Toshiro Mifune

 

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L'essentiel Biographie Filmographie

Né le 1er avril 1920 à Tsingtao en Chine, Toshiro Mifune passe sa jeunesse à Dalian avant de retourner au Japon pour y faire son service militaire. Il restera soldat jusqu'en 1945. Un an après il tourne son premier film : Shin Baka Jidai en 1947 et se fait repéré par Akira Kurosawa qui lui offre un rôle dans L'Ange Ivre. Ce film est le premier d'une longue série, seize films, qui s'est soldée par de nombreux chefs-d'œuvre et feront de Toshiro Mifune un acteur majeur du cinéma mondial. Son style très physique, intuitif, ses rires pour montrer sa présence devant la caméra et sa palette de jeu très large sont exploités au maximum par Akira Kurosawa. Il joue souvent le rôle d'un samouraï ou d'un ronin, souvent grossier et bourru, allant à l'encontre de l'image traditionnelle de ces personnages comme dans Rashomon en 1950, Les Sept Samouraïs en 1954, Yojimbo en 1961 ou Sanjuro en 1962. Mais leur collaboration donnera d'autres chefs-d'œuvre avec des adaptations de Shakespeare, des films noirs etc : L'Ange ivre en 1948, Chien enragé en 1949, L'idiot en 1951, Les Bas-fonds en 1957, Le Château de l'araignée en 1957, La forteresse cachée en 1958, Les salauds dorment en paix en 1960, Entre le ciel et l'enfer en 1963 et Barberousse en 1965 etc. Il tournera avec d'autres maîtres du cinéma japonais comme Kenji Mizoguchi dans La vie d'O'Haru femme galante en 1952, Kihachi Okamoto dans Samouraï en 1965 et Le sabre du mal en 1966. Après sa rupture avec Kurosawa, il démarre une carrière internationale à la fin des années 60, denombreux cinéastes feront appel à lui comme John Frankenheimer dans Grand prix en 1966, John Boorman dans Duel dans le pacifique en 1968, Terence Young dans Soeil rouge en 1971, Jack Smight dans La bataille de Midway en 1976 ou Steven Spielberg dans 1941 en 1979. Deux ans après s'être réconcilié avec Kurosawa, il succombe des suites d'un cancer du pancréas le 24 décembre 1997. Il gagnera deux prix dinterprétation à la Mostra de Venise pour ses interprétations dans Yojimbo et Barberousse.

Bibliographie :