Romy Schneider

 

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L'essentiel Biographie Filmographie

Née le 23 septembre 1938 à Vienne, Romy Schneider, de son vrai nom Rosemarie Magdalena Albach, est une actrice franco-allemande. La famille de Romy Schneider s'installa à Schönau am Königsee, près de Berchtesgaden, à 20km du nid d'aigle d'Hitler, en 1938. Sa mère, une actrice célèbre, est une proche de Martin Bormann dont les enfants jouent avec la petite Romy. Cette proximité avec Hitler hantera toute sa vie Romy Schneider qui essaiera de s'en dédouaner en donnant des prénoms hébraïques à ses enfants, David et Sarah. Elle décroche son premier rôle à l'écran à l'âge de 15 ans dans Lilas blancs où elle interprète la fille de sa mère, Magda Schneider. C'est la série des Sissi, de 1955 à 1957, qui lancera sa carrière. En interprétant l'Impératrice Elisabeth d'Autriche, elle devient immédiatement une star. En 1955, le premier Sissi, de Ernst Marischka, déclenchera un immense engouement populaire en Autriche et en Allemagne puis dans toute l'Europe. Le réalisateur n'hésitera pas après ce succès, à réaliser un deuxième volet avec Sissi Impératrice, puis un troisième avec Sissi face à son destin en 1957. Dès 1953, sa mère avait décidé de prendre en charge la carrière de sa fille et est omniprésente. Face à cette étouffement, Romy prend une décision importante en venant en France en 1958. Grande star européenne, Romy Schneider s'est vu proposer le rôle principal dans le film Christine de Pierre Gaspard-Huit, remake de Liebelei de Max Ophuls. A ses côtés, un jeune premier, Alain Delon. Très vite les deux partenaires tombent amoureux et Romy par s'installer avec lui à Paris. L'Allemagne ne lui pardonnera jamais cette infidélité. Alors que la carrière de Romy stagne en France, celle d'Alain Delon explose, l'acteur enchaine les tournages. Il décide de lui faire apprendre l'italien et rencontrer Luchino Visconti. Ils jouèrent pour le réalisateur en 1961 dans Dommage qu'elle soit une putain, le film est un véritable succès. L'année suivante, le réalisateur retrouve l'actrice dans un sketch de Boccace 70. En 1962, elle répond à l'appel d'Hollywood et part aux Etats-Unis. De 1962 à 1965, elle côtoiera les plus grands réalisateurs américains, tournant pour Otto Preminger dans Le Cardinal ou pour Orson Welles dans Le Procès. De retour en France, elle trouve son apparemment vide avec un simple mot d'Alain Delon lui annonçant qu'il la quittait pour Nathalie Barthélémy. Le 1er avril 1965, elle rencontre l'acteur et metteur en scène de théâtre Harry Meyen, d'origine juive. Ils se marièrent le 15 juillet 1966 et donnèrent naissance à leur fils, David. L'actrice se retire de la vie publique pour s'occuper de son fils pendant un an et demi jusqu'au jour où elle reçoit un appel d'Alain Delon lui proposant d'interpréter le rôle de Marianne dans La Piscine de Jacques Deray. Le film rencontrera un véritable succès et relancera la carrière de l'actrice. En 1972, elle se sépare de son époux Harry meyen et se remarie la même année avec son secrétaire Daniel Biasini avec qui elle aura une fille, Sarah. En 1974, elle tourne dans L'Important c'est d'aimer d'Andrzej Zulawski. Le tournage sera éprouvant et Romy tombera dans une grave dépression. En février 1981, elle entame le tournage de La Passante du Sans-Souci qui sera interrompu suite à une fracture du pied gauche. Au mois de mai, elle apprend qu'elle est atteinte d'un cancer et subira l'ablation d'un rein. Le 5 juillet 1981, son fils s'empale sur les pointes de métal du portail de ses grands parents. Il meurt le soir même. Pour couronner le tout, des paparazzi, déguisés en infirmier, pénétrèrent dans le service funéraire pour photographier son fils sur son lit de mort. Romy Schneider est une femme anéantie. Elle achèvera le tournage de La Passante du Sans-Souci, film auquel elle tenait beaucoup, mais ne se remettra jamais de la mort de David. Elle mettra fin à ses jours le 29 mai 1982. Grande actrice française, outre les réalisateurs précédemment cités, elle aura tourné pour les plus grands : Alain Cavalier, Joseph Losey, Bertrand Tavernier, Costa-Gavras, Robert Enrico etc... En 2008, l'Académie des Césars lui décerne un prix du souvenir à l'occasion de son 70ème anniversaire.

Bibliographie :