œuvre d'une cinéaste encore en apprentissage mais qui s'impose un peu plus. [...] Un brin maniéré [...] La Guerre est déclarée nous touche en plein cœur par son émotion vraie et ses acteurs totalement dévoués à un propos qui les as touchés personnellement. " Excessif

"On est dans le tourbillon de la vie, dans la justesse des sentiments, des émotions, des situations. Il y a le désarroi du couple et celui de leurs familles respectives, les angoisses, les interrogations, les épreuves à surmonter… Valérie Donzelli nous fait rire et pleurer. Une œuvre formidablement humaine qui donne envie de vivre, encore plus." Emmanuèle Frois pour Le Figaro

"Film fondamentalement sensitif et cognitif, il renvoie le critique, le père et la mère de famille et finalement n'importe qui face à ses peurs les plus sourdes et les moins avouables, de celles qui peuvent marquer indélébilement une vie." Sandy Gillet pour Ecran Large

"Le spectateur navigue effectivement entre rires et larmes, tout au long d'1h40 d'un film qui se veut surtout une célébration de la vie et de l'amour." Martin Bureau pour Le Parisien

Walk away Renée de Jonathan Caouette (séance spéciale)

Synopsis : En compagnie de sa mère, Renée, qui souffre d'importants troubles mentaux, le réalisateur Jonathan Caouette entreprend un voyage à travers les Etats-Unis, pour la déménager de Houston à New York. Les obstacles qu'ils rencontrent sur leur route sont entrecoupés de retours dans le temps qui donnent un aperçu de cette relation mère-fils hors du commun. A travers un montage musical et parfois psychédélique, alternant réalité et imaginaire, Walk Away Renée traite de l'amour, du sacrifice et de la perception de la réalité qui nous entoure.

Accueil à Cannes :

"Caouette secoue cette nouvelle déclinaison de son journal intime par la tentation de la science-fiction (univers parallèles, paysages oniriques) et l’emploi de visions psychédéliques.De ce film qui ne ressemble à aucun autre, le réalisateur dit : "Je le vois comme une version d’ "Une femme sous influence" (John Cassavetes) post-moderne et sous acide." Une définition qui, ma foi, se tient." Lucie Calet - Le Nouvel Observateur

"Ce que l'on peut dire pour défendre la création de Caouette, c'est qu'il s'agit, encore une fois, d'un exceptionnel travail de l'image. [...] Walk away Renée pourrait bien vous fasciner autant que vous repousser. Dans les deux cas, on ne pourra que donner raison au film, en cela qu'il s'impose comme une véritable oeuvre expérimentale." Simon Riaux pour Ecran Large

"Ce voyage spatio-temporel dans la tête de Renee prend rapidement des airs de 4e dimension. La force du film réside dans la capacité du réalisateur à transformer ses images lo-fi en trip hallucinatoire, cosmique, frayant dans ses meilleurs moments avec la Science-Fiction. Sans peur du kitsch, Caouette brasse les textures pop et les régimes d'image "impures" avec une science du collage parfois sidérante. Par là, il parvient, en partie seulement, à revitaliser son terrain de "Je". " Eric Vernay pour Fluctuat.net

My Little Princess d'Eva Ionesco (séance spéciale 50e anniversaire)

Synopsis : Hannah et Violetta forment un couple hors du commun : Mère insaisissable et fillette en quête d'amour maternel, artiste fantasque et modèle malgré elle. Lorsqu’Hannah demande à sa fille si elle veut être son modèle, tout bascule dans la vie de Violetta qui vivait jusque là avec sa tendre grand mère. D’une enfance banale elle devient égérie du milieu branché parisien ...

Accueil à Cannes :

"Mais l'absence d'objectivité a tendance à prendre le pas sur les autres éléments (la narration de conte, la reconstitution des années 70) pour laver le linge familial en public. [...] On ne peut pas lui en vouloir parce que ce cri vient du cœur et témoigne d'une souffrance abyssale" Romain Le Vern pour Excessif

"Il faut donc rendre grâce à Eva Ionesco, à son talent et à son courage, d'avoir signé ce film si personnel dans un esprit de drôlerie. [...] Funambulique, le film tient sur cette insidieuse relation mère-fille (interprétée de part et d'autre de manière magistrale), et surtout sur la manière dont la perversion maternelle est représentée. Car il s'agit moins, ici, de stigmatiser le personnage que de suggérer l'abyssale absence de repères qui l'anime et le conduit à projeter sur sa fille la négation de sa propre enfance. Cela est d'autant plus fort et beau que le film déplore ainsi l'enfance volée de la victime et du bourreau." Le Monde

"Conte dérangeant, "My Little princess" pose la juste question de l’art et de ses limites [...] La réalisatrice filme tout cela avec puissance mais aussi avec une extrême pudeur (la petite n’est jamais nue), sans poser de jugement moral sur ses personnages. Si elle ne traite pas à fond le versant psychanalytique de l’histoire (par peur de se faire mal ?), elle signe néanmoins un film inégal mais passionnant." Lucie Calet pour Le Nouvel Observateur

Pourquoi tu pleures ? de Katia Lewkowicz (film de clôture)

PALMARES

Grand Prix de la Semaine de la Critique
Take Shelter, Jeff Nichols

Mention spéciale du Président Lee Chang-Dong
Les Crimes de Snowtown, Justin Kurzel

Prix SACD
Take Shelter, Jeff Nichols

Soutien ACID/CCAS
Las Acacias, Pablo Giorgelli

Prix OFAJ de la (Toute) jeune Critique
Las Acacias, Pablo Giorgelli

Crédits :

  • Tous les synopsis proviennent du site Allociné